Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Il faut tourrrrrner la pageuh

Grand moment à l'instant, au bureau : je viens de jeter une photo. Qui était dans mon portefeuille. Depuis la venue de C. à Paris. Une photo collector : C. et lA Sirène sur mes genoux, dans un photomaton. La blonde et la brune. Bon, c'est la seule que je jetterai, les autres, non... Elles resteront très bien rangées.

Prochaine étape, changer de marque de cigarettes, éventuellement... En fait, non... Je crois bien que je vais les garder, les Dunhills...

Bon, c'est déjà bien pour commencer une nouvelle année, de tourner une page...

Mood : Scott Andrew : A New Year

Quand Madrid monte à Paris (part 3)

Il ne l'a pas vu venir... Il est un peu décontenancé... "Heu... C'est... Par là...". Elle glisse son bras dans le sien et ils commencent à descendre la Rue du Faubourg Montmartre, en repassant devant le restaurant abandonné quelques "instants" plus tôt. En face, le Palace. Plus loin, le marché Cadet. Il stoppe dans la rue piétonne, elle est un peu surprise par cet arrêt, elle continuait sur sa lancée. Il l'a rattrappée du bout des doigts. Il l'attire fermement vers lui. Elle semble être amusée. Il rapproche son visage du sien, s'arrête à quelques millimètres de sa bouche... Et l'embrasse. Le baiser ne dure pas très longtemps. Il n'a finalement fait que poser ses lèvres sur les siennes, assez tendrement...

Ils continuent leur chemin, main dans la main. Lui sent déjà une certaine excitation, mêlée d'appréhension. Square Montholon. C'est elle cette fois qui l'arrête. C'est lui qui l'embrasse. Cette fois le baiser se fait plus insistant, il passe sa main droite (la gauche tient encore ce satané sac) dans les cheveux de la demoiselle, comme pour la retenir le plus possible. Elle fait de même. Lui sent la terre tourner et il a oublié la température glaciale.

Ils arrivent devant sa porte cochère, il compose le code, pousse la porte, ils s'engouffrent, traversent la cour, montent le demi-étage qui donne sur son pallier, il ouvre la porte, la laisse passer devant, elle monte donc la dizaine de marches qui compose son entrée, elle arrive là-haut. Il fait chaud, c'est agréable. Il a fermé la porte et l'a rejoint. Il l'aide à enlever son manteau, il enlève le sien... Il pense lui offrir à boire, à mettre un peu de musique... Elle ne lui en laisse pas le temps... Elle l'embrasse... Ils ont encore les lèvres scellées qu'il l'attire vers la chambre... Et c'est elle qui le pousse sur le lit...

Quand Madrid monte à Paris (part 2)

La nuit est froide. Il regrette presque d'être resorti. Il est au pied de son hôtel. Comme convenu, il l'appelle. Elle descend dans les 5 minutes qui suivent. Grande, belle, regard espiègle, cheveux longs, bouclés. Ils se font la bise. 2, en fait. 4 étant très parisien.

"On y va ?". Grand sourire, elle acquièsce, non sans ajouter : "je t'ai descendu le paquet de C. Tu le prends maintenant ou bien je le remonte ?". il décide de le prendre, après tout, ça lui évitera de remonter ensuite.

Au début, la conversation est très convenue, mais les deux sont à l'aise. Elle commence par lui raconter ce qu'elle a vu aujourd'hui. Qu'ils ont fait Saint-Germain Montmartre à pied, qu'elle regrette déjà de ne pas pouvoir rester plus longtemps à Paris, il y a tant à voir encore.

Ils passent devant un restaurant, Boulevard des Italiens. En terrasse, un petit enclos avec quatre lapins. "Comme ça, tu choisis le lapin que tu vas manger, un peu comme les homards". Elle le regarde, étonnée : "c'est horrible ! Je ne pourrais pas...". Il lui fait alors son regard de "Chandler-qui-attend-que-Joey-comprenne". Elle se rend compte que c'était une plaisanterie, le frappe doucement sur le bras pour le punir de l'avoir menée en bateau. La soirée se présente bien. Quelques pas plus tard, ils tournent sur leur gauche, Rue du Fbg Montmartre, arrivent devant l'entrée de Chartier, passent la porte cochère, pénètrent dans la cour. Ils s'engagent dans la porte-carrousel... Elle a un sourire béat. Le cadre est magnifique, les boiseries, les lampes, les serveurs qui s'affairent. Un peu de patience avant qu'on ne leur propose une table, avec un autre voisin. Le dîner passe rapidement. La conversation est fluide, naturelle et passe du cadre "classé" de Chartier à l'étude comparative de l'immobilier madrilène et parisien, en faisant un crochet sur l'article paru dans El Pais au sujet du "mileurista", à leurs métiers respectifs, sur comment il a rencontré C., à son envie d'aller à l'Institut du Monde Arabe le jour suivant. Le voisin de tablée s'est joint par moments à la conversation. Heureux hasard, il est hispanophone. Chilien, plus exactement. Le monde étant décidément petit, il habite à quelques mètres des bureaux de "Sergiiiiii", à Nanterre. Avec lui, la conversation oscille entre vins chiliens, les relations entre Chili et Argentine, la qualité de vie à Nanterre et autres joyeusetés.

