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Lapin : S"Pé"ciale dédicace (bis)

Ils sont enlacés. Ils font l'amour, langoureusement, se faisant face, allongés sur le lit. Ils sont enchevêtrés. Ils font l'amour, les yeux dans les yeux. Il veut la serrer plus fort encore, jusqu'à ce que pas une seule molécule d'air ne puisse s'immiscer entre leurs deux peaux. Pendant qu'une de ses mains parcourt les hanches de sa partenaire, s'arrête sur une fesse et feint lentement de se diriger entre ses cuisses, ses lèvres descendent le long la gorge, la clavicule, ses seins et saisissent un têton fier. Au même moment, sa main atteint son but ultime, et s'empresse de narguer, de provoquer et de caresser son sexe. Et quelques instant plus tard, son propre sexe entame de subtiles caresses, qui se font de plus en plus pressantes, jusqu'à ce qu'il ne désire qu'une seule chose plus que tout au monde : être en elle.

Mais quelque chose y fait obstacle. Et après quelques tentatives infructueuses, sa main vient à l'aide et "sent" cet obstacle. Un objet... Et une ficelle... Il lui murmure à l'oreille "enlève-le..."

Et ils se réveillent tous les deux, brusquement. Ils dormaient à poings fermés. Il est en érection, sur le point de la pénetrer. Elle le repousse violemment, surprise.

Il est choqué, il s'asseoit sur le bord du lit, lui tourne encore un peu le dos, se prend la tête entre les mains... Il a presque honte. Il a presque le sentiment d'avoir cherché à la violer.

Elle aussi est choquée, cela lui a fait remonter un très très mauvais souvenir.

Ils en parlent, en reparlent le lendemain. Elle arrive même à plaisanter sur le sujet. Et finit par le surnommer "mon lapin"... Quelques semaines plus tard, elle lui offrira même une peluche, achetée chez Ikea, qui sert de marionette parce qu'on peut y mettre la main dedans... Amusé que sa sirène n'en saisisse pas l'ironie...

(bon, ce blog ne va pas non plus se convertir en un blog interdit au mineurs non plus, ce sera donc la dernière fois que j'aborderai ce type de sujet. Mais chose promise... Pé : ben voilà à quoi ça me fait penser quand on m'appelle "mon lapin" :))

The Comeback (Red Hair Style)

D'abord, "The Comeback" est (était) une excellente série avec Lisa Kudrow (la "Phoebe" de Friends). Une actrice de soap sur le retour revient après des années d'absence dans une sitcom très ado. Où finalement elle ne campe, contrairement à ce qu'elle attendait, qu'un rôle très secondaire. A cela s'ajoute son propre "real tv" : elle est filmée en permanence par une équipe pour une émission de télé-réalité, "The Comeback". Donc c'est une série, qui parle d'une série à travers une autre série. Il n'y aura eu en tout et pour tout que 13 épisodes, sur la HBO. C'est bien dommage : on retrouve Lisa Kudrow dans un rôle autrement attachant que celui qui l'a rendue célèbre. Avec cette gène, un peu, de la découvrir dans sa "vie privée" au travers d'autres caméras. Et le côté "pathétique" de l'artiste loser à côté de la plaque. Dommage, donc, que la série n'aie pas pris autant que "Joey", qui en est à sa deuxième saison (et largement meilleure que la première, souvent un peu molle).

Red Hair, c'est "ma" rouquine. Je pensais qu'elle m'avait oublié. La dernière fois que je l'avais appelée, elle était en week-end à xxxville, avec "des potes", et son silence radio consécutif m'avait fait penser, que, enfin, elle avait trouvé l'âme, non pas "soeur" mais au moins "voisin du dessus", ce qui est déjà pas mal.

C'est marrant, j'en reparlais au bureau avec une autre copine. Et c'est vrai qu'on ne comprends pas. Elle est vraiment mignonne. Elle est loin d'être bête. Mais, on a l'impression que les mecs la fuient. Moi le premier, mais c'est largement à contre-coeur (hum... Crédible?).

Et là, après plusieurs semaines, elle me laisse un message... Qui me laisse un peu coi...

Pour remettre les choses dans le contexte, j'ai enregistré mon annonce un matin, au saut du lit. J'ai donc dessus la voix grave du mâle ibérique. ou de Barry White. C'est selon. Et Maître Renard, par l'odeur alléchée, me tint à peu près ce discours (elle aussi avec une voix suave... En même temps, elle a peut-être la grippe, aussi, c'est peut-être pas volontaire :)):

Oh, Serge, qu'est-ce que j'adore ta voix sensuelle, sur ton répondeur.
C'est un peu normal en même temps c'est devenu mon super pote :
à chaque fois que je t'appelle, bon, si, on va pas dire non plus que c'est
tout le temps, mais, j'essaye de te faire un appel au moins mensuel, donc
c'est mon appel mensuel, je tombe toujoours sur ton répondeur. Je me
demande ce que tu fais! Et oui, c'est toujours la même chose : tu n'es jamais
présent et tu n'es jamais au téléphone !

Bon, ben écoute, ce qui serait pas mal quand même c'est que tu me rappelles,
j'aimerais bien avoir de tes nouvelles, savoir si tu es encore en vie, ou perdu dans
tes cartons ou eventuellement calefeutré sous ton lit,ou dans ton lit avec une
belle jeune fille que tu ne m'aurait pas dit.

Bon, ben attendant ton appel je t'embrasse et pis à plus tard... Bisou...

Movida (suite)

A son retour, il n'a pas eu l'occasion de croiser son ancienne petite amie, tous deux trop affairés et accaparés par leurs métiers respectifs. Ils s'appellent presque quotidiennement. Elle avait bien senti quelque chose. Il lui avait déjà parlé de C alors qu'ils étaient ensemble. Et elle le taquine, le relance et le harcèle de question, jusqu'à ce qu'à la fin, il lui dise : "et elle m'a embrassé... Mais c'était un accident, nous avions trop bû..." Lui est persuadé de dire les choses comme elles se sont passées. Du moins, sans trop modifier la vérité. Et c'est vrai qu'il n'est pas absolument sûr d'avoir été l'initiateur du baiser en question. Elle, elle relève : "par accident ? Tu veux me fais croire ça ?".

C lui a annoncé qu'elle venait à Paris deux semaines plus tard. Eux aussi se parlent presque quotidiennement. Mais ni l'un ni l'autre n'ont reparlé de ce baiser. Il décide de lui proposer de dormir chez lui, ce qui ne plaît guère à sa petite amie. Du moins, à son ex-petite amie (oui, lui aussi est perdu). Finalement, il la fera dormir chez sa mère, ce qui ne "rassure" qu'à moitié sa sirène. Pourtant pour lui tout est dorénavant très clair : C était probablement quelque chose de bien, mais il veut vraiment essayer d'améliorer les choses avec sa sirène.

C doit rester pour quatre jours. Et ça tombe un week-end où la sirène sera absente. Tout va pour le mieux, pense-t'il.

Un dîner est prévu avec sa petite équipe, afin que tous puissent rencontrer C, tout ce petit monde ne connaît que sa voix. Ce sera demain soir.

Mais ce premier jour sera dédié à la visite de la capitale. Il veut mettre un point d'honneur à lui faire faire une vraie visite sans passer par le moindre Zara. C'est compter sans l'insistance de la sirène. Elle l'appelle plusieurs fois dans la journée. "Et là vous faites quoi ?" "Là, on est à St-Michel, dans une crêperie. On revient de Notre Dame, où elle m'a obligé à monter. C'est vrai que la vue est magnifique". A chaque coup de fil, regard complice de C, qui ne comprend pas le français, mais qui semble trouver ce comportement pour le moins étrange, surtout de la part d'une "ex".

La visite se poursuit entre monuments et coups de fil, puis dîner dehors, exténués, après avoir fini par la tour Eiffel, la nuit. C est comme une enfant, surexcitée par tout ce qu'elle voit. Rendez-vous est pris pour le jour suivant : le Louvre (du moins, une partie) et encore d'autres visites.

