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Bourré de défauts, je vous disais bien...




Bon, aujourd'hui c'est relache. J'ai la chance (voire le luxe) de ne travailler que 4 jours dans la semaine. Bon, ma semaine c'est du lundi au samedi, mais ça laisse un, voire deux jours en pleine semaine pour bibi (et même des fois des week-ends de 5 jours). Et aujourd'hui, bibi il fait le ménage.

C'est pas une image, c'est à peu près la seule activité sportive de cette semaine (voire des autres), laver par terre, faire les vitres, passer l'aspirateur, nettoyer la salle de bain, la poussière, puis faire les courses parce que le frigo il refroidit pas grand chose :) Faut bien qu'il ait une raison d'exister le petit père.

Bref.

Et pendant que bobonne il fait tout ça, il écoute de la musique. C'est bien là le drame. J'ai un autre défaut, que j'ose à peine avouer. Je suis fan. De *cough* *cough*. Comment ? Vous n'avez pas bien compris ? J'ai pourtant bien articulé : *cough* *cough*.
Ok, ok, j'avoue, j'assume difficilement... Allez, soyons fou : Bon Jovi (là j'ai perdu 90% de mes lecteurs réguliers, je le sens). Alors, ça fait rire Benjamin. Et vous aussi j'imagine. Je me dois donc d'apporter une légère rectification. C'est pas du groupe que je suis fan (grr, la voix du chanteur m'agace, et ses sourires Colgate aussi), mais du guitariste. Richie Sambora. Pour mes lectrices les plus pipole, il est marié à Heather Locklear. Pour les autres, c'est lui qui m'a donné envie d'apprendre la guitare. C'est un peu le guitar hero humain, 10 doigts, contrairement à Ingwie Malmsteem, et en plus, ça lui arrive de faire de vrais patés à la guitare. Mais il a une âme. Et deux disques solo (ça c'est clair que ces deux disques-là passent régulièrement chez moi). Pour les hermétiques à Bon Jovi (ce que je peux comprendre), Sambo', c'est du blues, du rock, de la guitare et des cordes vocales. Sincèrement, essayez, vous ne regretterez pas, les deux albums sont, comme on dit chez moi, "pura canela" : "Stranger In This Town" (avec Mr Clapton dedans qui vient faire un boeuf) et "Undiscovered Soul".

Tout ça pour dire que là j'écoute "Have a Nice Day". Mouais. Bof. Du Bon Jovi loin, bien loin de "Keep the Faith" (une révélation pour moi) et "These Days" (le plus "noir", en ce qui me concerne). C'est du remâché depuis 3 albums (à part le particulier "This Left Feels Right" qui vaut quand même un petit détour, surtout pour tous ceux qui n'aiment pas Bon Jovi). Bon, y'a quand même 3 ou 4 morceaux intéressants. Et il n'y a qu'un seul slow, c'est largement suffisant. Je garderai Unbreakable, Dirty Little Secret, I Am et These Open Arms. Bon 4 sur 15, ça reste correct :)

Qu'est-ce que vous faites encore là ? Vous m'avez pas entendu ? SAM-BO-RA ! Allez, allez, courez l'acheter, ouste, du balai ! Tiens, on y revient... :)

Poil dans la main

Dans la liste de mes travers avouables, je mets en première position une certaine tendance à la paresse. Ou plutôt, une certaine inertie. C'est à peu près vrai (j'essaye quand même de lutter, un peu), sauf au travail, où j'ai même facilement tendance à faire plus que ce que l'on demande (en même temps, je ne conçois pas un travail autrement). Et rien ne me gonfle plus que de voir autour de moi des gens qui n'ont pas la même conception du travail ou de l'effort. En gros, je me considère super paresseux, mais voir quelqu'un de plus paresseux que moi m'énerve. En somme : il est impossible d'avoir un poil dans la main plus gros que le mien. En théorie. Dans le joli monde du travail, bien entendu, il en va tout autrement.

Dans la liste, en vrac : je ne comprends pas comment on peut passer sa journée sur le net, à chater ou autres (et incidement, utiliser le postes des autres, et en profiter pour installer plein spywares parce que forcément, on a le temps de jouer avec des émulateurs de game boy), alors que moi (et quelques autres), il m'arrive de ne pas pouvoir ouvrir ma BAL perso avant 16h00 ? Je ne comprends pas que la plupart des gens attendent qu'on leur DEMANDE de faire des choses alors que le travail s'amoncèle (en gros, à la maxime "ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant", il faudrait ajouter "plusieurs fois"). Je ne comprends pas comment on peut être chroniquement en retard au bureau. Je ne comprends pas que l'on ne comprenne pas que dans travail d'équipe, il y à deux mots pas si anodins que ça. Et Dieu sait si je me considère être loin d'être un exemple.

Enfin si, je peux comprendre, si on n'aime pas ce que l'on fait, si on a des problèmes perso, si ceci, si cela. Et un travail, il n'y a pas que ça dans la vie.
Mais on est très correctement payés (c'est jamais assez, certes) et malgré tout, le travail peut se réveler varié et intéressant. Donc, pour moi, dans ces circonstances, j'estime que faire au moins ce pour quoi on est payé, c'est déjà un bon point...

Bref. Ça donne des gens extraordinaires, que j'apprécie, c'est sûr, mais avec qui j'ai beaucoup de mal à travailler. Donc je lance des petits pics. On parlait salaires, hier (la paye venait de tomber, aïe!), et S., paresseux impénitent, dit "je suis payé au SMIC suisse". Pas pu m'en empécher : "Ah ! C'est pour ça que tu fournis un travail de Corse ?" (note à nos amis corses, c'est de l'humour, si ça avait été en español, j'aurais utilisé "andalou", et je suis andalou, bref...).

Le pire c'est que je l'aime bien, S. Promis juré craché. Mais je comprends pas. Il est en inter-contrat, on nous la mis entre les pattes pour nous dépanner. Mais faut constament l'occuper. Ça, il dit pas "non" (manquerait plus que ça), mais le terme "proactif" ne doit pas figurer dans son dico... Et ça m'embète pour plusieurs raisons.