Les serveurs commencent à ranger, le restaurant se prépare à fermer. Il est 22h30. Traditionnelle addition sur la nappe en papier, ils payent moitié-moitié (il a eu beau insister, l'espagnole sait être ferme). Lui pense éventuellement à rentrer chez lui, après tout, il va se lever à 6 heures du matin, mais c'est sans compter avec J, qui demande "et si on allait prendre un verre ? Pas nécessairement trop loin, puisque nous sommes fatigués tous les deux, mais ce serait sympa...". Avant de quitter les lieux, petites photos souvenir. Quasiment en face, le O'Sullivan leur tend les bras. Pour une fois, le pub n'est pas trop bruyant, et ils poursuivent leur conversation à une table, une Beamish Red à la main. Lorsqu'ils se décident à partir, il est minuit passé. Lui se dit que sa nuit va être courte...

"Et si on marchait un peu ?", dit-elle... "Très bien... Je te laisse le choix de la direction". Ils sont à un carrefour, quatre options possibles.

"Chez toi c'est par où ?"

(à suivre)

Quand Madrid monte à Paris

Jeudi après midi. Son portable sonne. Numéro masqué. Il répond quand même (en général il refuse, parce qu'il estime que c'est la moindre des politesses que de ne pas masquer son numéro). C'est C, son amie de Madrid (cd. Movida). Elle : "Hey ! Sergiiiiiiiii !" Elle s'obstine à l'appeller "Sergi", la variante catalane de son prénom. Ça l'exaspère un peu, mais il le lui passe bien volontiers. Après les diverses prises de renseignements quant aux amours, les amis, les emm, la famille, le travail, la santé, le temps qu'il fait, elle lui dit qu'elle a une amie, J, qui passe à Paris, et qu'elle lui a donné son numéro, elle a un petit quelquechose pour sa mère, pour Noël. "Tu veux que je l'héberge ?" "Non, non, pas la peine, elle est à l'hôtel, avec sa famille, ses frêres, soeurs, parents, neveux, etc... C'est juste que c'est pas trop son truc de rester tout le temps avec sa famille, donc, si tu as l'occasion, voilà, quoi..."

Vendredi. Appel en absence sur le portable : le numéro de J s'affiche. Il la rappelle en sortant du bureau mais tombe sur le répondeur. Il s'emmèle un peu sur son message, mais globalement, il lui propose de le rappeller dès qu'elle a un moment.

Samedi, dimanche : préparatifs et réveillon, déjeuner familial, échanges de cadeaux. Enfin, échange, c'est un bien grand mot : les cadeaux ne se font traditionnellement qu'aux "petits". On lui offre néanmoins un magnifique... Batteur-mixer... Le KitchenAid sera pour plus tard, alors...

Lundi : grosse journée au bureau, il a oublié de téléphoner à J. Elle n'a pas non plus donné beaucoup signe de vie, pour sa part... Il arrive chez lui vers 20 heures, épuisé. Heureusement, mercredi et jeudi, c'est off. Tiens, ce serait une excellente idée de retrouver J, de jouer un peu le guide touristique avec elle, au moins un jour ! Il compose son numéro. Quelqu'un décroche. "J ?". Le son est entre-coupé, mais il entend un "No...". Le son est définitivement coupé... Il raccroche... Peut-être a-t'il composé le mauvais numéro. Petite vérif sur le journal des appels : l'appel en absence de l'autre jour est bien le même que celui qu'il vient de composer...

Il rappelle et tombe sur la messagerie, à nouveau. Il laisse un message chaleureux, proposant de se voir le mercredi ou le jeudi si elle le souhaite...

Quelques minutes plus tard, elle le rappelle. "Désolée, j'étais dans le métro et ça ne captais pas". Pas de souci. La voix est charmante, chaleureuse, vive. Il lui propose donc son idée de mercredi ou jeudi, puisqu'il est off, alors qu'aujourd'hui et demain sont de grosses journées bien remplies. Elle : "C'est super adorable ! Le problème... C'est que je pars demain soir...".