Miraculeusement, au cours de la journée, sa sirène lui apprend qu'elle a pu se libérer de ses obligations familiales. Elle redescent donc vers Paris. Elle est d'ailleurs en chemin et arrivera en fin d'après-midi. Elle est donc bien entendu conviée au dîner prévu. En fait, il est heureux. Elle est jalouse, il pense donc qu'il reste un espoir. C se garde bien de gâcher son "bonheur", mais lui glisse deux ou trois mots comme quoi la jalousie ou la possession ne sont pas forcément de l'amour. En fin d'après-midi a lieu la rencontre. Sur une terrasse vers Odéon. Ambiance un peu électrique. C ne parle pas français et A ne parle pas l'espagnol. Ça n'est pas faute d'avoir essayé, pense-t'il : alors qu'ils vivaient ensemble, il avait laissé des etiquettes sur chaque objet ou presque, avec leur nom en espagnol. Il avait trouvé ça mignon. Elle, moins. Et là, il est pris entre deux feux, à jouer aux traducteur, mais il sent bien que A n'apprécie que moyennement C. C a l'air plutôt à l'aise. Le temps passe, il est temps de rentrer pour se préparer pour le dîner.

Finalement, tout ce petit monde rejoint le reste de la future ex-équipe, dans un restaurant mexicain. Miraculeusement, il est séparé de C et se retrouve collé à A. A doit s'ennuyer ferme, tout le monde parle en espagnol, et si au début tous font l'effort soit de traduire, soit de lancer d'autres conversations en français, rapidement, la langue ibère prend le pas. Et le laisse, lui et A, en pleine conversation. Etrange sensation, encore une fois, d'être entouré par une foule mais de ne voir et de n'entendre qu'une seule personne. Les gestes tendres sont revenus rapidement. Les regards appuyés également. Et finalement le temps est passé tellement vite, qu'il se sent frustré lorsqu'il faut payer l'addition et partir pour la suite de la soirée. A n'a pas spécialement envie de suivre la troupe en boîte où l'un des membres de l'équipe officie en tant que DJ. Lui comprend à demi-mot que malgré tout elle n'a pas envie d'en rester là. Maladroitement il glisse un "on va rentrer, A est un peu fatigué". Il se rend compte de son ânerie à l'instant même où les mots sortent par sa bouche : pourquoi dire que c'est elle qui est fatiguée ? Assume et dis que c'est toi, plutôt, imbécile !!!!

Ils se font déposer devant chez lui, le groupe continuant sa virée nocturne, lui montant les escaliers derrière A. A chaque marche qui l'amène vers sa porte, son coeur bat de plus en plus fort. A peine la porte est-elle fermée, qu'ils se retrouvent sur le lit, encore habillés. Les vêtements tombent au rythme des caresses, des baisers, des griffures. Puis, presque d'un coup, de la violence de ces moments, ils passent à des caresses plus tendres. Délicatement, il savoure chaque millimètre de cette peau qu'il n'avait pas oubliée, chaque parcelle, chaque pore. De la saveur de ses lèvres à la douceur de ses seins, au velouté de son ventre, à la chaleur de ses cuisses. Jusqu'à arriver à la moiteur de son sexe. Ses épaules suivent le mouvements de ses hanches. Le rythme se fait de plus en plus rapide, et la respiration des deux amants devient de plus en plus sourde. Ses gémissements deviennent de petits cris et elle l'agrippe de plus en plus fort, puis le ramène vers son visage, l'entoure de ses jambes alors qu'ils s'embrassent et qu'ils s'embrasent, dans un tourbillon de chaleur et de sueur.

Elle partira au matin, non sans l'avoir embrassé. Lui doit continuer sa visite avec C.

C aura ce petit sourire en coin en voyant à quel point il semble heureux. Lui pense que la vie est belle, finalement.

Le soir de son départ, à l'aéroport, C lui souhaitera tout le bonheur du monde. En revenant sur Paris, lui sait que tout le bonheur du monde est là.

"Allo ? Oui, elle est partie... Se revoir mercredi ? Ok !"

Movida

Quand est-ce qu'une histoire se termine ? Est-ce lorsque les mots de la rupture sont prononcés ? Avant, lorsque le seul ciment encore présent est celui de l'habitude ? Après, alors que les souvenirs sont encore présents et que les sons, les odeurs ou les couleurs résonnent encore dans certains de nos rêves ?

Le taxi le ramène vers l'hôtel. Son esprit n'est pas très clair : on a fêté son départ comme il se doit, avec l'alcool qui a coulé à flots. Ça n'était peut-être pas la meilleure des idées de mélanger la bière avec des alcools forts et de s'envoyer cet espèce de traître de "vino de misa". Alors que la musique de la dernière boîte de nuit résone encore dans sa tête, le sang qui circule violemment dans ses tempes lui rappelle que, finalement, l'alcool était une excellente excuse.

Deux semaines auparavant. Le taxi qui vient de le prendre à l'hôtel le dépose devant les locaux de S. Il a un noeud énorme à l'estomac, et le café pris dans l'avion il y a, semble-t'il, trente secondes, semble vouloir remonter et vivre sa vie de café libre en ces terres ibères.

Il prend l'ascenseur, il est encore visiblement très tôt et personne n'est encore arrivé. Du moins, il n'y a que son contact, qu'il a eu brièvement au téléphone 2 jours auparavant. Salutations d'usage, mais contact froid, étrange pour un espagnol. Ça s'annonce bien.

Encore deux semaines auparavant. "Tu pars à Madrid. Ça fait partie du contrat : on doit faire le transfert de compétences". Son entreprise va fermer dans quelques semaines. Et le contrat est repris par un concurrent, basé dans la banlieue nord de la capitale espagnole. Il a hésité quelques heures avant d'accepter. Quelque chose de désagréable dans l'idée d'aller filer un coup de main à des gens qui lui piquent son travail.

Il avait fait part de ses doutes à C. Elle lui avait dit : "ne soit pas bête, c'est une excellente opportunité". Et d'ajouter : "Puis je te ferai visiter Madrid !". C était la responsable de la branche espagnole du Service Clients d'un grand constructeur informatique. Et ce grand constructeur était le client qu'ils avaient perdu au profit de S.

Ça faisait près de 2 ans qu'il travaillait là. Et en quelques semaines il avait su se montrer quasi indispensable dans sa petite équipe. Et quelques fois il devait contacter le Service Client du client. Et il tombait sur C. Une voix un peu rauque. Très impressionné au début, il l'était. Et très pro. Mais très rapidement le contact était passé. Et de fil en aiguille, ils s'étaient échangés les adresses email et avaient rapidement ressenti l'envie de voir des photos l'un de l'autre. Rien de bien méchant, en tout bien tout honneur. Il y a des personnes comme ça, avec qui le feeling passe immédiatement. Avec qui l'on ressent qu'en d'autres circonstances, on pourrait être "pote".

Retour dans les locaux de S. Les salariés commencent à arriver. On lui présente E et F, deux "mentors" pour reprendre la terminologie, qui vont être en charge de l'équipe d'agents fraîchement recrutés pour l'arrivée de ce nouveau client. Finalement, la nouvelle équipe arrive et les présentations sont faites. Ils seront le support technique des clients de son ex-client. En les voyant, il se revoit des années en arrière. Il ne devait pas être bien différents de ces 8 jeunots, dont une fille. Il a deux semaines pour les former, et il n'a aucune idée par où commencer. Mais il a encore du répit, le travail ici ne commencera que dans quelques jours, les appels sont toujours routés vers la France. Petit tour de table pour savoir ce qu'ils ont un peu dans le ventre. Il va y avoir du travail, pense-t'il, car aucun n'a d'expérience... Soudain, branle-bas de combat : les appels entrent à foison. La tartine tombe toujours du côté beurré... Il sent le monde s'effondrer sous ses pieds : il a en première ligne de la chair à canon même pas formée, pleine de bonne volonté, certes, mais la bonne volonté ne remplace pas toujours les compétence. Suivent 9 heures à base de 8 questions simultanées posées par un client lambda à l'autre bout de l'Espagne et pour laquelle ils n'ont que bien peu d'idées pour savoir quoi répondre. Fin de la première journée. Tout le monde à l'air content. Lui n'en peut plus, il prend congé, félicite ses "ouailles", prend un taxi, rentre à l'hôtel, s'arrête en récéption histoire d'utiliser un PC mis à disposition pour vérifier ses mails et envoyer ses première impressions à son équipe en France, monte dans sa chambre, prends un bain et se couche, exténué. Demain est un autre jour. Et il promet d'être dans la même veine.