D'abord, ça a un impact sur le travail de l'équipe (y'a des jours où il ne vient pas, il prévient la veille, cool pour des plannings préparés 3 à 4 semaines à l'avance. Ou alors il arrive régulièrement en retard -j'ai beaucoup aimé le 'je me suis perdu dans le métro', ou le 'désolé pour mes deux heures de retard, je suis vanné, j'ai fais la fête hier soir')...

Ensuite, en inter-contrat, tu ne sais pas de quoi demain sera fait, petit chat, et à priori, tu as tout intérêt à te montrer sous ton meilleur jour (ou, pour les gens normaux, à essayer de bosser correctement).

L'autre raison pour laquelle ça m'énerve, c'est que, ok, il a des soucis, je conçois. J'imagine qu'arrive un moment donné où l'on a du mal à laisser nos problèmes perso chez nous. Mais il sait ce qu'il veut faire (c'est son bilan de compétence-s?- qui le dit) : manager une équipe. Quand il me parle de ça, j'ai le poil qui s'hérisse... Ou bien, sa façon de travailler avec nous est totalement différente de sa façon de travailler d'habitude (je le lui souhaite), ou bien aux Ressources Humaines ont doit fumer les restes du jambon braisé sauce au sirop d'érable de mardi périmé depuis 2000... D'autant que pour l'avoir vécu, manager c'est pas QUE déléguer pour n'avoir rien à faire (je soupçonne que ce soit là sa seule motivation, en fait). A moins qu'il n'y aie un concours entre managers à celui qui a le plus gros score sur Super Mario...

Plus sérieusement, S., je t'aime bien, vraiment, mais fais gaffe à ne pas te fourvoyer dans tes choix. Tiens, c'est facile à écrire, là, mais c'est un truc que j'arriverai pas à lui dire en face, entre quatre yeux... Pourtant ça lui ferait peut-être du bien ? Ça lui bougerait peut-être son popotin ? Mais c'est dur de dire à quelqu'un ce genre de choses... Et encore une fois, si ça se trouve, il n'est peut-être comme ça qu'avec nous. En fait, non, je dois l'admettre, d'autres membres de son ancienne équipe, également en inter-contrat, nous ont à peu près décrit les mêmes choses...

En fait, je devrais pas me faire de soucis pour lui... Avec la chance que j'ai, c'est lui qui va devenir notre responsable... :) (Là, honnêtement, je me pends, et avec mon propre poil de ma main à moi).

Je sais me débrouiller tout seul (j'en ai juste pas envie)



Je travaille avec des gens formidables. Je le pense. J'ai une chef que j'aime, mes proches collaborateurs sont exceptionnels, et la plupart des autres personnes sont sympathiques également. On s'aime (à peu près) tous bien. C'est cool, c'est Walt Disney un peu. Et c'est avec plaisir que je prends le chemin du bureau.

On s'aime tous tellement bien, qu'on veut que tout le monde soit heureux. Et depuis quelques semaines, F... (un grand gaillard d'1m90, avec une carrure de body-builder, à tel point que lorsqu'il ouvre la porte et qu'il porte une veste en cuir je ne peux m'empêcher de dire de ma voix la plus grave : "Sarah Connor ?") a décidé que je devais faire quelque chose pour ne plus rester seul. D'excellents conseils (et très sincèrement, je sais qu'il fait ça parce qu'il m'aime bien). ET c'est un type vraiment gentil, sérieusement.

"Tu es resté trop longtemps tout seul. Mais tu es un mec bien, on comprends pas, t'es mignon, sympa, toussa toussa". Bref, mon célibat leur pèse au moins autant qu'à moi.

Mais juste un truc : pourquoi ils peuvent pas comprendre que je me sente encore en période de deuil sentimental ??? Je sais qu'ils seraient ravis de me savoir parfaitement heureux. Et moi donc ! :) J'ai juste pas envie, là, tout de suite. C'est grave docteur ?

Je ne sais plus à quoi ressemble une fille ?

Faut croire que j'ai oublié... tout d'abord, au bureau aujourd'hui (en plein voyage dans le temps, cf. note précédente). Juste après une formation. Formation qualité. C'est dingue, ça aussi. On est ISO9001 v2000, on en est fiers, et pas qu'un peu. Et on se fait auditer dans 2 semaines. Du coup, c'est le branle-bas de combat sur les process, sur faire entrer dans le crâne de tout le monde qu'il faut les suivre, qu'il faut qu'on s'améliore tout le temps, etc... Parce qu'au final, c'est gagnant, gagnant, c'est plus d'argent pour nous, et plus pour le client. J'ai failli dire qu'en effet, notre faramineuse augmentation de 0,80% nous faisait forcément abonder en ce sens, mais je me serai encore fait passer pour le chieur de service :)

Bref, après cette formation passionante, et la pause déjeuner qui s'en suit ("tiens, ce jambon braisé sauce au sirop d'érable, il est ISO9001 V2000 ?" "Heu.. Non, 2000 ça doit être l'année de péremption, je crois"), forcément, on remonte au bureau et y'a plein de boulot. Donc on percute pas forcément quand on entend quelqu'un entrer alors qu'on est en pleine conversation en allemand "pidjin", l'oeil torve fixé sur l'écran du PC, parce qu'on tourne un peu le dos à la porte.

5 minutes plus tard, retour dans un monde francophone (encore que des fois on se pose des questions) et à la réalité. Je me retourne pour dire bonjour au visiteur.

Visiteuse, en fait. Diablement sexy. Ça n'a duré que 2 secondes, mais ça m'a paru une éternité : bloqué à la regarder, incapable de dire bonjour... Puis j'ai réussi à dire "Melle X... ?" (son nom, quoi), puis on s'est serré la main, bref. Heureusement, mon "hésitation" est à priori bien passée, genre je cherche rapidement le nom. Bref. Et c'est vrai que je ne m'attendais pas à ce que cette demoiselle soit aussi charmante. Pa-thé-tique : j'ai eu l'impression d'avoir un filet de bave couler du coin de ma bouche, comme si je n'avais jamais vu une fille avant.

Deuxième expérience, à l'instant, sur l'excellentissime blog de oumpf, au sujet de la poitrine d'Ingrid Chauvin. Ben oui, moi je la trouve jolie, normale. Loupé, un consensus semble se développer : gant de toilette... Je campe sur mes positions, cela dit :)... Mais c'est vraiment à se demander si je sais encore à quoi ressemble une (jolie) fille...