Il envisage un instant de se contenter de passer à l'hôtel récuperer le petit colis... En même temps, il est chez lui au chaud... Crevé... Elle aussi semble fatiguée, ils n'ont pas arrêté de marcher toute la journée. Son hôtel n'est pas trop loin, certes. Rue Richelieu. 20 minutes à pied, au maximum... Puis il se dit " et merde, marre d'être vieux !" et lui propose : "tu as dîné ?". Elle : "Non...". Il enchaîne : "Moi non plus ! Allons dîner, alors !". La perspective semble la réjouir, et elle souhaiterait dîner dans un restaurant français sans avoir à trop se déplacer. "Et bien justement... Il y a un petit restaurant, à deux pas de ton hôtel... Pas nécessairement gastronomique... Mais le cadre... Unique... Tu connais le Bouillon Chartier ?"

Rendez-vous est pris pour 20h45 devant son hôtel...

(à suivre)

Christmas T(h)ree

Vous trouvez que vous payez trop d'électricité ? Jetez un oeil ici... Moi je fais pitié avec ma petite guirlande... (attention, fichier video de 5 Mo)

Christmas Time... Too !

Ben voilà un autre cadeau pour vous. Je sais, je suis trop sympa.

C'est dingue, vous allez pouvoir découvrir plein de chansons sans que ça ne soit du piratage... Allez, merci les Snowballs, on va pouvoir faire les préparatifs dans la joie et la bonne humeur ! C'est simple, sans prétention, mais ça donne quand même un peu envie de faire la fête, là, non ?

"Everybody : it's Christmas !!!"

Mood : The Snowballs : Song About Christmas

Christmas Time...

Commençons la journée en douceur...

Mood : Diane Jessurun : Christmas Time is Here

Seven seconds away...

Double invitation à répondre, à la fois par le talentueux Pulsar et Tarrah, la curieuse...

7 choses que vous voulez faire avant de mourir :

  • - passer (enfin) mon permis voiture
  • - avoir une petite fille
  • - et l'appeler Sara (à l'espagnole, je n'en démordrai pas)
  • - finir enfin d'écrire une chanson qui me trotte dans la tête depuis près de 10 ans (plus c'est long...)
  • - Voir un concert de Richie Sambora
  • - la route 66
  • - Dîner au Thanksgiving avec Pé, Cyb, Flo et (neo)

7 choses que je fais bien :

  • - écouter
  • - le café (hors Nespresso, parce que là je triche)
  • - Prendre ma voix la plus suave pour draguer mes interlocutrices au téléphone
  • - m'entêter dans mon inertie (champion)
  • - faire croire aux autres que je suis quelqu'un de gentil et sympa
  • - j'arrive bien à râter les pumpkin pies
  • - tomber amoureux des filles qui peuvent me rendre malheureux (bien placé au championnat, aussi)

7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire :

  • - écouter/regarder quelqu'un me parler d'un bobo, d'une opération, bref, de quoi que ce soit qui porte sur la douleur
  • - garder mon sérieux trop longtemps... (chassez le naturel...)
  • - regarder une araignée sans crier comme une fille (sauf votre respect)
  • - dire non (mais j'y travaille)
  • - manger des écrevisses ou du homard, ou tout animal qui se présenterait entier dans une assiette (poulet rôti compris)
  • - mentir

7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé :

  • - l'humour
  • - le sourire
  • - les seins (je copie sur Pulsar) (et même les siliconés, tant que c'est harmonieux)
  • - le courage
  • - les moments de faiblesse
  • - et petit trip perso : les hanches

7 choses qui vous attirent chez le même sexe

  • - l'humour
  • - la gentillesse
  • - l'intelligence
  • - la simplicité
  • - l'ouverture d'esprit
  • - la générosité

(c'est marrant, c'est Benjamin tout craché, ça)

7 choses que vous dites souvent

  • - Bref
  • - C'est clair
  • - C'est c'là, oui
  • - Joerrrr
  • - C'est important pour ta vie future (ça c'est la faute d'Antoine)
  • - Basicamente
  • - Oui

7 béguins pour des célébrités (dans le désordre)

  • - Jennifer Aniston
  • - Monica Belluci
  • - Elsa Zylberstein
  • - Meg Ryan
  • - Cécile de France
  • - Victoria Abril
  • - Penelope Cruz

7 personnes à qui vous transmettez ce questionnaire Ben j'ai pas autant d'amis, moi...

  • - Cyb (parce qu'elle fait rien qu'à me chercher :p :))
  • - Périne (parce que je suis égoïste)
  • - Hell (parce qu'avec le talent et la poésie de la demoiselle, ça promet d'être un régal)
  • - Oumpf (parce que j'hésite : il va nous le faire "cynique" ou touchant, comme il sait le faire?)
  • - Renaud Donnedieu de Vabres (parce qu'il ne va rien comprendre, à moins que la FNAC et VIRGIN ne répondent à sa place)
  • - Misha (parce que. Na !)
  • - (neo) (parce que ça l'obligera à écrire quelque chose avant la fin de l'année)

Musica No...

