Dans le désordre : passéisme nostalgie, derniers jours sur les chapeaux de roue, perspectives de carrière...
Nostalgie ? Parce que depuis quelques jours, je pense régulièrement à lA Sirène. Oh, je lui avais envoyé un mail il y a quelques semaines pour la féliciter d'avoir eu un bébé (et ouais, le temps passe...), et j'avais été surpris d'avoir eu une réponse. Alors, ça n'est probablement pas le point de départ, mais fidèle adepte du "c'était mieux avant", je me rends compte que je n'aurais vraisemblablement plus jamais la patience d'avoir une petite copine. Que je suis même à des années lumières de ce concept.
Been there, done that. Ça en deviendrait pathétique presque d'observer les gens en couple et de se rendre compte de ce que ces mêmes gens peuvent être prévisibles. J'en arriverai presque à me dire qu'il ne s'agit plus de couple, mais d'aliénation. Mais là, c'est mon côté cynique. La vérité c'est que j'adorerais... Heu... En fait, non.
Pour en revenir à la nostalgie, elle était principalement dûe au fait que je me rends compte que le passage de lA Sirène dans ma vie à laissé des traces. Ce qui est somme toute normal. En fait, plus que de traces, il s'agit de "miettes". Drôle de se rendre compte que la marque de clopes que je fume, c'est parce qu'elle fumait ça. Et mon discours snob sur le fait que le paquet de Dunhill International ne déforme pas les poches des vestes n'y fera rien.
Pareil, avec mon snobisme à l'égard du whisky écossais. Pour moi, whiskey (avec un e) rime avec Cork. Enfin, non, ça ne rime pas, j'en conviens, mais j'ai toujours affirmé n'aimer que l'irlandais. Ça, ça vient d'elle aussi. (En même temps, un petit Bushmills ou un petit Paddy, c'est quand même pas mauvais).
Sur ces deux points, j'aime à croire que c'est un choix de ma part d'avoir conservé ces "habitudes". Mais jusqu'à quel point ?
La question se pose surtout lorsque j'évoque mon vin fétiche. Le Patrimonio. Qui me plaît, réellement. Mais jusqu'à quel point est-ce mon vin fétiche ? Est-ce que c'est une question de goût ? Ou bien parce que c'est au détour d'une des bouteilles de ce domaine que j'ai rencontré lA Sirène ?
Alors je me rassure un peu en me disant que ce genre de choses, whiskey, cigarettes, vin, et probablement tout ce qui comporte une connotation de saveur, de parfum, prend une importance particulière justement parce qu'on peut les relier à d'autres sensations, d'autres souvenirs.
Bon, cette "réflexion" arrive à un moment ou à nouveau je suis nerveusement fatigué (les trois dernières semaines ont été... épiques), ceci expliquant cela.
Dans un autre registre, ça se précise... On me dit qu'on pense à moi pour un autre poste (pour la fin de l'été). 3 personnes différentes. Ça ressemble à du tâtage de terrain. Et si on me posait la question clairement, je ne sais pas ce que je répondrais. D'abord parce que je ne m'en sens pas forcément capable. Enfin, plus précisément, parce que je ne serais pas opérationnel avant un, deux ou trois mois. Et ça, ça m'agace. J'adore être bon dans ce que je fais. Et je suis plutôt impatient. Et dans ce cas-là, il me faudrait du temps avant d'être bon. D'où mon drame intérieur. Même si je sais que je suis un bosseur. Mais quelle frustration en perspective...
Ensuite, je quitterais un monde axé plutôt dans le fonctionnel, pour aborder un peu plus l'opérationnel. Et j'adore le fonctionnel. Mais c'est super tentant. D'autant que c'est simplement l'autre versant de ce que je fais actuellement. Donc un peu plus près du vrai "pouvoir" de changement (en même temps, faut pas se leurrer, les vraies décisions sont faites largement au-dessus). ET ça cracherait sur un CV (si vraiment je voulais continuer dans ce domaine s'entend).
Ce qui m'agace le plus ? C'est qu'on va probablement encore me proposer de m'augmenter, si ça se fait. Et bizarrement, ça, ça m'ennuie au plus haut point...
Note passionnante, hein ?