En avance sur mon temps

Si, si. Même que j'ai cru toute la journée qu'on était mercredi...

Campeón

Bon, d'abord, mon sang d'espagnol (La Sirène dirait "donc froid") n'a fait qu'un tour; au moins un truc de réglé, Alonso, Champion du Monde de F1. Oui, bon, je l'admets, je suis fan de F1. C'est mon seul vice dans la catégorie "sport à la télé" (dans la catégorie "non-sport", j'avoue, c'était Friends). Ni foot, ni basket. Sauf la finale de la Coupe du Monde en 98... Sinon, je survis assez bien à l'inter-saison du foot. Mais jene vous bassinerai pas avec, promis.

Le deuxième champion, c'est bibi :) Après quelques tentatives par messagerie interposée (ben oui, j'allais quand même pas répondre pendant le Grand-Prix, non plus), je suis resté 40 minutes au téléphone avec C... Elle m'a même glissé un truc du genre "faut que je te présente une copine célibataire". Bon, d'après la description, quelques erreurs stratégiques : blonde (désolé, je n'arrive absolument pas à flasher sur une blonde, aussi belle soit-elle...), 28 ans (mmm... C'est pas un peu jeune ?) et qui habite dans le 93 (quoi ? Même pas parisienne ??? Où va le monde, ma brave dame). Alors évidemment, c'est pas une brune espagnole d'une trentaine d'années, mais on fera (pas) avec :) (Comment ça j'y mets de la mauvaise volonté ??? Ça se saurait, non ?)

Donc j'étais finalement satisfait de voir que C... avait compris qu'elle ne m'intéressait pas. Mais la conversation fut plaisante. Maintenant, ma paranoïa aigüe me dit "et si c'était un stratagème ???". Non, je ne crois pas. Finalement, en fait, ça soulage :) (Flo, ayé, je suis moins cruel que toi ;))

Le nouveau moi qui assume

C'est le nouveau moi qui assume. Je dois l'admettre : à moitié seulement (à l'heure où j'écris). J'ai été fort, j'ai pas cherché d'excuses et j'ai appelé C.... Bon, manque de bol : répondeur, mais je retenterai plus tard. Pour preuve, j'ai même laissé un message que j'ai (malencontreusement) terminé par un "bisou, ciao"... Mais qu'est-ce qui me prends ? Bisou ? Pfff... Ça me rappelle la première fois que j'ai dit "je t'aime", tiens... Par téléphone, en plus... Enfin, concrètement, c'était un "te quiero", d'ailleurs. J'avais été le premier surpris, cétait sorti tout seul, un réflexe... Je voulais juste dire "au revoir", et paf ! Suivi d'un grand silence de part et d'autre :) Grand moment de solitude :) Mais bon, j'étais jeune et spontané. Je le suis toujours un peu, faut croire (spontané, hein, parce que pour ce qui est de jeune, je frôle dangeureusement les 32 ans).

Une excellente chose avec l'âge, c'est qu'on a tendance à aprendre de ses erreurs (attention, je n'ai pas dit qu'en plus, on agissait en fonction de cette connaissance, non plus, hein). Hier soir, P... m'a appelé. Ça faisait des semaines que je filtrais largement ses appels (je l'admets, pas que les siens, mais j'ai d'excellentes excuses à ce sujet, ça mérite un autre post à part). Là j'ai décroché.

P... et moi nous sommes connus en 5ème... Ça date quand même... Maintenant il est marié à E..., la cousine de ma meilleure amie. D'ailleurs tout ça mériterait un autre post aussi, rien que pour préciser que j'ai été fou amoureux d'E... pendant près de 4 ans... Bref.

P... appelle, donc. Après les courtoisies d'usage, prises de nouvelles de sa femme, la petite famille, le chat, mes dernières aventures avec La Sirène (qu'il a trouvé touchantes), tout ça, je lui demande donc "et à part ça" ? Il était dans sa voiture, en bas de chez lui. Garée, la voiture, hein. Il était parti de chez lui, ça se passait mal avec E... Il voulait savoir s'il pouvait éventuellement dormir à la maison. Il va sans dire que les portes son grandes ouvertes, je l'ai rassuré. Mais je lui ai demandé s'il s'étaient engueulés ? En fait non... Ils ne s'étaient quasiment pas adressé la parole... Venant de lui, ça ne m'étonne pas trop. Il est extrèmement réservé et tend à ne pas partager ses sentiments, à minimiser ce qui le blesse. C'est clair que communiquer avec, déjà, c'est dur (ça n'enlève rien à l'affection que j'ai à son égard), mais que en couple, ça doit être encore plus ardu.

Je lui ai quand même demandé si c'est parce qu'il y avait quelqu'un d'autre (c'est pas une question "out of the blue", il s'était passé quelque chose l'hiver dernier où on avait ma meilleure amie et moi ramassé E... à la petite cuillère, mais finalement ils s'étaient rabibochés, bref). Il m'a rassuré, m'a dit que c'était bien fini, même si "l'autre" le relançait. Et il me dit "sinon, je vais dormir chez "l'autre". C'est là que ça a fait tilt. J'ai forcément fait le rapprochement avec les griefs que La Sirène m'a fait ou aurait pu me faire...

"Stop, P... ! Si tu fais ça, même s'il ne se passe rien, tu en entendrais parler pour le restant de tes jours. Si tu veux prendre du recul, je peux comprendre, mais aller chez "l'autre"... C'est comme tromper E..."...

"Tu as raison.." Donc, il va venir chez moi...

Avant de raccrocher, il me dit : "tu peux appeler E...?" "oui, bien sûr, mais tu veux que je lui dise quoi ?" "non, non, ne lui dis pas que je t'ai appelé..." "ouais, bien sûr, tu pars, et comme par miracle je l'appelle quelques minutes après... Genre elle va pas me griller dans la demi seconde qui va suivre..." "non, c'est vrai..." (Ben oui, je sais pas, je dois être "super aware" à force d'avoir raison toutes les trentes secondes avec lui).