Bon, en ce moment se vote la loi DADVSI... Autrement dit, si cela passe, dites adieu à votre libre consommation de la musique, entre autre... Et histoire de montrer à quel point nos élus sont au fait de ce dont il s'agit, rien ne vaut un réunion "pédagogique". Dites merci à Virgin. Et à la FNAC.

Quand Donnedieu de Vabres fait la pub de Virgin et la Fnac à l'Assemblée (Libération)

Bon, filez plutôt sur Framasoft, tiens.

¡Música sí!

Un peu de musique pour ce soir. Personne n'a oublié ces images de Ceuta et Melilla, de ces personnes qui pensaient trouver une vie meilleure une fois passés les barbelés. Etrange de voir comme nous autres espagnols pouvons avoir la mémoire courte concernant les flux migratoires... Quel rapport à la musique ? Eux : Canteca de Macao (ou Ceurre de Bacao, en français, mais c'est moins joli). Ce qui est joli, par contre, c'est ce mélange de reggae, de ska, de flamenco (pas nécessairement dans le morceau ci-après)... On est encore un peu loin d'un mix "pro", mais il se dégage un énergie tellement positive dans ce qu'il font, que ça corrige très bien les "à peu près" de la voix ou des instruments. Belle façon de montrer que l'on peut être jeunes et tenir un discours engagé crédible.

Mood : Canteca de Macao : Los Hijos de Mañana no tienen Futuro

(Esto va pa ti, Hell ;))

The King of the World

Near, far, wherever you are, I believe that the heart does go on...

Ne riez pas. Vous l'avez certainement fredonné à un moment où à un autre. Et vous avez très certainement vu le film, au moins une fois !

Fin 97 : buzz médiatique sur Titanic

Ça faisais quelques mois qu'il avait rencontré Mademoiselle Del Toboso, l'amie de la petite amie de son meilleur ami. Elle est étudiante en école de mode, lui en fac de langue. Elle est un peu "déjantée", pleine de vie, hyper active. Lui découvre à peine les joies de la séduction après avoir perdu 40 kilos. Le courant passe assez bien, il la trouve plutôt sympa, rigolote, mignonne, mais n'est pas intéressé. Lui est beaucoup plus posé, cela dit. Et ils se revoient régulièrement à différentes occasions, telles que des anniversaires, prendre un verre, etc. Toujours dans un contexte "plein de gens autour".

Au bout de quelques mois, il a beau se dire qu'il se fait des idées, que ça n'est pas possible, il croit comprendre que Mademoiselle Del Toboso est plutôt intéressée. De légères allusions, trois fois rien, mais ça ressemble furieusement à une drague légère.

Janvier 98, sortie de Titanic

Le plus gros indice, il l'obtiens le soir du 31 décembre 1997. Ils sont chez des amis, à danser, boire, rire, fêter. Que du très classique. Et même s'ils ne sont pas nécessairement inséparables ce soir là, il revient souvent près d'elle. Ou serait-ce elle qui reviens près de lui ? Nécessairement, la conversation arrive sur le prochain film de James Cameron. Le film est déjà connu pour être une entreprise pharaonique, où tout tend vers la démesure, ainsi qu'une histoire d'amour extraordinaire. Elle : "promets-moi de ne pas aller voir Titanic sans moi !". Il accepte, en se disant s'il a compris de travers, ou bien si en vrai gentleman qui se respecte, il n'a simplement qu'à aller voir ce film avec elle, en tout bien tout honneur, et les vaches seront bien gardées.

L'homme étant un animal au cognitif sous-développé, il se demande pendant plusieurs jours ce qu'il y avait à comprendre, le message subliminal qui s'était nécessairement glissé dans cette invitation, les promesses de printemps et de sa montée de sève et des petits oiseaux dans un ciel bleu.

Ou pas.

Puis vient le jour du rendez-vous. Il ne sait toujours pas à quoi s'attendre. Il ne sait pas s'il doit entreprendre quelque chose. Après tout, ils sont à priori "amis". Pendant tout le film, il se demande s'il doit lui prendre la main, essayer de l'embrasser, tenter quelque chose. 3h14 plus tard, les lumières se rallumment et ils sont restés bien sagement à leurs places respectives. Il pense avoir tendu d'énormes perches en laissant son bras posé relativement près de celui de la demoiselle, à plusieurs reprises. Ils sortent du cinéma. Lui a un peu ce goût d'inachevé. Elle lui propose de la raccompagner, à pied jusqu'à chez elle, après tout elle habite à 10 petites minutes. Ils remontent l'avenue, se dirigent vers son adresse. La conversation est plaisante, détendue, il ne semble pas y avoir la moindre gène, mais lui à toujours en tête et la belle Kate Winslet, et le fait de savoir s'il est absolument stupide sur ce qu'il fallait comprendre par cette insistance à ce rendez-vous.