Premier week-end à Madrid. Les 5 premiers jours ont été tellement fatigants qu'il n'avait que la force de rentrer à l'hôtel, sans dîner. Là, il a pu contacter C, ils vont se retrouver pour déjeuner. Il a passé la matinée à se balader dans la ville. Il s'est levé aux aurores pour voir Madrid s'éveiller, profite pour prendre un petit-déjeuner dans un café quelconque, surpris de voir qu'on lui amène un croissant dans une assiette, avec couteau et fourchette. Il entre dans un salon de coiffure histoire d'être à peu près présentable, puis continue sa balade jusqu'au point de rendez-vous, en plein centre de Madrid. Petit coup de fil de C pour dire qu'elle arrive, qu'elle est presque là. "Où ça ?" "Regarde, là, sur ta droite, tu vas me reconnaître à mes lunettes fashion !". Ils se reconnaissent, tombent dans les bras l'un de l'autre, et il suit C, qui lui dit qu'elle connaît un restaurant extraordinaire, que c'est un de ses amis qui le tient. La Sacristia. A deux pas de la Gran Via. S'ensuit un déjeuner magique, le temps passe sans que ni l'un ni l'autre ne s'en rende compte. Tous deux rient à gorge déployée, goûtent le plat de l'autre. c'est vrai qu'elle est charmante. Vivante, pleine de joie de vivre, presqu'insouciante. Et même si elle est blonde, et que ça n'est pas son style de fille, il craque quand même. Elle est simplement rafraîchissante. Ils partagent à deux le dessert de C, puis il insiste pour payer le restaurant. Direction : Madrid !

"Viens, je vais te faire visiter un peu !"

La visite est très orientée : boutiques de fringues, de chaussures, bref, du shopping. "Tiens, au fait, ça, là-bas, c'est la Plaza Mayor, et au bout c'est le Tio Pepe". Evidemment, question visite touristique elle repassera ! Après une énorme journée de marche, ils rentrent chez elle, il faut qu'elle se change. Elle a un deuxième job, le soir, elle sert dans un pub, au centre ville. Visiblement, cumuler deux emplois est assez commun. Une fois changée, ils prennent le bus. "Tiens, ça c'est le Manzanares !". "Heu... Tu es sûre ? Parce que pour une rivière, c'est à peine plus large qu'un caniveau, quand-même..." Crise de rire, sourires des autres passagers. Ils arrivent au B. B., le pub en question, où elle lui présente tout le monde. Il y a encore peu de clients, la soirée commence à peine. Les patrons du pubs sont un peu la deuxième famille de C. Et ils sont persuadés qu'il est son nouveau petit ami. Rapidement, elle est trop prise par son travail, et lui trop fatigué, il va rentrer donc à son hôtel. Elle sort avec lui pour lui dire au-revoir, petite conversation plaisante de quelques minutes. Ils se font la bise, il fait signe à un taxi qui s'arrète, il s'y engouffre.

Petit coup de fil le jour suivant pour la remercier pour cette belle après-midi madrilène et elle de le maudire de l'avoir tant fait marcher.

Les jours suivants sont toujours aussi intenses, mais les petits apprennent vite. La demoiselle se démarque largement du lot. Il le lui a dit, en apparté, d'ailleurs.

Maintenant, c'est quasiment sorties tous les soirs jusqu'à pas d'heure. Les matches de foot entre l'équipe espagnole et l'équipe italienne, également sur place. Sorties en groupe pendant lesquelles il se rend compte que finalement, il y a une vraie différence entre la vie à Paris et la vie à Madrid. Et il commence même à penser qu'une histoire avec une espagnole ne serait pas pour lui déplaire. Il a bien remarqué la grande S, le cliché exact de l'image qu'il se fait de la femme parfaite, et le contact passe bien.

Dernier soir à Madrid, un jeudi. Il reprend l'avion le lendemain, vers 11h. Les équipes espagnoles et italiennes ont décidé de fêter comme il se doit le départ du français, et lui montrer réellement ce qu'est la fête à l'espagnole. Pour ce dernier soir, C a voulu se joindre à eux. Un peu étrange dans la mesure où C représente quand même le client, au yeux de ses ouailles, et qu'ils ne sont pas spécialement au courant de son amitié avec elle.

Tournée des bars, des tavernes, des pubs et autres endroits enfumés, bruyants, où l'on se serre tous les uns contre les autres. C'est tantôt la tournée de l'un, tantôt celle de l'autre. C ne se décolle pas de ses côtés, lui pose la main sur la cuisse régulièrement lorsqu'ils sont assis. Il fait spontanément de même. Petit à petit, il la serre par la taille, lorsqu'ils sont debout. La troupe souffre de quelques désistements au fur et à mesure que la nuit se termine, mais un petit groupe parvient néanmoins à entrer dans une boîte de nuit, et il se surprend à danser la salsa avec C. Il ne sait pas si l'alcool l'aide, mais il se sent pousser des ailes. Il n'est à priori pas un bon danseur, et il n'a jamais réussi à faire danser son ancienne petite amie autre chose que du rock, que lui n'aime pas ça, et que ça donnait même un peu quelque chose de ridicule. Il se reprend intérieurement "non, on est plus ensemble". Il a un peu de mal à l'oublier, ils s'appellent régulièrement, presque comme si de rien n'était. Il l'a eu quelques heures plutôt et elle lui disait qu'elle avait hâte de le revoir, ce qui l'avait laissé coi.

Il a ses mains sur ses hanches, et pour une fois, tous les mouvements semblent naturels. Elle suit parfaitement ses injonctions, impulsées par des petits mouvements de main, des regards. C'est extraordinaire ce qu'elle peut être belle, pense-t'il. Les quelques collègues encore présents les regardent discrètement, il le sent bien. et c'est la première fois qu'il arrive à danser avec quelqu'un et que ça paraisse naturel, sans lui marcher sur les pieds. Tout semble avoir été chorégraphié lontemps en avance. La musique change, et leur danse s'arrête. Ils ne se sont pas quitté du regard. Il a l'impression que la musique s'est tue, que les lumières ont masqué les gens autour. Il n'y a plus qu'elle et lui. Elle est ses immenses yeux noisette.

c'est elle qui l'embrasse la première. Lui n'est pas surpris, pour une fois. C'est un baiser extrèmement doux. Il prend un malin plaisir à savourer lentement cet instant, à effleurer une seule lèvre, puis les deux. Il sent l'excitation le gagner, et leurs deux souffles se font plus rapides, haletants. Ils sont seuls au monde et il n'y a plus que ses lèvres qui le relient à la réalité.

Puis un flash, un image, un fraction de seconde. Il revoit son ancienne petite amie. "On se voit la semaine prochaine ?". "Oui, d'autant plus que j'ai un petit truc pour toi". La magie retombe. En fait, tout retombe. Et la musique et les spots reviennent. Il est mal à l'aise, un coup de chaud. Elle a du le sentir également. Elle est parti se chercher à boire. Au bout de quelques minutes, il va la voir, il va rentrer. Il se dit qu'il devrait lui demander de rentrer avec lui, ou de la raccompagner, et en même temps il s'y refuse, l'image de l'autre est trop présente.

Retour dans ce taxi qui le ramène à l'hôtel. C'était sa dernière nuit à Madrid. Il se dit qu'il a bien fait de rentrer seul. Il aimerait bien se donner une autre chance avec son ex. Et que C n'attendait rien en particulier. Oui, pense-t'il, j'ai bien fait de ne pas aller plus loin. Ses valises sont déjà préparées. Mais il n'a plus trop envie de partir. Et si c'était plus simpe de prendre un nouveau départ dans une nouvelle ville, dans un nouveau pays ?

Mais il croit qu'il a sa réponse. Quand est-ce qu'une histoire se termine ? Après, alors que les souvenirs sont encore présents et que les sons, les odeurs ou les couleurs résonnent encore dans certains de nos rêves. Et ses yeux noisette.