Je repense encore à ma propre situation... Autrefois, j'aurais fait comme lui. La fuite, c'est facile. C'est lâche, c'est tout ce qu'on est (comment ça, j'ai pas une haute opinion des hommes ? Bon, ok, c'est vrai, mais à raison : j'en suis un... Et j'ai beau voir ce genre de défauts chez mes congénères bardés de testostérone, je pensais ne pas les avoir... Jusqu'à... Bref...). Je lui pose donc LA question : "tu l'aimes ?" (s'il me demande de l'appeler, c'est pas juste pour savoir si elle veut qu'il rapporte une baguette, j'imagine)... Petit moment de réflexion, suivi d'un "je pense que oui". Là, j'avoue, j'ai été violent, un peu : "et bien tu bouges ton cul, tu remontes chez toi et au lieu de me le dire à moi tu le dis à ta femme, que tu l'aimes, et vous en parlez. Si, après, vous avez besoin de recul, tu peux venir à la maison, tu m'appelles à n'importe qu'elle heure, il n'y à aucun problème. Mais ne fiche pas tout en l'air sur un coup de tête, sans essayer d'en parler avec elle, autrement, ça finira comme La Sirène et moi, à la différence que j'étais pas marié et j'avais pas une petite fille...".

"Oui, tu as raison" (aaaaaargh :) Pourquoi j'ai pas fait ça avant, moi !!!! Peut-être parce que c'est plus facile de voir ça de l'extérieur ?).

J'ai hésité à appeler E.. pour lui dire un truc du genre "P... remonte, écoute au moins ce qu'il a à te dire", mais finalement, je ne l'ai pas fait par peur qu'elle n'imagine que pour une fois qu'il essaye de communiquer, l'idée ne vienne pas de lui...

Bon, c'était samedi soir, 22h00. On est dimanche, près de 16h00, il n'a toujours pas téléphoné. Je ne sais pas comment ça finira, mais, si ça avait été moi, je ne voudrais pas, dans quelques années me dire "Quel con j'ai été... Et si je lui avais dit à quel point je l'aimais... Et si..." Bon, je me le dis, certes, mais je ne veux pas que ça lui arrive...

Faites ce que je dis, pas ce que je fais...




Ok, je l'admets : je suis lâche. Par pur réflexe pavlovien après intoxication sirénienne (?), j'irai jusqu'à dire que "comme tous les hommes". C'est vrai après tout. Un exemple : généralement (et avant que, par vengeance mesdames, vous ne décidiez d'inscrire mon adresse email sur des sites de spam, je l'admets : oui, je sais qu'il y a AUSSI des exceptions), lorsqu'un couple va mal, c'est le plus souvent la fille qui a le courage de partir. Un mec ça a tendance à laisser passer (voire pourrir). Sauf si l'homme a quelqu'un d'autre (ou simplement même, potentiellement quelqu'un d'autre). En résumé, un homme, ça se quitte, une femme, ça part. Je suis sûr que c'est génétique, qu'on est comme ça (et ça m'évitera de me remettre en question avant dimanche).

Un malheur n'arrivant jamais seul, un des (nombreux ?) points qui soulignent bien la supériorité de la femme sur l'homme : le seuil de tolérance à la douleur. Nous, on se plaint pour un tout petit bobo, on fait notre chochotte. Une femme non.

Donc je vais faire ma chochotte : ça fait trois jours que j'ai une grosse migraine (allez-y, plaignez-moi, je viens de l'écrire pour ça, et ça excusera par la même occasion mes deux jours sans messages et les fautes dans celui-ci).

Mais j'ai aussi décidé d'essayer d'être moins lâche : la rouquine m'a appellé ce matin au bureau. Enfin, on m'a donné un post-it avec un prénom et un téléphone, avec "urgent" souligné trois fois en rouge. J'appelle pensant que c'était tout sauf elle, après tout c'est un prénom joli, certes, mais assez répandu. "Bonjour, c'est M. xxx (oui bon, le xxx est de trop si vous regardez l'adresse de mon blog, en même temps, mais soyez sympa, faites semblant de pas regarder ;)), je cherche à joindre C..". Elle me répond "c'est moi". Je continue sur un "C... comment ?" (ben oui, j'étais charette, du bruit autour, et surtout j'étais à mille lieues de penser qu'il pouvait s'agir d'elle. "A ton avis????". Ben j'en sais rien, c'est peut-être un faux numéro, un canular à la radio, je passe à la télé, en même temps si je pose la question, c'est que j'en ai aucune idée, et puis on t'a jamais dit que c'était pas poli de répondre à une question par une autre question ? Tout ça en un dixième de seconde. Le deuxième dixième de seconde, j'ai les divers commentaires laissés sur le blog de Flo (qui m'a quand même bien remis les idées en place à ce sujet :) Merci, Flo !) où je parlais de... C... !!!

Troisième dixième de seconde : et zut, le mois dernier j'avais promis de la rappeller et je ne l'ai toujours pas fait. Ca ne fera jamais que 4 semaines de retard, je suis encore dans les temps, non ??? :) Donc, peur panique, pas d'excuse bidon (ça par contre, c'est pas QUE typiquement masculin, tiens) à laquelle me raccrocher, personne n'est mort dans mon entourage, même mon chat est mort il y a trop longtemps de ça pour que ça puisse passer (puis elle est au courant, la bougresse) ; premier réflexe : raccrocher le téléphone. Je me reprends. Non, ça ne se fait pas. Puis, zut, t'es un mec, agis comme un mec ! Deuxième réflexe : "je passe sous un tunnel". Mauvaise idée, pas beaucoup de tunnels au neuvième étage et elle sais où je travaille... Je prends mon courage à deux mains (et mon oreillette dans l'oreille) et décide d'assumer. Non, non, vous ne rêvez pas. A-SSU-MER. Oui, moi aussi, rien que de l'écrire, ça m'émeut :)

(On est donc quatre dixièmes de secondes plus tard...) Je lui ai tout d'abord présenté mes excuses, car je n'en avais aucune, justement, j'avais simplement un peu trop tardé à rappeler puis, ensuite, j'avais eu un peu honte de ne pas l'avoir appellée plus tôt, aussi je n'osais plus le faire, etc... Ca s'est plutôt bien passé, elle m'a un peu tiré l'oreille, j'étais tout penaud et désolé... Et comme j'étais vraiment dans un rush, je lui ai proposé de la rappeller plus tard...