Arrivés en bas de l'immeuble de Mademoiselle Del Toboso, ils continuent à discuter. Puis vient le moment de se dire au-revoir. C'est le moment ou jamais d'en avoir le coeur net. Après tout, il n'a rien à perdre. Elle évitera ses lèvres, certainement. Au pire, elle le giflera et remontera outrée. Elle lui parle, mais il n'écoute plus, il se concentre sur sa bouche. Sur ses lèvres. Il ne la laisse pas terminer sa phrase. Et l'embrasse à pleine bouche. Une seconde... Deux secondes... Pas de réaction de rejet, pas d'objets contondants en vue... Trois secondes... Quatre... Dix... Une éternité... Ils s'embrassent, se touchent, se tiennent pendant un temps infini.

Maintenant il sait qu'il n'a pas rêvé. Il est rassuré. Il est tout content d'avoir pu interpréter correctement ces signes (avec des sabots énormes de 25 kilos chacun, les signes, cela dit). Et tout à sa victoire sur le décryptage de ces signes étranges, sa pierre de rosette de lui demander : "Tu veux monter ?"

Lui : "Non... Je crois que je vais y aller..."

Ça n'est que quelques mètres plus loin qu'il se dit qu'il aurait peut-être dû monter... Mais en même temps il n'est toujours pas spécialement intéressé... Puis c'est pas grave... Il la rappellera... Dans deux ou trois jours... Bon... Elle est où la station de taxi la plus proche....

Mythique

Après avoir lu le blog de Pé, où elle parle de Meetic, je me suis souvenu de mon "profil" laissé en jachère depuis... Ouh là... Bon, ça remonte à longtemps... Finalement, je crois que j'aimais bien meetic juste pour répondre à des annonces :) En même temps, j'ai jamais été vraiment actif là-dessus... Et je comprends pourquoi des fois les filles ne répondent même pas :) (bon, en l'occurence, ici, le message n'a jamais été lu, la demoiselle ne s'étant jamais reconnecté depuis le mois de mars. Ça c'est tout moi, j'envoie des messages à des profils inactifs :) Acte manqué ?).

L'annonce :


Cherche à partager mes passions
Avec un beau blond
pas trop con
Qu'à des ronds

Ou alors un beau brun
Du matin
Et aussi très malin
Qui aime les calins...



Message : Bonsoir !

Je n'ai pu m'empêcher de sourire à la lecture de cette "recherche"... D'abord, parce que ça change (si, si, un peu, quand même, du moins dans la forme), ensuite, parce que je n'ai pu m'empêcher de poser la musique de Smelly Cat dessus et d'imaginer Phoebe chanter ça... Ca colle (presque) pile-poile (en même temps, toutes ses chansons ont tendance à faire cet effet de "presque')...

Reprenons (non, pas tous en coeur) :

> Cherche à partager mes passions

Sobre et synthétique, ça ne va pas par trente six chemins, bref, pas de chichis.

> Avec un beau blond

Bon, là je ne correspond pas, je me sens éliminé d'office (ô rage, ô désespoir, etc...) et j'ai l'envie furieuse de cliquer ailleurs, mais la rime attire l'oeil, alors que je continue...

> pas trop con

Rhalala, si le premier critère était éliminatoire, le deuxième me paraissait pourtant plus accessible, dommage, à cause du premier ! Essaye encore...

> Qu'à des ronds

Oui, bon, là, je passe, Joker, on va pas aborder les sujets qui fâchent tout de suite, non plus... Mais je note que ça ne s'arrête pas en si bon chemin, et alors que tout semblait râpé, cuit et égoutté direction la table, une lueur d'espoir avec un

> Ou (...)

Sauvé par une magnifique conjonction de subordination (tiens, ça fait des années que je n'ai pas parlé grammaire, moi...) ?

> (...) alors un beau brun

Héhé, ça j'aime plus. Du moins, la brunitude de la chose. Brun, oui. (ouf, je respire). Beau, heu... On va mettre cette formulation sur le dos de la licence poétique, hein, ça m'arrangera pour deux minutes (en même temps, oserai-je évoquer le fait que j'ai mis des photos, môa ?. J'ose :))... Et donc, tout revigoré par ce nouvel espoir, je continue la lecture...

> Du matin

Yessssss ! Hum, pardon. "Tiens donc" voulais-je dire. Enfin, du matin, du matin, ça va aussi dépendre sur quel fuseau horaire on se place... Pas le même dans la cuisine ou dans la chambre... Le matin faut bien au moins... Oh, tout ça, pour aller d'un point à l'autre (idéalement, de la chambre à la cuisine, l'inverse ne se vérifiant qu'en cas de coma éthylique avancé sur le carrelage de cette dernière. Cela dit, cette dernière phrase ne doit pas faire peur, ça ne reste qu'une hypothèse, hein, je ne suis pas non plus un "Ha-Ha!", à savoir un "Halcoolique Hanonyme"...). Bref, du matin, oui, mais seulement après une dose massive en intraveineuse de caféine. Ou une bonne douche, mais je préfère émerger grâce au café, ça évite de s'ébouillanter sous la douche ou de prendre un jet glacé :) Question de survie urbaine et domestique, j'imagine...