Pause café

Oui, je sais, je vous embête avec toute cette musique que personne ne connaît. Et ils sont tous américains. Ben non. Ça vous en bouche un coin, ça. On a les mêmes ici, des bons, des pros, des qui méritent de passer à la radio, de vendre plein de disques, d'être super archi connus, de sombrer dans la drogue et les filles, histoire d'avoir une cure de désintox -parce que ça fait rebelle ET artiste en rédemption et que c'est classe-, bref, des artistes qui méritent qu'on leur prête une oreille, le tympan et le cartilage autour. Par contre, pas sûr que vous voudrez qu'on vous la rende, l'oreille, après ça.

Pour ce soir, c'est Thierry Blanchard qui s'y colle, trouvé sur l'excellentissime site Jamendo.

Mood : Thierry Blanchard : L'éponge

La vida es sueño (S"Pé"ciale dédicace)

En lisant le blog de Périne, sa dernière note m'a laissé rêveur. Et soudain j'entends ça. Qui colle aux images que j'ai en la lisant, sur l'instant. Et chez moi, bougies, thé chaud. Et J-Rice, "One More Day". Et je me sens bien. Et c'est comme présenter un morceau à la radio avec une voix suave : "allumez une bougie... Eteignez les lumières... J-Rice... One More Day..." (fade in sur ce qui suit)

Mood : J-Rice : One More Day

Telephone X

I see your hands they're on me
Just when you say hello
You see your words they drown me
Then there's a warmth below
My body and soul are feeling fine
And my body and soul, just killing time

Ça avait commencé par de simples coups de fil. Vérification de routine de remontées de chiffre d'affaire d'un des nombreux magasins, disséminés en Europe. Cette boutique-ci était située dans un quartier hupé de la capitale espagnole, l'équivalent de la Rue Du Fbg St Honoré, à Paris. A Paris, par exemple, peu de magasins ont la même équipe très longtemps. Les métiers de la vente, du moins à sa "base", ont souvent quelque chose que l'on a tendance à percevoir comme quelque chose d'ingrat en ce que les salaires guère mirobolants et les horaires élastiques ne peuvent qu'attirer probablement que les passioné(e)s ou les étudiant(e)s.

A l'inverse, souvent, en Espagne, ce sont des métiers que l'on peut faire longtemps. Et souvent les équipes sont les mêmes pendant des années. Ce qui permet de lier connaissance plus facilement puisqu'on a régulièrement à faire aux mêmes interlocuteurs. Et donc, régulièrement, il retombait sur elle : à chaque appel, la responsable, peu intéressée visiblement, préférait passer le téléphone à une de ses vendeuses, une jeune demoiselle de 25 ans, bien plus au fait des arcanes de la vente que sa supérieure.

Les latins ont une sympathie particulière. La chaleur du soleil qui les brûle semble avoir tendance à réchauffer leurs relations avec les autres. Le tutoiement est de rigueur, bien souvent; et s'il ne l'est pas, il vient naturellement. Et ça n'est pas qu'un cliché.

Lorsque l'on ne connaît pas son interlocutrice, et qu'on nous la présente comme une "simple" vendeuse, on a à priori une certaine tendance à simplifier certains termes. A la limite de l'infantilisation. Ça n'est qu'un simple réflexe que de prendre le plus petit dénominateur commun. Ce premier appel n'avait pas dérogé à la règle. Elle avait joué le jeu en se demandant intérieurement si cet homme à l'autre bout de la ligne ne la prenait pas pour une imbécile. Elle avait d'ailleurs raccroché en disant à ses collègues : "mais quel imbécile de français !". Lui n'avait pas particulièrement été marqué. Enfin, si. Elle avait une voix troublante au téléphone. Il ne savait pas qu'aussitôt avait-elle clamé à qui voulait l'entendre que ce français était idiot, elle avait néanmoins senti sa curiosité piquée à vif par la voix de cet imbécile. Un idiot avec une jolie voix. Ça n'était pas pour lui déplaire.

When you ring my number, you ring my head
All the time for telephone sex
See my life just falling with you
I feel this rhythm draw me
But will I get my way

Au fil des semaines, au hasard des appels, et une fois les compétences de la demoiselle bien ancrées dans la tête du charmant idiot, une relation sympathique s'était instaurée. Les appels purement professionnels étaient l'excuse parfaite pour deux personnes qui ne se connaissaient pas, à 2000 kilomètres de distance, de discuter de choses et d'autres, de se faire rire, d'être sérieux, de petit à petit se raconter des choses bien plus personnelles.

Rapidement, le téléphone ne suffisait plus. Et une fois les adresses email échangées, les conversations se faisaient plus intenses, de par l'intimité que peut procurer la libération de la parole ou de l'écrit une fois chez soi, et par l'apaisement qu'apporte la nuit. De part et d'autre.

Lui était célibataire. Elle non. Mais son petit ami était régulièrement absent pour de longues périodes, et rapidement les coups de fil ne se faisaient plus en journée, mais le soir. Tous les soirs. Relation tissée entre deux téléphones portables.

Au début, les deux trouvaient ça amusant. Cette espèce de séduction qui naissait par la voix et par les conversations qui en suivaient. Et petit à petit, l'amusement faisait place à une dépendance des deux côtés. Plusieurs appels par jour, pour tout, pour rien, pour s'entendre et entendre l'autre sourire, se raconter son quotidien, dévoiler une partie de son passé. Elle sentait bien qu'il se passait quelque chose entre eux deux. Et ce qui avait commencé comme un jeu presqu'innocent, frôlait dangereusement un abîme. De son côté, il sentait bien qu'il se passait quelque chose, mais sa tête essayait de reprendre le dessus et pensait qu'une relation à 2000 kilomètres avec une demoiselle déjà en couple était beaucoup trop compliquée pour lui qui venait à peine de sortir d'une histoire. Et la distance à beau être à l'amour ce que le vent est à la flamme, et éteindre les petits ou bien attiser les grands, il avait toujours préféré freiner cette relation, alors qu'elle insistait régulièrement pour qu'il descende un week-end. Mais tout semblait si compliqué.

Jusqu'au jour où elle lui dit qu'elle passait à Paris. Elle avait trouvé une excuse afin de convaincre son petit ami, son beau-frêre et sa belle-soeur de faire une visite de quelques villes de France.

Your body slides beneath me
Keep talking I'll say
My body and soul are feeling fine
And my body and soul, just killing time

Nous sommes en juillet. Il est midi. Il reçoit un coup de fil. C'est elle. Depuis qu'elle est partie de Madrid, les conversations se sont faites rares, impossible de parler à côté de son petit ami. La dernière fois, c'était 2 jours auparavant, alors qu'ils faisaient une halte sur l'autoroute et qu'elle l'avait appelé depuis les toilettes d'une station service. Quelques courtes minutes, suivies d'une immense frustration pour lui. Là, elle lui annonce qu'elle peut s'échapper une heure ou deux pour pouvoir enfin se rencontrer. Lui sent bien que si elle vient chez lui, tout peut arriver. Et décide donc de la voir à l'extérieur. Rendez-vous une demi-heure plus tard sur les marches de l'Opéra. Il arrive probablement en premier, attend quelques minutes, quand quelqu'un s'approche par derrière et lui saisi le bras. C'est elle. Aussi belle qu'il l'imaginait (les photos qu'il avait vues n'avaient pas menti). Mais il est un peu destabilisé. Lui aussi est tel qu'elle l'imaginait. Peut-être même plus grand. Ils s'engouffrent dans un café. Pas en terrasse, puiqu'ils pourraient être vus. Paris est une grande ville, mais on dit en Espagne que le monde est un mouchoir de poche.

