Petite pensée du jour... En sortant de mon cours d'allemand, juste à côté de l'Olympia (avec à l'affiche, Tango Seduccion, d'ailleurs... Rhalala, que j'aimerais savoir danser le tango... Probablement une des danses que je trouve le plus sensuelle, du moins à regarder...), et comme mon bus se faisait attendre, j'ai préféré rentrer à pied. En faisant un détour par le Virgin près du métro Grands Boulevards. Il fait bon, c'est presque une après-midi de fin d'été, et la soirée qui va avec. Qui dit "chaud" dit vêtements courts. Et ça ma permis d'apercevoir une jolie demoiselle, grande, fine, brune, en tailleur / jupe très courte, sombre, avec des chaussures jaunes (à confirmer, si elle passe par ici) et un petit foulard assorti. Les chaussures avaient au moins 75 centimètres de talon (ok, ok, ok, j'éxagère peut-être un peu, mais je viens du Sud, un peu aussi), ce qui l'élevait à près d'1m80 du sol (à peu près aussi haute que moi lorsque je sus passé à côté). Elle était accompagnée de deux yuppies qui faisait nabots en comparaison... A quelques encablures du Pizza Hut... Il y a une grille d'aération de métro... Ça se voyait venir comme le nez au milieu de la figure et ça n'a pas loupé : la jupe, courte déjà, s'est un peu plus relevé, accompagnée dans son mouvement ascendant par les cheveux et le foulard de la demoiselle. Ça aura eu au moins le mérite de me faire sourire...
Arrivé au Virgin, petite visite rayon DVD, petit coup de bave dans 3 coffrets Woody Allen bourrés de films au ras-bord (mais à près de 60€ le coffret)... Rien vu de bien transcendant... Rayon musique, le dernier Stevie Wonder m'a fait hésiter, mais je n'ai encore rien écouté de l'album... Je ferai un tour sur un site type Fnac pour au moins avoir des extraits et m'en faire une idée... Pareil pour le dernier Bénabar... Et pareil pour le dernier de La Grande Sophie (c'est une histoire d'amour qui remonte au temps de ma radio chérie et adorée, mais ça c'est une autre histoire).
Et puis, je me dirige vers l'endroit où je compte trouver l'objet de toute ma convoitise... Vers la papeterie... Rayon stylos... Couleurs criardes, foisons de pointes fines, grosses, encore plus grosses, fluo, gaines de plastique, aérodynamisme de pointe et surtout trois adolescentes qui passent et s'extasient "j'adore trop les stylos, ça me donnerais trop envie d'écrire tout le temps" (tiens, elles n'ont pas rajouté de "lol"... Comme c'est étrange...).
Je fouille, je scrute, je tourne autour du pot, à la recherche de mon Grâal, de mon Arche de l'Alliance, de ma raison d'exister... Rien... Introuvable... Je sais qu'il existe... Du moins... Qu'il en existe d'autres... J'en ai un, qui ne me quitte pas... Jamais... On a fait les 400 coups ensemble, sous un ciel bleu ou par une nuit noire, ou bien quand j'ai vu rouge et que j'ai voulu me mettre au vert... Mais le mien se meurt... Il ne tiendra plus bien longtemps, mais on s'attache à ces petites bêtes...
Résigné, je quitte le Virgin, le coeur gros et le porte-monnaie encore plein (c'est suffisamment rare pour le souligner)... Ça n'est pas encore ce soir que je pourrais remplacer mon fidèle... Bic 4 couleurs à corps orange... C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi (le premier qui dit "ça veut dire beaucoup" a gagné un carambar), c'est le seul, l'unique stylo QUE PERSONNE NE ME PIQUE AU BUREAU !!!! Alors, forcément, je m'implique dans la recherche de son remplaçant : il ne me reste plus que du bleu...
"J'ai pourtant pas beaucoup utilisé le vert, à peine plus le rouge, alors que le noir à coulé à flots... Serait-ce à dire que les quantités ne sont pas identiques pour chaque couleur ??? A vérifier avec le prochain..."
C'est avec ces pensées passionnantes (et (neo) ne me contredira pas : la curiosité scientifique mène à tout) que je me décide à rentrer chez moi, en passant par la rue du Faubourg Montmartre et le marché Cadet (non, je n'y ai vu ni oumpf, ni Jen -les lecteurs réguliers de ces deux blogs comprendront l'allusion, les autres, filez lire leur prose si ça n'est déjà fait, les liens sont sur votre droite, porte du fond).
Ça fait longtemps que je ne suis pas passé par ici vers 19h30... C'est plein de vie, sur les Grands Boulevards, plein de gens qui attendent leurs rendez-vous pour aller dîner avant de se faire une toile, ou qui prennent une bière au O'Sullivans. Et le Sacré-Coeur qui se révèle au loin, entre deux immeubles... Plus loin, le marché rue Cadet est en train de fermer... Les commerçants servent leurs derniers clients...
J'aim bien ce coin du 9ème... J'y habite depuis toujours. Et c'est une impression étrange de voir le quartier évoluer, changer... Pas toujours en mieux, d'alleurs : un nouveau (enfin, plus maintenant) Mac Truc à la place d'un magnifique café (ça a gueulé au niveau des riverains, à l'époque)... Le vieux magasin de déco qui a du changer 26 fois de proriétaire... La boulangerie qui est là depuis presque toujours (c'est même marqué sur la devanture, avec une graphie digne du vieux françois, ostensible et fier : "depuis 1980". Sur le coup, ça m'a fait sourire parce que ça m'a paru peu, j'étais même déjà né et j'avais 7 ans, donc il n'a que... Rapide calcul mental... Ouch... 25 ans déjà... Ok, je n'ai rien dit), les 3 pharmacies dans 50 mètres carrés, le tabac presque en face de la boulangerie... Les petits commerces (ah... l'épicerie Cohen... Le néon sur la rue fait un peu ED l'épicier, mais si on s'approche assez de la porte, c'est bourré à craquer de fruits secs, d'épices et autres produit casher et ça me met toujours l'eau à la bouche... -pour un autre voyage des sens, passer rue Lamartine, devant l'épicerie arménienne. Dépaysement garanti-), le fromager (enfin, la fromagère, je crois) aux Rocamadours à tomber par terre, le traiteur (qui arbore fièrement un truc du genre "élu meilleur fromage de tête de France"...
Et la cerise sur le gâteau, au bout de la rue Cadet, en face : "A La Mère de Famille" une des plus vieilles (si ce n'est la plus vieille) épicerie fine / confiserie de Paris, avec une devanture magnifique...
Le cauchemar, par contre, c'est, à l'opposé : Rue Lafayette... A cette heure-ci, noire de voitures, autobus et leurs pots d'échappement... Impossible de circuler... Et c'est presque un bonheur de regarder cette rue la nuit, ou bien un dimanche matin, depuis Gare du Nord, par exemple : étrange de voir cet axe, presque désert. Le contraste est saisissant... Un perspective impressionante... Et lorsque le soleil se couche, la lumière rasante laisse se dessiner les toits de l'Opéra, au loin...
Mais je n'ai toujours pas mon bic 4 couleurs, en attendant...
(PS, soyez indulgents sur l'othographe, je ne me relirai que demain :))