> Et aussi très malin

Je constate que le beau brun a plus a prouver que le beau blond, ce dernier se contentant d'un "pas trop" alors que le brun, lui, faut qu'il assure un max avec une "très"... :) Ah, zut, j'avais pas fait le rapprochement avec la fortune du décoloré, c'est vrai... :)

> Qui aime les calins...

Franchement, y-at'il des hommes avec un grand Z qui n'aiment pas les calins, qui plus est le matin, s'ils sont bruns ?. J'en doute, mais c'est bien là un sujet ouvert à discussion, non ?

Au plaisir de vous relire ?

S.

Cogito... Ergo cogito...

Deux ans auparavant, en été, au bureau. Un essai d'alarme à incendie vient de prendre fin. Et C. descend du 6ème au 5ème dire bonjour aux gens du bureau. Elle, robe noire sexy, peau blanc d'albâtre, cheveux roux longs et bouclés. Lui, en lui faisant la bise : "je comprends mieux pourquoi les alarmes se sont mises à hurler il y a quelques secondes..."

Décrypter le langage du corps... En théorie, ça semble facile... Les petits signes qui soi-disant ne trompent pas, tout ça. Il faut vraiment être un gros balourd pour ne pas les saisir. Lui, c'est un gros balourd. Ou, plus prosaïquement, un doux imbécile. Ou alors quelqu'un qui se refuse à interpréter quoi que ce soit, parce qu'au final, ça l'arrange bien de ne pas se mettre en danger quelques secondes.

C. est passée au bureau aujourd'hui. Une délicieuse rouquine de 29 printemps. Enfin, plus rouquine, en fait, simplement châtain. C'est une longue histoire de "je t'aime, moi non plus" : il se sent bête après coup, mais il ne la rappelle jamais, ou presque, mais on ne peut pas dire non plus qu'elle le harcèle de coups de fil. Il ne sait pas trop pourquoi. C'est vrai que le comportement de la demoiselle ressemble à si méprendre à de la drague pas toujours très fine (on lui expliquera la finesse de glisser un décolleté sous ses yeux sous un prétexte fallacieux). Pourtant, il la trouve jolie. Plus il la fréquente, plus il la trouve amusante, un peu folle (ceci expliquant un peu sa méfiance sur l'interprétation divinatoire du comportement féminin). Il avait promis deux semaines auparavant de la rappeller. Elle lui a encore fait le reproche. Là, il n'a plus d'excuse toute faite, il a vraiment purement et simplement oublié suite à une montée en charge au travail... Il se souvient lui avoir dit qu'il l'inviterai à déjeuner ce jour-là, aussi s'y tient-il. Au lieu du magnifique Restaurant Inter-Entreprises (plus fréquemment appellé "la cantine"), il décide de faire les choses bien et de l'inviter dans un petit restaurant en centre ville. La pause déjeuner d'une heure déborde largement sur l'heure suivante, sans avoir vu le temps passer. Magret de canard aux épices, noix de St Jacques à la crème et un simple Bandol rosé. Le restaurant n'est pas un petit boui boui, le cadre est d'ailleurs intéressant avec ses murs à moitié finis, avec pierres et/ou briques apparentes, et l'autre moitié rouge carmin, tables et chaises en bois sombre (petit miracle : pas de fumeurs sauf en toute fin de repas à une table assez éloignée), présentation des plats simple et raffinée à la fois... Le grand jeu sans le vouloir... Retour au bureau, histoire de finir deux trois affaires courantes, départ sur Paris : il a rendez-vous à 17h vers La Madeleine. Passage "commun" chez Nespresso, avec juste avant une photo devant Old England avec deux joueurs de cornemuse, puis bise d'au revoir.

Rewind.

Au bureau : elle le taquine, la chatouille, lui tapotte les cuisses et les genoux, ils se chamaillent un peu, entre deux coup de fil. Blagues maladroites de collègues sur "ils font un joli couple", ou bien "il est bon à marier, il fait la cuisine".

Au restaurant : elle, pupilles dilatées à l'extrême, conversation plaisante, vin sympathique, cadre agréable, quelques questions un peu étranges où l'on replaisante sur un mariage.

Re-bureau : sourires entendus des collègues, l'air de dire "c'est in ze pocket", re-chamailleries.

RER : face à face, elle met ses genoux entre les siens et "joue" avec.

