Ah, les stats... Même si ce blog est agonisant, il se trouve qu'il y a toujours une dizaine de visiteurs par jour qui viennent s'y perdre. Mal orientés. Enfin, non, orientés correctement par google, c'est sûr. Mais je ne suis pas sûr qu'ils y trouvent leur bonheur.
Une des recherches google les plus récurrentes est "première expérience homosexuelle". Tapez ça, sur google, tiens... Ayè ? Ben oui. Les deux premiers liens (sur google.fr en tout cas) tombent chez moi. Et c'est peu que de dire qu'il s'agit de publicité mensongère. Aussi, je suis désolé si vous n'avez pas trouvé ce que vous cherchiez ici. Ou pas. C'est selon. Enfin, bref, pardon pour le titre aguicheur, quoi.
Bref. En janvier et en mars (ouais, ça fait pas beaucoup de notes, ça), je disais que blablabla, beaucoup de travail, blablabla. C'est toujours vrai, hein. Enfin, là, non, je suis en RTT (2 semaines, quand même, et encore, j'ai pas déclaré toutes les heures que j'ai fait). C'est tellement vrai que j'ai failli péter une durite. Le 27 mars, très exactement. Où j'en ai eu plus qu'assez de ne pas nécessairement faire ce pourquoi on m'avait fait venir. Et plus qu'assez de voir que, du travail, il y en a jusqu'à plus soif, mais que rien n'avance parce plein de raisons qui font que si je suis les procédures, je dois attendre qu'on me fournisse un certain nombre de solutions clé en mains que je dois valider. Et que, bien entendu, on ne me fourni rien ou pas grand chose. L'impact ? Sans rentrer dans le secret des Dieux, un budget explosé qui menace de se convertir en gouffre de Padirac (Même si notre partie n'a pas vraiment de budget. Nous sommes plutôt un centre de coût, certes. Mais c'est quand même mieux quand c'est un chouilla maîtrisé). 6 personnes qui en pâtissent par une surcharge de travail. Et indirectement (enfin, pas si indirectement que ça) un impact, même très très minime, sur le chiffre d'affaires de la boîte.
Donc, gros coup de blues le 27 mars. Je rédige ma lettre de démission. Et je me présente, lettre en main, au bureau de la directrice de la DSI.
Sauf qu'elle était en vacances.
Et c'est là que je me suis dit que c'était peut-être un signe. Enfin, tout du moins, que ma dém' attendrait encore un peu, et que si je voulais que les choses évoluent, j'avais pas 36 solutions. Ça sentait le baroud d'honneur, quand même.
Moralité : trois dimanches à bosser depuis chez moi. A la warrior. Genre de 6 heures du matin à 22 heures (pas tout à fait d'affilée, hein). Gain de l'opération : une économie sur l'année d'environ 75000 euros (à la louche), 6 personnes qui maintenant s'ennuient au travail (enfin, ça les change d'être revenus à une charge de travail normale) et plein de bons trucs que je n'évoquerai pas ici.
Alors, oui, c'est pas grand chose, dans l'absolu (mais je me dis qu'au moins, mon salaire est amorti, tiens), mais ce seront 75000 euros qui pourront être réaffectés ailleurs. Et je voulais juste montrer par l'exemple que ce que j'attendais d'autres personnes, c'est, aussi, des fois, qu'elles se sortent, passez-moi l'expression (et Google, ramène-moi encore des gens avec ce qui va suivre) "les doigts du cul".
Moralité, bis : j'ai pourtant rien demandé, mais j'ai eu une prime de 1500 euros et une augmentation de 200. Bêtement, sur le coup, ça m'a presque vexé. J'ai eu l'impression que c'était une tentative d'acheter la paix sociale et me faire oublier que je voulais partir. Vraiment bête, je sais. C'était juste une forme de reconnaissance pour le travail accompli, ce qui est important. Et ce qui me prouve ce que je pensais : c'est bien une boîte où l'on valorise le sens du travail et de l'effort (j'ai pas attendu Nicolas S. pour ça, hein. Et je suis de gauche, comme quoi).
L'inconvénient, c'est que je suis physiquement crâmé. Parce que ce ne sont pas "juste" 3 dimanches. C'est en fait, près de deux mois à analyser d'où et pourquoi et comment, à vérifier, scruter, jouer les Big Brother (avec les 6 personnes évoquées). De là à se demander si le jeu en valait la chandelle, il n'y a qu'un pas.
A ceci s'ajoute plusieurs réflexions sur l'avenir : acheter ? Attendre encore ? Acheter, ça veut dire se plonger dans la jungle des crédits, pleurer parce qu'acheter seul, c'est faire un certain choix (surface, budget, etc.), c'est aussi se remettre en question et se demander si la stabilité du travail n'est pas un avantage, même si c'est (était?) moins intéressant que prévu. En un mot, c'est un peu se résigner. Mais garder un niveau de vie correct. Ça veut dire, aussi, que je ne pourrais plus faire mon caca nerveux et brandir ma démission comme ça pour le fun, parce que j'aurais un crédit sur le dos pour 20, 25 ou 30 ans.
Attendre, ça veut dire jeter un peu d'argent par les fenêtres (bon, OK, j'ai un loyer ridicule pour Paris, mais quand même). Mais ça veut aussi dire pouvoir, paradoxalement, économiser facilement. Et ça vaut peut-être la peine d'envisager un achat non pas dans l'année, mais dans 4 ou 5 ans, avec un plus gros apport. Et peut-être même que dans 4 ou 5 ans je serai encore plus pété de thunes et que j'aurais une copine pétée de thunes aussi et qu'on pourra acheter à deux. Ou pas.
En plus de ça, acheter où ? Paris est hors de prix. La proche banlieue, ben, ça dépend. Parce que si je m'oriente vers la zone de mon bureau, c'est pas nécessairement ce qu'il y de moins cher. Et si ma boîte déménage, où bien si je pars ? Alors pourquoi pas investir moins, mais plus loin. Genre, une longère au fin fond du Cher ? Parce que je n'irai pas tous les 4 matins là-bas, tiens. Mais pour la retraite ? Aaaaargh. Bref, je deviens fou juste à cause de cette simple question sur acheter ou pas.
Bon, dans toute cette histoire, y'a quand même un bonne nouvelle, pour moi : lorsque je relis la description de poste qui m'avait été faite en juillet dernier, lorsque j'avais accepté de venir travailler ici, je me rends compte que, certes, pendant 6 mois, mes tâches étaient loin de ce qui m'avait été promis. Mais que sur ces deux derniers mois, en court-circuitant largement le système, certes, j'ai non seulement collé à cette fameuse description de poste, mais en plus, j'ai eu des résultats tangibles rapidement. Bref. Croisons les doigts pour que ça dure... D'autant que j'ai encore deux gros projets qui me tiennent à coeur (et qui potentiellement feraient passer mon "baroud d'honneur" pour de la gnognotte). Il faudra en revanche, plus que deux mois, pour tout ça...
Promis, j'arrête là les notes chiantes comme la mort. La prochaine note, on va parler de filles. Enfin, de femmes. Enfin, de jeunes femmes. Zut, d'UNE jeune femme en particulier. Et non, ça ne sera pas lA Sirène (j'ai dit "jeune", la femme, hein ?). Promis, donc, avant la fin de la semaine, une note "comme avant", tiens.
Gros becs,
Francis cabrel et Mercedes Sosa - Yo Vengo A Ofrecer Mi Corazon (album "Algo Mas De Amor" - 1998)