Promis, je l'appelle avant dimanche...
Tous ensemble : A-SSU-MER, A-SSU-MER, plus fort ! A-SSU-MER...

L'étrange mariage de Mr Victor

(c) Warner Bros 2005



En voyant le clip d'Emilie Simon, Flowers (grâce à Hell, encore merciiiii), je n'ai pu m'empêcher de penser à l'univers de Tim Burton, et son "étrange Noël" (comme 99% d'entre vous, j'imagine)... Et comme je suis toujours aussi déconnecté du monde, j'ai eu une excellentissime surprise aujourdhui en 4ème de couv' de Libé : Tim remet le couvert (ouais, je suis comme ça, je l'appelle Tim, c'est mon cop's)! :) Vous étiez certainement au courant, moi pas, et mes 3 dixièmes de seconde de bonheur valent bien un petit post ;)

Vivement le 19 octobre !

Bilingue

J'ai pas choisi de savoir parler espagnol. Un simple accident géographique, tout au plus. Je ne suis d'ailleurs pas parfaitement bilingue, les galicismes s'amoncèlent et se télescopent réguilièrement (et, ironiquement, un des rares mots que je n'arrive pas à prononcer correctement, c'est "español").

Et une double culture peut se réveler frustrante par moments. Je suis quoi ? Français qui s'assume ? Espagnol contrarié ? C'est frustrant, par moments, lorsqu'entouré de ma famille, ou d'amis espagnols, je sens que je n'ai pas forcément les mêmes références culturelles.

La musique en fait partie. C'est en faisant un tour sur le blog de Hell, où elle parlait d'Emilie Simon, que ça m'a travaillé. Ben oui, je ne connaissais pas Emilie Simon. J'ai été loin de tout poste de radio et de télé pendant longtemps, faut croire. Je dois être un des très rares à ne pas la connaître :) Et c'est une des rares fois où je ressens "en français" ce que j'ai tendance à ressentir "en castellano" : je dois ressembler à un ovni pour un espagnol lorsque je "découvre" (avec les guillemets, parce que je les connais un peu, quand même) Serrat (que j'aime moyen), Sabina (sur qui je compte bien me faire une énorme séance de rattrapage), Fito y Fitipaldis, Rosana, etc. Pour donner une idée, c'est comme si l'un de vos amis disait ne pas connaître Claude François, Johnny Hallyday ou Goldman (c'est pas parce qu'on les connaît qu'on les écoute, non plus, hein)...

Bon, je vais commencer soft, ces jours-ci, avec un passage en boucle de deux ou trois CDs de Revolver ou Bebe... "Como los olivos sudan aceite..."

Madriz, con Z

Pero gueno, un mensaje en castellano ¿aquí? No, ya, también estoy pensando dejar unas cuantas palabricas en inglés, un día de estos. Total. Solamente para subrayar el hecho que un servidor ha actualizado los enlaces a la derecha. El último, Posdata, está divinamente escrito en el idioma de Calderón. La autora, además de ser graciosa, es española (y por extensión lógica, maravillosa)y habla, entre muchisimas cosas, de MadriZ, con Z, capital del mundo mundial. Más en serio : echo muchísimo de menos a esa bonita ciudad (aunque comparto opinión : no a sus incesantes obras), y me he partido de risa al leer este blog. Y, ya lo sé, seguro que este mensaje esta repleto de faltas de ortografía y/o de galicismos como catedrales, etc. ¡Que disfruteís!

Ravalement de façade (pun intended)

Bon, le blog était un tristoune, aussi, dans ma grande bonté ai-je décidé d'égayer un peu votre quotidien : 4 bandeaux en rotation, si vous ne l'aviez pas remarqué (si, si, en haut, là, au-dessus). Benjamin reconnaitra au moins une image, j'en suis sûr ;). C'est du shuffle, donc, vous pouvez essayer de recharger la page pour voir les autres chef-d'oeuvre. Si vous reconnaissez quelque chose, faites-moi signe, il y a une tablette de chocolat à gagner (sauf pour Benjamin pour l'image qu'il ne manquera pas de reconnaître).

En attendant de faire une plus grosse refonte.

Bon, de retour de mon ex auto-école, moment schroufougnouf (petit refresh ici) : drôle de revenir sur ses propres pas 3 ans après, beaucoup d'images qui se bousculent (anciens collègues, ou une période charnière avec La Sirène)...

N'oubliez pas, en attendant, de partir à la découverte d'autres blogs (quelques liens sur votre droite, M'sieurs-dames), les 3 derniers étants des demoiselles que je lis avec délectation, il ne saurait en être autrement pour vous.

J'ai aussi fait un peu le ménage dans mes vieux CDs. J'ai retrouvé des photos (encore un moment schroufougnouf, tiens), et un début de chanson que j'avais fait. Bon, c'est pas de la grande musique, je joue de la guitare avec 2 mains gauches, et c'est enregistré avec un vulgaire micro PC pourri (Misha, maintenant que j'y pense, j'aurais dû passer à la radio et mettre à profit le matos, tiens, ça aurait servi à un truc de qualité, pour une fois ;) Enfin, ça et Horizon Emploi, certes).

Ça s'appelle "Pour Elle", c'est une version "beta" qui ne sera jamais finalisée. Le son, il est , les paroles, ici (faut pas se leurrer, j'articule comme une vache espagnole sous ecsta).

Merci de ne pas se moquer :)

Gros becs

Ginette, la perfection au masculiiiiiin


Enfin une invention qui va changer la face de la Terre... Enfin, du moins, la face de Mamour, Lapinou, ou quelque autre nom que vous donniez à votre cher et tendre. Ou alors ça va changer la "face des jambes" de Pupuce, Choupette, j'en passe et des meilleur(e)s.

Vous en avez rêvé. Ils l'ont fait. Démonstration par .