Cornemuse : elle lui dit "hey, tu as ton appareil, non ?". Lui acquièsce, pense ne prendre que les joueurs de cornemuse en plein concert, petit signe de la tête à l'un des deux en montrant également l'appareil (langage international de : "je peux vous aveugler avec mon flash pendant que vous jouez ?"), le joueur opine, il se prépare à cadrer, lorsqu'elle se précipite entre les deux instruments pour qu'on la prenne en photo. Beau joueur (no comment), un des deux écossais demandera à regarder la photo, puis lui dira de la cadrer plus large, on ne voit pas les chaussettes. Re-photo. Merci beaucoup.

Nespresso : pendant qu'elle passe avec une hôtesse de vente, lui s'apprète à passer avec une autre, sur le point de terminer avec sa cliente. Elle demande : j'ai acheté ma cafetière il y a un mois. Je dois acheter un kit de détartrage ? Non madame, simplement conseillé au bout de 400 ou 500 utilisations. Elle : ah oui, d'autant que j'utilise de l'eau dans une... Heu... Regard vers lui d'appel à l'aide. Lui : "brita". L'hôtesse : "ah, vous êtes ensemble ?". Elle : oui. Lui : non. Le public présent et les hôtesses rient. Lui tend sa carte de crédit à son hôtesse. Oublie presque de la reprendre, tête en l'air comme il est. Il en plaisante. L'hôtesse aussi : "ça m'aurait fait au moins un nouveau sac pour Noël". Elle : et moi je compte bien sur le fait qu'il me laisse sa carte bleue demain pour que je fasse du shopping, l'air de dire, c'est mon mari, et doit donc souffrir comme il se doit de milles morts écrites en rouge sur son relevé bancaire.

Avant de se séparer : quelques mots, elle lui fait 4 bises. Quelques autres mots, elle lui refait 2 bises. Il a étrangement l'impression d'avoir failli être embrassé sur la bouche, n'eut-ce été par un malheureux hasard de "je tourne légèrement plus le visage avant le moment fatidique". De sa part à lui, d'elle, il ne sait pas vraiment...

Il file à son rendez-vous, un peu sonné...

"Pé"ripéties ostréicoles

Je viens de l'annoncer sur un autre blog : je n'aimais pas les huîtres (en fait, à peu près tout ce qui vient de la mer, pour être sincère). Depuis des années. Comme quoi on peut changer (oserai-je dire : "par amour" ?). Photo probablement prise vers Cancale. Depuis j'aime bien les huîtres. Mais je ne peux plus voir les sirènes en peinture :)

(Pé : oui, bon, c'est pas de la lecture, là, je sais...)

Voyage en Orient (pour 0€)

J'avais envie de faire des grosses chaussettes de Noël. Benjamin m'avait rapporté ça de Québec il y a quelques années, et j'ai toujours trouvé ça très "cute". Puis j'ai 4 neveux et nièces qui sont déjà gâtés pourris par les jouets offerts par à peu près tout le monde, alors cette année je voulais juste leur donner ces grosses chaussettes remplies de bonbons, sucettes et autres saletés qui donnent des caries friandises (et accessoirement, un chèque que les parents déposeront sur le compte idoine. Faut pas se leurrer, si je donne le chèque aux gamins, ils vont rien comprendre. A part le plus grand. Mais où est la magie de Noël dans un chèque ?).

Alors bon, aujourd'hui, repos, j'ai du temps, tout ça, donc, armé d'une grosse veste et de ma fidèle écharpe, je me dirige d'un pas alerte vers le lieu où je sais que je trouverai mon bonheur afin de confectionner ces satanées chaussettes : les tissus Reine, au pied de la Butte Montmartre.

Et là, bonheur ! Etoffes, tissus, tous aussi somptueux les uns que les autres (bon, y'a aussi du kitsch, hein). De la soie, du velours, de toutes les couleurs, de toutes les textures, partout, sur les murs, sur les étals. Un régal pour les yeux, réellement. Ça donne envie de mettre du tissus partout (oui, Benjamin, ça m'a donné envie de faire une housse de couette que cette fois-ci je n'achèterai pas chez Ikea). J'avoue avoir passé près d'une heure dans le magasin, à toucher, caresser, regarder (les étoffes, pas les vendeuses, je vous rassure). J'étais venu pour de la feutrine, voire du velours rouge, mais au dernier moment, devant "l'ampleur de la tâche", je n'ai rien acheté (en même temps, la feutrine était plutôt chère pour une malheureuse "feuille" à peine A4 ; le velours était très bien, mais je me suis dit que je trouverais certainement des chaussettes toutes faites que je n'aurai plus qu'à garnir, finalement).

Tout ça pour dire que :
1) je suis un oncle indigne pas même fichu de confectionner des chaussettes de Noël pour ces petits vauriens délicieux neveux.
2) Toutes ces étoffes m'ont fait penser à l'hôtel de Tanger et ses multitudes de tapis et d'alcôves avec des coussins partout.