Les premières minutes sont étranges. Ils ne savent pas par quoi commencer. Ils ne savent presque pas quoi dire. Lui est troublé, même s'il essaye de ne rien faire transparaître. Elle le regarde dans les yeux, le dévore du regard. L'heure impartie s'écoule rapidement. La conversation fuse, maintentant. Ils ne parlent pourtant pas d'eux deux, lui fait particulièrement attention à ne pas aborder le sujet. Elle semble à peu près faire de même. La magie des premières conversations opère à nouveau. Elles s'éclipse quelques minutes. Puis réapparaît. Il faut partir. Elle doit rejoindre l'autre. Enfin, il se rend compte qu'en fait, "l'autre", c'est lui. Il l'accompagne jusqu'à Palais Royal. L'avenue de l'Opéra ne lui a jamais semblée aussi courte. Arrivés à la station de métro, il est l'heure de se dire au revoir. Elle décide de l'accompagner jusqu'au tourniquets, tous deux essayent de faire durer le moment le plus possible, ici, protégés des regards de la surface par l'anonymat d'une bouche de métro. Quelques minutes encore. Ils se séparent, se disent au revoir. Il lui fait la bise, un peu penaud, un peu impressionné par le fait qu'elle retourne avec l'autre dans les instants qui vont suivre.

Elle revient sur ses pas, et lui dit : "pas comme ça", l'accroche et l'embrasse à pleine bouche. Une demi-seconde plus tard, ses mains sont dans ses longs cheveux bruns, le silence fait place à l'ivresse du baiser, au ballet des lèvres et des langues, aux caresses et aux frottements sur des bouts de peau. Il n'a qu'une envie : de la coller plus encore à lui, et tous les deux sombrent dans ce rêve, l'espace de quelques instants.

Puis elle part, regarde deux fois vers lui, elle remonte les marches et il l'imagine se diriger vers l'autre.

C'était une autre vie.

When you ring my number, you ring my head
All the time for telephone sex
See my life just falling with you

(TEXAS - Telephone X)

Fast and Furious : Porte Dauphine - Sacré Coeur en 9 mn

Tombé dessus par hasard. Lelouch dans Paris au volant d'un Ferrari 275 GTB. Porte Dauphine - Louvre - Sacré Coeur. En 1976. En moins de 10 minutes. A ne pas reproduire, bien entendu. Et c'est chez Caféïne (amateurs du magazine Joystick, ça devrait "ring a bell").

C'est -> ici <-

(C'est long à charger, cela dit)

Puisqu'on est jeunes et cons

Dans une autre vie, j'étais jeune. Et bête, aussi. Je n'en suis pas fier. Probablement en 2000, mais la mémoire me fait faux bond (déjà ? ça commence bien). Jérémie commençait tout juste à présenter des flashs infos. C'est souvent serieux, les flash(e?)s infos. Faut rester crédible. Et le fou-rire est l'ennemi du présentateur. Alors forcément, c'est tentant... Désolé, Jérémie... Ou merci, c'est selon.

(Et merci Misha pour le son ;))

PS : non, on ne m'entends pas, mais est-ce vraiment nécessaire ?

Mood : Richard Fiocre

En pleine tempête

17h29 : Nanterre, coincé au 9ème étage d'une tour laide. L'avantage, c'est que par la fenêtre, on voit les lumières de la ville, au loin. Les immeubles s'allument petit à petit, du moins, les différentes fenêtres... Il y a donc de la vie, là dehors. Le contraste est saisissant, avec le bureau : ici, différents collègues sont partis plus tôt, pour cause de grève, et je suis coincé jusqu'à 19h00...

La tempête, elle est dans mon crâne. Tant de coups de fil, de SMS, d'emails pour me souhaiter un, au choix "Feliz Cumpleaños", "Joyeux Anniversaire", "Happy Birthday"... Mais rien de la part de cette sirène, pour qui ce blog se voulait une bouteille à la mer.

Oh, j'ai eu des nouvelles, hier soir. J'ai appris qu'elle voulait partir vers la Corrèze (ou la Lozère, enfin, un truc perdu loin, quoi). J'imagine bien que c'est pour changer de vie. Et forcément, je me demande si ce clash a quelque chose à voir avec moi.

17h42 : La tour Eiffel, au loin. Le phare ne tourne pas encore. Mais ça me donne un aperçu de la distance jusqu'à la maison : c'est loin. Et je suis pas rentré, avec ces grèves...

En même temps, y'a pas de raison que j'aie quelque chose à voir avec ça. Ça fait quand même suffisament longtemps qu'on n'est plus ensemble. Même si la ou les dates de séparation semblent variables. De l'époque, quelques mots résonent encore : "si on se sépare, ça n'est pas parce qu'on ne s'aime pas, c'est parce que j'ai beaucoup de mal à vivre avec toi". Ben oui, c'est logique : je t'aime donc je te quitte. En même temps, j'ai pas été beaucoup plus fin, en août dernier, avec mon "Tu sais que je t'aime encore ?", elle d'acquiescer et moi d'ajouter "Et tu sais qu'on ne se reverra plus ?". Là aussi : je t'aime donc je te quitte. Et tout bien réflechi, c'était difficile pour moi aussi de cohabiter avec elle.

17h58 : ça y est, le ciel est vraiment noir. les couchers de soleil de l'été, rougeoyants, sont loin. Et tous les matins le froid me rappelle cruellement que malgré tout, j'ai de la chance d'avoir un toit. Mais ça reste une bien maigre consolation

En fait, j'étais probablement fou amoureux. Et j'avais l'impression que c'était ma première vraie relation d'adulte. Et probablement celle qui allait durer. On avait évoqué mariage, les prénoms des enfants et tout plein de petits détails... Le hic, c'est que ça correspondait beaucoup plus à ses aspirations qu'aux miennes. Ensuite, bêtement, je crois que c'était probablement une des plus belles femmes que j'ai rencontré. Ses hanches me rendaient fou : allongée sur le sofa, ses courbes me semblaient parfaites, telle Vénus dans un tableau de Botticelli.

Sa bouche ne me donnait qu'une seule envie : de l'embrasser, de la mordre et de jouer à un cache-cache amoureux, de jouer avec, de la saisir, de la provoquer, de la goûter. Ses seins me semblaient parfaits, légèrement en poire. Là aussi, je ne me lassais pas de les regarder, de les caresser, de les prendre ou de les mordre.

Et ses mains de bûcheron toujours habillées de bijoux magnifiques.

Et son regard. Son regard. Elle pouvait tuer d'un seul regard. Ou bien avoir ce regard si particulier pendant l'amour.

18h13 : Bon, franchement, y'a plus grand chose à dire sur ce côté de Nanterre. Et si je change de fenêtre, je vois le cimetière. Mmmouais, pas très gai. Mais au rythme où ça va, je vais finir par dormir ici...

Alors je pourrais parler mille fois de ce qui n'allait pas. De mes erreurs, des siennes. Et j'avoue que ça m'a aidé, un peu, à certains moments, entre deux "reprises"... Mais, malgré tout, je préfère penser aux bons moments, aux jours pleins de soleil, à cette espèce d'adolescence qui nous envahit lorsqu'on est bêtement amoureux. C'est comme ça que je veux me souvenir d'elle. Pas tant de son côté bourgeois et catho coincée têtu. En fait, ça m'amusait, tout ça...

18h27 : bon, on va peut-être commencer à se préparer tout doucement à rejoindre le "hogar, dulce hogar", c'est pas tout ça, hein, j'aime bien mon boulot, mais y'a des limites...

En fait, je crois que j'ai pris le parti de ne pas lui en vouloir. Mais, j'avoue, j'ai été faible récemment. Je lui ai envoyé un mail. Un mois plus tard, je n'ai toujours pas de réponse, et je n'en aurais jamais plus, très probablement, mais j'avais fondamentalement besoin de l'envoyer bouler lui demander pardon... Et j'avais besoin de savoir qu'elle ne me déteste plus pas (plas?)

Times, they are a-changiiiiing (bis) et Mako (dé)moulage

Quelque chose s'est passé entre hier soir et ce matin. J'arrive pas à mettre le doigt dessus... 8h38, j'émerge (cool, c'est journée off aujourd'hui)... J'allume la cafetière. Son petit voyant vert clignotte quelques secondes puis reste fixe. J'y mets la capsule, je lance le café. L'odeur est extrèmement plaisante. Moins de trente secondes après, mon petit allongé est prêt, direction le PC pour vérifier les mails. Ça me revient en lisant le mail de Misha : "A ouvrir à 00h seulement !"... Aarrgh. Je suis encore un peu plus psychologiquement vieux que la v(i?)eille... Misha me souhaite un bon anniversaire, en précisant qu'il aime bien être le premier à le souhaiter. "Alors JOYEUX ANNIVERSAIRE Monsieur de 34 ans !!!!". Ça pour être en avance, il est en avance. De deux ans. Mais c'est cool. J'aime beaucoup Misha. Je l'ai connu alors qu'il avait 17 ans, je crois, il y a 5 ans. Intelligent, drôle, gentil. Et passionné de radio. Un petit "répondre à" pour lui dire merci et le chambrer deux minutes sur son avance.