(oui, je sais, 5 lames = 5 fois plus de sang sur le visage :))

Handicapé social


Je l'avoue, j'en ai honte : j'ai presque 32 ans et je n'ai pas mon permis de conduire. j'en parlais justement avec ma coiffeuse lundi (un jolie jeune femme, bretonne, de 24 ans -ça me change de mon ancien coiffeur qui me faisais peur, tiens- qui a son permis auto ET moto... Ca fout le moral à zéro :) ).

Bon, ce serait un peu trop long d'expliquer le pourquoi du comment. Mais ma coiffeuse m'a ressorti un argument que j'utilisais jusqu'à il y a peu : à Paris, c'est pas vital. Faux lui retorquai-je : une voiture, certes, mais aucune, mais alors absolument aucune excuse en ce qui concerne le permis ; ça peut toujours servir.

Ça a été un des (nombreux) griefs qu'avait La Sirène à mon sujet. Du coup, à l'époque je m'étais senti obligé de m'inscrire à une auto-école à côté de mon travail (à Massy...), en août 2002. En décembre, je mettais pour la dernière fois les pieds là-bas, plus envie avec ma rupture, avec l'annonce de la fermeture de la boîte... Bref... Beaucoup de mauvais pretextes... Toujours est-il que 3 ans après, voilà, je suis re-décidé. Je viens de passer voir une auto-école à côté de chez moi. Charmante demoiselle à l'accueil, qui me fait son speech sur ce que propose son auto-école. Je fais mon Serge deux minutes avec un humour je l'espère pas trop lourd (ben oui, j'avais limite honte d'admettre que je n'avais pas le permis à 32 ans)

Enfin, elle me montre, dans les docs pédagogiques, ce qui semble être la manuel du parfait mécano en me disant : "bon, ça, vous êtes un homme, ça vous sera pas forcément utile, mais c'est très pratique pour nous les femmes"... Heu... D'abord, c'est mysogine. Ensuite, c'est totalement faux : je n'y connais absolument rien en mécanique :) Ca l'a fait sourire cela dit. Et j'ai été fort : je n'ai pas tiqué sur ça réponse à mon "à bientôt !" en partant. Son "je l'espère !" appuyé ne sera pas la principale raison à mon inscription là-bas :)

Bref. Avant toute chose, je dois donc aller récupérer mon dossier à Massy... Je viens d'appeller à l'instant, rendez-vous est pris pour vendredi 17 heures (j'espère que je ne lui dois pas d'argent, d'ailleurs...)...

Tiens, avant que je ne retourne voir cette nouvelle auto-école, si vous avez des conseils, des suggestions, je suis preneur...

Celui qui gagnait 1000 euros


Les plus assidus auront reconnu un clin d'oeil aux titres français des épisodes de Friends. Je viens de recevoir par mail, d'une amie espagnole, une coupure de presse, un courrier des lecteurs du vénérable "El Pais". Le texte de Carolina Alguacil est également présent sur les forums du journal ici, et une traduction à la volée par ma pomme est là :

Je suis "mileurista"

Le "mileurista" est ce jeune, de 25 à 34 ans, diplômé, bien préparé, il parle plusieurs langues, titulaire de maîtrises, de mastères et autres diplômes.
Ayant normalement commencé dans l'hôtellerie, il a passé de grandes périodes de temps dans des postes non rémunérés, euphémistiquement nommés "stages", ou "stages pratiques" (ben tiens), "trainings", etc. Maintenant, il regarde en arrière, et il veut se senir satisfait, parce qu'après deux renouvellements de contrat, il a décroché un poste fixe, un travail qui d'une certaine façon peut se considérer comme quelque chose de correct, "ce que je cherchais". Cela fait donc maintenant 3 ou 4 ans qu'il est dans la vie active, en ayant cotisé avec un peu de chance, pendant la moitié de cette période. Et il peut se considérer maintenant comme une spécialiste, un cadre, le hic, c'est qu'il ne gagne pas plus de 100 euros, sans extras, et mieux vaut ne pas se plaindre. Ca fait longtemps que le "mileurista" a décidé de partir de chez lui, et il dépense plus d'un tiers de son salaire dans un loyer, parce qu'il aime profiter de la grande ville. Il partage son appartement avec d'autres personnes : c'est amusant, souvent, mais fatigant. "Je me contenterais bien d'un 30 mètres carrés".

Le "mileurista" n'économise pas, n'est pas propriétaire, n'a pas de voiture, n'a pas d'enfants, il vit au jour le jour. C'est amusant, souvent, mais fatigant. Le "mileurista" a été en "Europe" cet été, dans un de ces vols pas chers où l'on te tutoie, il a dormi dans une auberge de jeunesse (super). Le "mileurista" a payé pareil là-bas son café, et même moins cher son repas, que chez lui. il pose des question, mène l'enquète et là-bas les loyers sont similaires, et il se dit donc que l'Espagne est enfin au niveau européen. Le seul problème, c'est qu'il fait rire lorsqu'il dit qu'il gagne "nine hundred and ninety seven euros”.

Carolina Alguacil (Barcelona)



Ma réponse à Carolina était la suivante :

Selon "Carolina" :
> ¿Qui s'identitfie au "mileurista”?????
>

Hey :)

(en levant la main) moi :( En fait, "mileurista", non, mais me sentir identifié, oui...
Et je ne suis pas à "plaindre" : je gange relativement bien ma vie (entre 1600 et
1700 par moiss), et en théorie, on peut vivre confortablement avec ça. En pratique, un peu moins :) Et dire que la moyenne française pour 2003, pour ma catégorie d'employé et mon sexe (oui, bon) est de 16069€ par an.
(source INSEE : http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATFPS04101&tab_id=38 )

Voyons voir, démonstration :

1600 € de salaire. Bon salaire, certes.

Déjà, il faut enlever 500€ de loyer (super pas cher pour un minuscule 30m2 à Paris),
150 d'impôts, 100/125 de tabac (ici le paquet est aux alentours de 5€), et rien qu'avec ça,
près de la moitié de ton (confortable) salaire est déjà partie en fumée. Sans rien faire :(

Ensuite : électricité, téléphone fixe, mobile, internet, transports = on enlève encore près de 200€ (oui, je sais, le mobile est un luxe, internet n'est pas obligatoire, et fumer tue);
Autrement dit, rien qu'en "respirant", tu passes de 1600 à 600€...