Deuxième café. Il y a encore dans la maison l'odeur des pumpkin pies. Oui, un pluriel. Hier c'était folko. La loi de Murphy appliquée à la pumpkin pie. J'avais, je croyais, tout prévu : j'avais même acheté des pâtes sablées toutes prêtes. J'avais tous les ingrédients tout prêts. Je cuits à blanc la pâte, je la sort aubout de 12 minutes, déçu de constater que les bords se sont affaissé (ben oui, c'était pas un moule à tarte, mais un moule avec des bords assez hauts, histoire de faire une pie "épaisse"). Pfff, commence bien c't'histoire. N'écoutant que mon courage, je saisis une préparation pour pâte achetée dans la même épicerie, simplifiée à l'extrème : il suffit d'ajouter un peu d'eau et le tour est joué. Moins de 30 minutes après la première catastrophe, je la sors du four. Déçu. C'est plutôt une pâte feuilletée, et c'est surtout pas joli. Tant pis, je me décide à faire ce que j'aurai dû faire dès le départ : faire moi-même ma pâte. Je sors finalement vaincoeur du duel armé de mon rouleau. Non mais. 50 minutes plus tard, la tarte a bonne mine, je la sors et la laisse refroidir. Un fois bien refroidie, j'essaye de la démouler, mais la tarte est rétive. Qu'à cela ne tienne : je prends un assiette, couvre la tarte, et d'un geste élégant je retourne l'ensemble. Je sens que la tarte est descendue, j'enlève le moule pour remettre une autre assiette afin de pouvoir retourner à nouveau tout ça. J'ai presque envie de pleurer : un morceau du bord de 4 centimètres est resté collé... Pfff... Tant pis. Je retourne la tarte pour la laisser dans sa position finale. Et j'ai envie de tout balancer : un fin morceau du dessus est resté collé sur l'assiette... J'essaye de reconstituer le puzzle, c'est ok, mais je ne suis pas content. C'est pas super joli. Alors j'en ai fait une autre, avec une pâte toute prète, dans un moule pas trop haut et au final elle a l'air pas mal. Et c'est un moule à tarte qui se démoule tout seul, avec le bord qui s'enlève, promesse d'un démoulage réussi.

Donc, il y a encore l'odeur qui flotte, de ces deux tartes... Mais aujourd'hui, c'est le 21 novembre. 32 ans. Pas de petite amie à l'horizon (non, Misha, j'ai pas dit que je voulais draguer quelqu'un de la radio :p), et ça ne me dérange pas spécialement. En même temps, mon anniversaire approche, je pense à la Sirène. La rupture, c'était son cadeau pour mon anniversaire. Enfin, quand je dis rupture, c'est la première, l'officielle. Les hommes et les femmes n'avons probablement pas la même analyse de certains faits. Lorsque, un jour avant mon anniversaire, elle me dit qu'il faut qu'on prenne du recul, qu'on fasse un break, qu'elle avait besoin d'y voir plus clair, et qu'on n'en reparlerait que dans un mois, même si je sentais bien que ça sentait le roussi, j'avais encore un peu d'espoir. Lorsqu'au bout d'un mois,on se revoit dans un resto anonyme et qu'à la fin de la soirée elle me dit qu'elle a mes affaires dans son coffre, là, pour moi, les carottes sont cuites. J'apprendrai 3 ans après que, non, en fait non. Du tout. Pfff...

Bref, toujours est-il que depuis, je ne fête pas mes anniversaires. Après tout ça n'est qu'un jour comme un autre. Et puis c'est bête mais j'aime pas recevoir de cadeaux. Portant j'aime bien les faire, mais je crois qu'au fond je ne sais tout simplement pas les recevoir. Quoi qu'il en soit, cette année, c'est un peu différent. J'avais envie de marquer le coup, d'où l'idée du "Thanksgiving-Birthday". Mais ce sera en petit comité, en famille. Bon. Y'a plus qu'à préparer la suite des réjouissances : purée de pommes de terre maison, purée de patate douce, dinde honteusement remplacée par un énorme poulet fermier, cranberry sauce, bref, à la bonne franquette.

Joyeux anniversaire, petit trentenaire...

Je vais recevoir plein de coups de téléphone (enfin, plein, tout est relatif, hein) : Y., en bretagne, qui ne peut pas louper mon anniversaire (et moi le sien) il est né le 23. P. et E., mon couple de bidochons préférés, D. ma meilleure amie. Benjamin et Catherine, mes meilleurs amis (oui, bon, je ne le leur rend pas bien, honte à moi, mais ils ont une place très importante dans mon coeur : Benjamin c'est un peu le frêre de mon âge que je n'ai pas... Et Cat, aussi discrète qu'elle puisse paraître, a toujours eu des mots très justes à des moments bien précis qui m'ont toujours fait le plus grand bien). Puis la famille, les collègues de travail. Etc.

Pourtant. La seule personne que j'aimerais avoir au téléphone n'appellera pas. Pour la première fois en 4 ans. Et ça, ça me fait un gros schroufougnouf....

Mood : Happy Birthday (enregistré il y a quelques années avec les moyens du bord, le premier qui rigole, c'est le poulet fermier dans les dents ;))

You're beautifuuuuuuul ! -les plaisirs simples de la vie-

Travailler sur 4 jours est un luxe. C'est le luxe d'avoir un ou deux samedi par semaine avec presque personne dans la rue ou les magasins. Du coup, j'ai eu l'impression d'être à peu près le seul parisien qui souriait dans la rue. Demain, rebelotte, c'est off. Le "revers" de la médaille, c'est que samedi je serai enfermé de 8h à 18h au 9ème étage d'une tour moche à Nanterre. Donc, petite journée tranquille. Petites courses au Thanksgiving récupérer encore plus de purée de potiron (j'ai promis de faire quelques pumpkin pies à différentes personnes) ainsi que d'autre menus machins (des chewing-gums à la cannelle, yesssss !!!), et aussi pour profiter et regarder la carte des prix de la partie restaurant (on m'avait laissé entendre que c'était super cher, alors que non, en fait, pas plus que ça). Rien &à redire, l'accueil est toujours aussi sympathique, mais c'est toujours aussi petit :)

Ensuite, quelques courses au supermarché du coin, un petit coucou à mon banquier (coucou !) pour retirer ma nouvelle CB qui au final n'était pas encore arrivée, et une petite balade au Virgin, à la recherche de la relique sacrée de Bic.

Tombé sur une démo de la prochaine console de Microsoft. M'a pas impressionné plus que ça d'ailleurs... Je dois me faire vieux, mais ce genre de trucs ne me fait ni chaud ni froid...

Puis à la librairie, pensée pour "MoiAussi", aka "Les tribulations d'une blonde bientôt trentenaire à Paris ..." -à visiter sans modération- parce que j'ai craqué sur ça :

Ça faisait longtemps que je ne lisais plus sur du papier, et ça me manquait un peu. Puis ça me fera une bonne excuse pour passer moins de temps sur vos blogs :)

D'ailleurs, en allant au Virgin, je me suis souvenu de ce que Benjamin m'avait dit samedi, sur le fait qu'il avait bien aimé la précédente note décrivant le quartiers des grands boulevards le soir... Et je me rappelle que j'avais regretté de ne pas avoir pris de photos. Une en particulier.

Le mal est donc réparé.

Mais en fait, la raison de ce billet (et de son titre, merci James Blunt), la vraie raison, au fond, c'est que j'ai enfin trouvé chaussure à mon pied. Aujourd'hui est le grand jour. Je suis enfin l'homme le plus heureux du 9ème. J'en frémis rien qu'à y penser. A portée de ma main, de mes doigts...