Après, faut manger, se laver, etc... Et faire des courses pour un célibataire... Ou tu deviens obèse,
ou bien tu jettes la moitié de ce que tu achètes parce que les quantités vendues ne correspondent jamais à la consommation normale d'une personne... Bref, une moyenne mensuelle de l'ordre de 150 à 200€, en faisant attention.

On passe de 600 à 400€...

Les sorties... Peu :) Evidemment, Les temps sont durs :) Du moins, trop pour assummer moultes sorties "plan drague" : si tu veux inviter une fille au ultra-classique ciné/resto : 2x9=18 pour le ciné (sans pop-corn, faut pas pousser mémé dans les orties, non plus) et 2x40=80 pour un dîner, pas trop cher, mais pas cheap, certes, avec le vin. Hop, 100 € la soirée, et la coucherie n'est même pas assurée (de toute façon, même sans soirée, c'est loin d'être assuré aussi, faut être lucide :) ).

Alors si une fille te plaît et tu sors deux/trois fois avec (prendre un verre, puis ciné/resto), on passe de 400 à 250€...

Alors oui, quelques fois je m'autorise un petit caprice (je l'admets, je me suis offert un APN, en méga super soldes : 179€).

Et enfin, avant d'être célibataire, tu fréquentais une fille : tiens, son anniversaire, tiens, sa fête,
tiens, si on partait en vacances, tiens si on partais en week-end, tiens si je lui faisais un petit cadeau...
Résultat, tu te retrouve à rembourser les mensualités de ce satané crédit à la consommation que tu avais souscritet qui t'était apparu comme une bonne idée, sur le moment... 75€ par mois...

A la fin tu es à -4€... Et j'ai pas de voiture :)

Bon je te laisse, je dois sortir faire la manche !

Serge

(tu me donnes combien pour que je te bise?)

Les 40 trucs qui n'arrivent que dans les films...

Anglais obligatoire, mais ça vaut le coup.
C'est cadeau et c'est ici

(idée pour un #41 = fille revient toujours vers l'homme qui l'aime le plus et lui dit qu'elle en est follement amoureuse pour la vie à jamais. Heu... Non, finalement, 40, c'est bien ;) ).

(perso, j'adore la #29)

De la peur panique des femmes qui font le premier pas...

(attention, c'est loooong)

Bon, Benjamin m'a sorti de ma torpeur "urgentiste" (c'est pas cool :p ) Et au détour d'une conversation ça m 'a un peu fait penser à ça : pourquoi les mecs en général, mais moi, en particulier, sommes mal à l'aise lorsque la demoiselle prend l'initiative de la drague ? C'est pire quand elles sont aussi crues qu'un mec, d'ailleurs... Ou pas... J'ai pas d'idée bien définie là-dessus. Bon, en ce qui me concerne, je crois qu'un peu quand même... J'ai un peu eu le déclic en revoyant mes photos postées il y a quelques jours. Avant ma perte de poids, c'était un peu le désert. Oh, j'ai été amoureux. Enfin, je crois. En CM2, j'étais raide dingue de Rhoda. Pendant l'année où j'ai vécu en Espagne, c'était Emilia (oui, même prénom que ma mère, mais je n'ose y voir une quelqueconque relation). A la fin de ma terminale, c'était un peu Laetitia (oui Benjamin, je sais, je sais...) et un peu de Séverine (ah qu'elle était jolie Séverine...) Le point commun, c'est que moi j'étais positivement intéressé. Les demoiselles en question n'ont, à de très rares exceptions près, jamais eu vent de mon existence.

En fac, après ma perte de poids, ça a été un peu la "découverte" : je pouvais séduire, et pas QUE avec mon sens de l'humour (souvent pourri, je l'admets), et en plus, là, d'autres possibilités s'ouvraient... J'imagine que j'aurai pu essayer de coucher à tout va, mais, même aujourd'hui, c'est pas le genre de la maison. Indécrottable romantique tendance souffrance idéalisante. Y'a plus sain, non ?

Mais même quand ça m'arrive aujourd'hui, "subir" la drague active d'une fille me mets mal à l'aise. C'est pourtant encore relativement rare... Mais j'ai été échaudé, faut croire... Le première fois que ça m'est arrivé... Fac, encore... Avant mon régime... Avec une fille que je faisais beaucoup rire (si, si, j'ai eu un bon sens de l'humour, une fois), et qui, en classe de catalan (pas de commentaires) ne cessait de se retourner lorsque je faisais des bons mots (la prof était géniale et cool et elle m'aimait bien... Les profs m'ont toujours bien aimé, en général, en fac...) Voyant ça, Delphine me taquine et me dit "avec elle, c'est dans la poche!"... Le "elle" étant la fille en question, pas la prof, hein, je vous rassure. Et me voilà en quète d'un stratagème afin de pouvoir aller au ciné avec elle... Je demande à tous mes amis de jouer le jeu et de dire qu'ils ont déjà vu le film, je ferai semblant d'avoir super envie d'aller le voir, et si tout se passe comme prévu, elle acceptera... Ca n'a pas loupé :) Pathétique, mais efficace :) Rendez-vous est pris pour aller voir le Roi Lion. Jusqu'ici tout va bien. Ca rentre encore dans mon cadre mental romantique. 3 jours avant notre rendez-vous, alerte incendie (entraînement, hein), on sort cool de la fac, et en descendant, Delphine me chatouille et je lache un cri qui n'avait absolument rien de viril. Ben oui, j'étais super chatouilleux, quoi. Bref. La fille voit ça et me dit avec un énorme sourire : "j'en connais un qui va crier au cinéma...". J'ai annulé notre sortie avec une excuse bidon le jour suivant, tellement ça m'avait refroidi :) Petite nature, je sais. Mais je comptais pas non plus la tripoter entourés de gosses, non plus, peut-être :) Non, moi je voyais ça comme mon premier rendez-vous avec une amie de Benjamin, quelques années plus tard, "D" (Benjamin : avenue de Wagram). Elle m'avait fait promettre de ne pas aller voir Titanic sans elle (bon, là, ça va, c'était de la drague soft). En sortant du film, je l'ai raccompagnée jusqu'à chez elle, nous nous sommes dit bonsoir, je l'ai embrassée... Elle m'a demandé si je voulais monter... ET J'AI DIT NON (oui, encore aujourd'hui, je me tappe la tête contre le mur en y pensant, je sais)... Mais au moins je reste cohérent avec mon idée de romantique...