Bon, c'est le bleu, impossible de mettre la main sur l'orange... Mais c'est comme dans ma vie de célibataire : si ma prochaine petite amie est blonde et non pas brune, je vais pas faire mon difficile. Ou bien ?

Mood : Shannon Campbell & Scott Andrew Lepera - Nothing New

Pascal Nègre va pas être content...

Et c'est tant mieux ! Je ne rentrerai pas dans le concept de la musique libre, des "creative commons" et autres joyeusetés, du moins, pas ce soir. Mais récemment, dans une "ambiance musicale" je vous avais glissé du Scott Andrew. Le lien est sur votre droite, vous pouvez écouter toutes (ou presque) ses créations, et même acheter ses CDs. Où le chercher sur iT(h)unes (beurk).

Dans la même veine, celle des artistes talentueux qui vous permettent d'écouter plus de 30 secondes de leurs oeuvres afin de vous faire une idée (et, éventuellement, que vous leur achetiez leurs galettes, parce que mine de rien, le tout gratuit nourrit difficilement son homme), on trouve de vrais bijous.

Granian est de ceux-là. Une vraie découverte, en ce qui me concerne, et un coup de foudre sur sa voix, juste ou écorchée vive par moments, et ses compos, simples ou moins classiques; et tout ça reste dans mon cadre psychologique musical pop-rock, ce qui n'est pas plus mal. Pour le reste, je vous invite à "aller voir ailleurs" : cherchez un peu sur son site, vous trouverez une dizaine de chansons "à partager". Mais si ça se trouve, vous êtes déjà là-bas ! Allez, je vous y rejoins ;) !

Mood : Granian - On My Own

Ma première expérience homosexuelle (2/2)

C'est là que tout à commencé.

J'étais là, à me concentrer sur mes boules (je vous rappelle, il s'agit de flipper... Certes, le terme "billes" paraît plus approprié, mais si je veux faire exploser mes stats...) afin de faire durer le plaisir fourni par cette délicieuse petite pièce de 5 francs (oui, c'est aussi pour ça qu'on jouait moins au flipper qu'au baby-foot). Et le vieux monsieur en question, s'approche. Il me dit quelques mots, sur un ton peu amical. Et lâche "de toute façon, vous ne pouvez que perdre ! Vous êtes un perdant !". Joignant le geste à la parole, il jette sur la vitre du flipper un paquet d'allumettes qu'il venait d'utiliser pour allumer sa cigarette.

On a beau avoir de l'entraînement, être le champion du Monde du XVIIIème de flipper catégorie moins de dix-huit ans, forcément, arrive un moment où l'on perd, au flipper. Non sans avoir livré un combat sans merci et acharné contre toutes ces targets, ces trous et ces bumpers qui ne me voulaient que du mal. Avec la lassitude du guerrier après une rude bataille dans les Terres du Milieu, je me sépare à regrets de mon fidèle flipper, et me décide à rapporter le paquet d'allumettes au vieux monsieur. Oui, je sais. C'est stupide. Mais n'oublions pas qu'il était somme toute "éblouissant", ce puit de savoir. Je lui tends le paquet. Il le saisit. Et dans une phrase, dont j'ai depuis oublié son introduction et sa conclusion il me glisse : "j'ai envie de coucher avec vous".

C'est fou comme le temps peut paraître élastique, comme une seconde peut paraître durer une année. Je suis cloué sur place. Pétrifié. Alors là, si je m'y attendais... Et le bougre continue à formuler des avances mais je n'entends plus rien. C'est Véro qui le remettra a sa place et le fera sortir.

J'apprendrai par la suite que ce "puit de science" s'était déjà fait arrêter à plusieurs reprises par le passé pour avoir montré son zizi aux passants dans la rue...

Moralité : méfiez-vous des vieux monsieurs qui ont l'air gentil. Même le petit gros en rouge sur un traîneau...

Ayé

(oui, bon, c'est pas super esthétique, je sais :p)

Ma première expérience homosexuelle (1/2)

Non, non, ne soyez pas surpris. J'ai "promis" sur un autre blog de faire dans le racoleur à la Voici (en gros, un titre bien gras qui n'a rien à voir réellement avec le fond de l'article). Dont acte.

Nous somme en 1989. Je suis donc jeune, j'avais des cheveux, des idéaux et très peu d'expérience. Après deux années en échec scolaire (après un parcours assez brillant, cela dit, sauf en maths) pour des raisons que je n'évoquerai pas (encore) ici, je me retrouve confronté à l'immersion dans la vraie vie, dans un lycée professionnel, Place de Clichy. Où l'on jouait à être des hommes, des vrais (sauf que je n'avais pas de poil au menton). Et être un homme, pour nous, ça voulait dire dépenser notre argent pour le repas de midi au café du coin, avec une conso (un café) et tout plein de pièces de 2 francs pour le baby-foot. C'était l'époque de la 5, l'époque de Princesse Sarah et surtout d'Olive et Tom qui étaient venus pour gagner en kickant sur le ballon, rond au départ, mais totalement déformé lors de sa trajectoire ballistique de précision qui laissait les filets du gardien adverse fumants. Dès lors, il n'était guère surprenant de retrouver l'ambience si particulière de ce dessin à peine animé lors de nos parties endiablées, entre les petits rouges et les petits bleus. C'était l'époque des "gamelles" (et là, il n'y avait que dans le cadre de ce jeu que j'en connaissais le sens), des "rateaux" (là, par contre...) et des "fanny-comptoir". On avait tous des techniques, des points forts, de stratégies. Et quelques fois, il y avait même des filles ! Je me rappelle parfaitement de Vic, grande, cheveux chatains, longs, bouclés, des yeux bleus magnifiques... Et un jeu incroyable !

Le café en question, avec le recul, aurait pu figurer dans un sketch des Deschiens. Le temps s'était arrêté dans les années soixante dix, et le mobilier et les murs défraîchis retrouvaient un écho familier avec les robes à fleurs de la tenancière, Véro, une dame d'1m55 et 110 kilos qui venait de Douai. Véro avait deux enfants, et son mari, Abdelaïde, se chargeait de la cuisine, le midi, l'heure de rush.

Après, vers 15 heures, c'était presque désert, et on pouvait avoir de longues conversations avec Véro, sa gouaille et son sens de la répartie, sans être trop dérangés par les clients.

Avec les inévitables piliers de bar qui jouaient au 421... Ou les poètes du quartier, voire même de vrais artistes connus (on se souviendra avec une larme émue avoir croisé quelques fois Jean-Luc Lahaye...). Au milieu de toutes ces célébrités, il y avait également d'illustres inconnus. Particulièrement un vieux monsieur, pétri de connaissances, qui nous clouait sur place avec toutes sortes de citations, d'histoires, d'anecdotes.

Et lorsque l'on ne jouait pas au baby-foot, on se défoulait sur le magnifique flipper...

Mood : (en version MIDI) : Michel Delpech - Chez Laurette

Pumpkin pie #1

Bon, les essais pour Thanksgiving commencent aujourd'hui : une tarte au potiron. Evidemment, j'avais pas la moitié des ingrédients et j'avais la flemme de ressortir pour tout ça. Résultat : la pâte sablée, c'est bibi qui l'a faite et le lait concentré... Ben... J'avais un carton de lait en poudre... Dilué dans du lait jusqu'à ce que la consistence soit assez épaisse et le tour est (presque) joué. J'avais eu la bonne idée d'acheter il y a quelques semaines un petit pot de mélange quatre épices, et ça correspond tout à fait aux ingrédients de base (cannelle, gingembre, muscade, girofle). Je me suis régalé avec le fond du saladier, donc ça promet d'être pas trop mauvais. Ça cuit tout doucement, encore 15-20 minutes et je saurai si mon cas est désespéré ou bien si j'ai encore l'espoir de pouvoir alimenter correctement une famille un jour avec mes talents de cuisinier :) Par contre, je suis un vrai désastre (c'est ce que je ne comprends pas dans la cuisine, d'ailleurs) : trente-six millions d'ustensiles (et la vaisselle à faire qui va avec) pour une si petite chose... Demain je me lancerai dans le Jell-O et dans le cheese cake. Pour la dinde, on verra le moment venu...

Pour ceux que ça intéresse le pourquoi du comment, l'idée est venue en re-re-regardant plusieurs saisons de Friends récemment. A l'époque, la série était diffusée les jeudis, donc forcément, le 4ème jeudi de novembre, un épisode mettait Thanksgiving à l'honneur. Promis, je passerai des rires enregistrés pendant le dîner...

edit 18h58 : quand je parle de dinde, je parle bien entendu de l'animal, hein, mauvaises langues, je vous ai vus venir ;)

Paris ? Las Vegas ?

Bon, Noël, bientôt. Ça fait déjà quelques jours que les grands magasins se sont mis aux couleurs du gros vieux bonhomme en rouge qui aime les enfants.

Ça va bientôt être le moment de penser au moins aux bonnes résolutions qu'on va prendre. Par exemple : ne pas commettre les mêmes erreurs. Je disais ailleurs qu'une phrase m'avait trotté dans la tête cette matinée en repensant à la Sirène : est-ce que je l'avais échappé belle ou bien est-ce que le belle m'avait échappé ? Probablement un peu des deux; ça m'a d'autant plus frappé que ça faisait pas mal de temps que je ne pensais plus à elle. Mais forcément, certaines dates reviennent à la figure et à la mémoire (n'est-ce pas (neo)?). Donc, prochaine bonne résolution à ajouter dans la liste pour dans quelques semaines : ne plus faire les mêmes erreurs. Oh, puis zut ! Ça sera plus facile d'arrêter la cigarette...

mood : Scott Andrew : Have We Learned ?

Ma "découverte" des Amériques (le quart d'heure américain)

Agéable "découverte", donc, aujourd'hui. Petite balade du côté du métro Pont Marie, histoire de satisfaire un peu ma curiosité. L'épicerie Thanksgiving au 14 rue Charles V, dans le 4ème. Première impression : c'est pas super grand. Deuxième impression : Benjamin aurait adoré revoir du pop-corn qui passe au micro-ondes et tout plein de produits qu'il n'a certainement pas oublié de sa vie québecoise. Troisième impression : ouch, c'est cher :)

Me reste plus qu'à aller voir deux autres épiceries dans le même genre, du côté de Rue du Bac. Et peut-être retourner au Thanksgiving, mais pour son restaurant cajun... Si ça tente quelqu'un(e) un de ces soirs...

Bon, c'est vrai, en fait : c'est un message quasi personnel pour Benjamin : j'ai deux ou trois trucs pour toi dans le lot :)

Tom Clancy, encore et toujours...

Ça vire à l'obsession, c't'histoire... Ce soir, mon pote Jack Ryan à la télé... "Clear and Present Danger"... Ça tombe bien, j'ai oublié l'histoire (oh que c'est bon de revoir un film qu'on a apprécié et dont on a oublié les 3/4 des détails... Oh comme c'est bon de redécouvrir :) En fait, c'est ça... Je suis en pleines redécouvertes en ce moment :p)

De la Terre à la Lune...

Petite soirée sympa hier au SELEN (ayé, vous le comprenez le titre, maintenant ?), rue de Charonne. Une grosse trentaine de personnes dans une petite quarantaine de mètres carrés :) Résultat : plus de voix aujourd'hui et les oreilles qui bourdonnent encore un peu. C'est un peu le problème dans ces cas-là, on se retrouve très vite à ne s'adresser qu'aux personnes les plus proches avec les yeux et la gorge qui piquent à cause de la fumée de cigarette :)

Oui, bon, je me fais vieux (mais en même temps j'ai l'impression d'avoir fait augmenter à moi tout seul d'au moins 5 ans la moyenne d'âge de la soirée avec mes quasi-32 ans). Des têtes connues, d'autres pas du tout, des gens sympas, de la musique, du vin, du champagne, bref : même pas eu la gueule de bois :)

Et je me rends compte que c'est presque ma première "vraie" sortie depuis la Sirène... Et surtout que je me sens encore en décalage : je me suis franchement fait violence (sans regrets, au final) pour plein de raisons. Je voyais ça en (relativement) plus petit comité, ce qui m'aurait fait perdre cette espèce "d'anonymat de foule". Là, l'avantage, c'est que je pouvais avoir des "absences" sans que ça ne se remarque. Une autre raison, c'est que j'appréhendais une forte présence féminine dans l'assemblée de par le contexte -sur lequel je resterai volontairement vague- : au final, c'était plutôt bien réparti.

Mais c'est amusant d'observer les tentatives (ou réussites) de séduction des un(e)s et des autres, à distance (ça, c'est pendant ces moments "d'absence"), les gestes des filles, le discours des garçons, tout étant finalement tellement prévisible. Oui, je l'avoue, j'étais largement plus spectateur qu'acteur hier soir, mais c'est un bon début, je trouve; j'ai un peu plus envie d'aller vers les autres qu'il n'y a encore que quelques semaines. Par contre, ça me confirme que les sorties "en troupeau" c'est pas (encore) mon genre de truc. Ou plus exactement, j'aurais bien aimé entendre ce que disaient les personnes en face ou à côté, sans avoir à me concentrer et à essayer de lire sur leurs lèvres, c'est épuisant :)

Bon, en relisant tout ça, ça fait un peu Caliméro rabat-joie :) Mais j'ai vraiment passé un bon moment.

Encore un point positif : une charmante demoiselle croisée, quelques mots échangés en début de soirée et en toute fin. Très ouverte, positive et sympa avec un joli sourire, un prénom magnifique et un petit accent craquant. Moralité : j'ai été séduit avec trois fois rien, et ça, ça faisait des années que ça n'était pas arrivé. Ça valait bien les yeux piquants et les oreilles qui bourdonnent de voir que je pouvais trouver "une autre" séduisante... Y'a du progrès... Ne reste plus qu'à avoir envie de séduire maintenant... Enfin, je laisse ça pour un peu plus tard :)

Travail, j'oublie tooooout !

Moui, bon, on peut pas être au top tout le temps pour trouver des titres de qualité.

Petite journée aujourd'hui (un petit 8h - 19h), mise entre parenthèses par un repas africain (du cabillaud avec une purée de pomme de terre douce, du riz et du saka saka -espèce de "sauce" relativement solide mélange d'épinard, de poisson, de manioc, d'huile de palme et de tout plein d'autres trucs. Un vrai régal. Je ne connaissais pas les plats sénégalais et j'ai été agréablement surpris. Benjamin, j'attends ton avis éclairé sur la cuisine d'Afrique occidentale sur ton blog !). Je vais juste essayer d'avoir une vraie nuit de sommeil complète ce soir, histoire d'avoir une tête &#224; peu près présentable demain soir.

Et ptet un petit tour du côté de quelques épiceries américaines &#224; Paris demain (Benjamin ?), histoire de faire quelques tests de produits pour mon faux-vrai Thanksgiving/Anniversaire de mes 32 ans &#224; moi avant de commettre l'irréparable &#224; la date fatidique (ben oui, j'ai jamais fait de pumpkin pie ou de pecan pie, je sais, encore un mythe qui s'effondre, mais je suis preneur de toutes les recettes)

And the winner is...

Merci pour tous vos commentaires concernant les "bannières" (n'est-ce pas cyberlostsoul ;) ??? Et merci Virginie -pour ceux qui ne connaîtraient pas, Virginie me rend vert de jalousie lorsque je regarde la qualité de ses croquis et de ses dessins. Beaucoup de talent et un style bien à elle. Filez donc sur son site -mais revenez après, hein?- ).

Pour vous éviter de recharger frénétiquement les pages de ce site, voici pour vous, public, l'intégrale des bannières (a-lé-a-toi-res : répète après moi Cyber :) ).

la photo des citrouilles n'est pas de moi, hélas, mais de Greg Jordan. Mais dans l'ordre, vous avez : un cendrier rapporté du Maroc par Karim, accompagné de mes cigarettes et d'encens; la photo d'un poster avec des dessins de carrelage, acheté à Grenade (c'est même un cadeau de la Sirène); un clavier de portable, en français, pour remplacer l'américain de la Sirène; le mur de ma cuisine (non, pour le coup, elle n'a rien à voir là-dedans); et une photo du sommet de l'Opéra Garnier.

Et pour répondre à la question qui vous brûle les lèvres : oui, y'en aura d'autres :)