Pareil avec La Sirène : on s'était croisés quelques mois avant de sortir ensemble, Delphine nous avait présenté. Je l'avais trouvée ravissante (bon, ok, j'avoue, j'avais craqué à 100% à la seconde où je l'ai vue, elle m'aurait fait croire sans problème que c'était Noël en juillet), mais visiblement, je ne lui avais fait ni chaud ni froid, ni tiède. Rien. Niente. Nada. Nichts. Nothing. ok, vous avez l'idée. Lorsqu'on s'est recroisé en janvier, pour l'anniversaire d'un ami, on se croisait seulement sur le balcon, pour fumer notre cigarette. C'est vrai aussi que j'étais déchainé, que pour une fois je faisais rire tout le monde sans être lourd, et tout et tout, et que j'avais un ticket de première avec une demoiselle blone qui, ironiquement, portait le même prénom que La Sirène.

Sur le balcon, donc, disais-je. Et vlatipa qu'elle se colle contre moi (son dos, je vous rassure), cherchant un peu de chaleur dans cette foide nuit d'hiver... Hum... Alors, ça m'a un peu énervé... Je lui demande "mais tu joues à quoi, là?". "Je joue pas, je suis moi"... J'ai rien de mieux trouvé à lui dire que "avant l'heure c'est pas l'heure, après l'heure c'est plus l'heure". Ben oui, quoi, j'ai beau être désespéré, je n'en ai pas moins des principes :) L'effet a été radical : elle est retournée à l'intérieur de l'appartement, les larmes aux yeux -à sa décharge, elle était vraiment fatiguée- et moi, je l'ai suivie quelques minutes plus tard. J'avais peur d'avoir plombé la soirée... Et faut être honnète, j'ai jamais pu resister à une femme qui pleure (surtout à cause de moi) Alors j'ai essayé d'être sympa, gentil, amusant... On a passé le reste de la soirée, elle et moi, cachés dans un coin, à parler, de tout, de nos vies, à boire... Et à s'embrasser... Je ne sais même plus comment c'est arrivé... Elle ? Moi ? Peu importe... C'était tellement naturel... Si excitant... C'était réellement magique. Comme si toute ma vie avait été tracée jusqu'à cet instant précis.

Et que fait un homme normalement constitué dans ces cas-là ? Il prend peur et il s'enfuit :) Du coup, à la fin de la soirée, j'ai supplié Delphine pour qu'elle me raccompagne jusqu'à chez moi, qu'elle trouve une excuse bidon pour ne pas avoir à rentrer avec La Sirène. Heureusement (ou pas?) elle a refusé... C'est donc La Sirène qui m'a déposé devant ma porte... On s'est encore embrassés... Et je ne lui ai pas proposé de monter... J'en mourais d'envie, mais... Satané romantisme à deux balles.... :( Elle m'a avoué plus tard qu'elle avait été surprise...

Quant à son homonyme lors de la soirée, elle a eu un très bon mot : "il a retenu le prénom, mais il s'est trompé de fille"... Oh que non, si elle savait... C'était bien la bonne...

(décidément, ça ne loupe pas... J'essaye de commencer sur un sujet et je fini toujours par en revenir à elle...)

Ca faisait longtemps...

Bon, oui, je sais, c'est pas normal. Ca fait une semaine que j'ai bassiné personne avec La Sirène. J'ai été fort : pas téléphoné, pas écrit, même pas pensé à elle. Jusqu'à ce que Delphine me réponde, au sujet du dernier mail que j'ai envoyé à La Sirène.

Je cite : "j'en ai les larmes aux yeux tellement tu es émouvant et tu te livres sans pudeur. Tu as eu raison même si je ne sais pas si cela changera qqc. en comprenant ton état de détresse j'espère qu'elle reviendra vers toi, qu'elle comprendra que tu l'aimes plus que toi même que la situation qu'elle vit actuellement ne peut la combler et qu'aucun abruti diplômé et soit disant de bonne famille ne lui donnera autant que toi, quand elle aura compris ça.........."

Oui, bon, analyse perso, hein :)

Du coup, j'ai eu envie de la publier, cette lettre. Après tout, j'en suis l'auteur, et j'ai gommé les prénoms et les lieux.

Si ça vous dit, c'est là :

18

Bon, là, tiraillé je suis... Un incendie impressionnant, angle métro Poissonnière et rue Lafayette (à mi-chemin entre le square Montholon et le métro, en fait). Tiraillé entre l'envie de prendre une photo et un minimum de décence : et si il y avait des victimes ? J'espère bien que non, après tout, 16 heures c'est plutôt l'heure d'être au travail. bon, les sirènes des pompiers s'entendaient arriver au loin, et la fumée, bien qu'épaisse, était grise/blanche... Bref...

Tadaaaa final


Datée d'avril 97. 85 kilos. J'avais commencé un régime en janvier...
Après ça, ça a été l'enfer avec les filles :) Oui, bon, j'éxagère un chouïa :)
Désolé pour la qualité pourrie des photos.

re-tadaaaaa


idem, vu que c'est la même chemise... Faut vraiment tout vous dire :)

Tadaaaaa


Octobre 1993... 125 kilos (probablement plus)

28°C


C'est encore l'été Posted by Picasa
Alors voilà, un truc frais à boire, une terrasse à Paris d'où l'on peut observer les filles en jupes courtes, et un ami (le meilleur). C'est déjà un peu ça, le bonheur... Merci Benjamin ! Z'aurez remarqué, M'sieurs-Dames que les liens, à droite, ont été mis à jour, d'ailleurs. Tiens, ça mérite un autre post, ça...

Sushi facile

Je le sais, comme moi, faire vos propres sushis est une véritable passion, tout un art que vous réservez à vos proches... En même temps, comme moi, "faire" vos sushis, est un bien grand mot... Merci le traiteur :)

Plus maintenant... Merci le sushi roller... Maintenant, à vous les sushis bien régulier faits avec Amuuuur. (via popgadget)