Et forcément, un morceau m'est revenu à l'esprit. Cela faisait quelque temps que je voulais les placer ici, ceux-là. Parce que la musique, c'est bien, mais la musique en Live, c'est mieux. Et puis c'est aussi une excellente façon de voir ce qu'ont dans le ventre les musiciens et les artistes. Et un groupe qui donne bien en Live (parmi d'autres), c'est Myassa. Ne me croyez pas sur parole...

(découvert via Jamendo)

Mood : Myassa : Sahara

¿Dime como lo hago yo?

No me vengas con que el tiempo cura todo y bla, bla, bla,
porque lo único que hace es engañar
y las heridas son las mismas, una a una y mil a mil,
escondidas pero siempre están ahí.

J'allais écrire une jolie histoire, pour Périne. Mais j'ai beau chercher... Je ne trouve rien... J'ai commencé par chercher dans mes ex petites amies. Non pas que j'en ai eu des milliers, hein, mais j'ai l'impression que beaucoup de choses se sont effacées, et qu'il ne me reste de souvenirs que ceux d'avec la Sirène. Pourtant je me rappelle bien de M, de D, de S pendant mes années fac. Même s'il ne s'est pas forcément passé grand chose... Mais même les prénoms ont tendance à devenir flous. Les circonstances, les situations. Non, vraiment, c'est comme si tout ce que j'avais vécu avant n'avait presque pas existé. Est-ce que c'est à ça qu'on reconnaît l'amour ? Et même si je n'ai pas spécialement envie de "radoter"... Et même là, je serai bien incapable de ne garder qu'un seul moment marquant. D'une certaine façon, ils l'étaient tous. Et c'est probablement ça qui m'embête le plus. Est-ce qu'on trouve le courage de "tout recommencer", pour reprendre une note de La Fille d'à Côté ? Est-ce que ça ne rend pas plus difficile de se jeter à nouveau à l'eau, dans une nouvelle aventure ? Au fond, pour rejoindre dans une certaine mesure ce que disait notre Anto nationale, est-ce qu'on ne deviens pas, par la force des choses, plus réticent à se laisser embarqué dans une histoire. Ma tête dit "non". Mon coeur dit "ben, si, en fait".


Y ahora dime que lo olvide, como lo olvidaste tu,
que mañana volvera a salir el sol.
Y aunque sé que nadie escapa y de haber sido lo peor,
yo también, pero tú ahora dime, como lo hago yo...

Et qu'est-ce qui fait qu'un couple tient, tiens ? Ou qu'il casse ? Ou qu'il s'enlise ? Et est-ce qu'il vaut mieux s'enliser que casser ? (ici, la majorité d'entre vous dira "il vaut mieux casser", mais la grande majorité des hommes, même s'ils diront de même, vivront confortablement dans l'enlisement. Tss, tss, n'insistez pas, j'ai raison, pas vrai les filles ?). L'ennemi est-il l'habitude, ou bien ce que l'on considère comme acquis ? Là, normalement, vous dites, merveilleux réflexe pavlovien, "rien n'est jamais acquis". Et moi je dis : "faux, ma brave dame, j'avais au moins la certitude que je l'aimais, en dépit de tout, en dépit de tous et en dépit de moi". Oui, bon, c'est facile de dire ça. Mais à quoi on sait qu'on aime quelqu'un ? Et en quoi c'est différent d'être amoureux ? Et pourquoi, lorsqu'on aime, on a tendance à ne pas agir en fonction de ça ? Ça devrait nous permettre de faire des "efforts" sans qu'ils ne soient perçus comme tels, justement, non ?


No sé bien que es lo más fácil,
no sé de que agua beber,
si ser víctima en silencio, o verdugo a toda voz.
No me digas que no importa,
que fué una estupidez,
yo decido como y cuanto estrujarme el corazón.

Bon, bien entendu, en l'occurrence, le "mal" est fait. J'en ai fait mon deuil. Y'a pas longtemps, certes, mais j'ai bien conscience que c'est fini depuis quelques mois. En même temps, son silence radio depuis le mois d'août est un bon signe (oui, oui, on est super perspicaces, nous les Zommes). Et pourtant, elle me manque. Des petits détails, au quotidien. Lui préparer son jus d'orange au petit-déjeuner. Repasser le CD de "Mozart, l'Egyptien", la regarder dormir ou prendre son bain. Trois fois rien, en fait. Mais c'était devenu petit à petit "notre" quotidien. Et avec un peu de recul, j'ai l'impression de ne pas vraiment avoir envie d'avoir un autre quotidien avec quelqu'un d'autre. Celui-là me plaisait bien, quand même. Mais on avait peut-être aussi trop de différences entre nous pour que ça puisse marcher... L'âge, tout d'abord, avec ses 5 ans de plus. La géographie, ensuite : elle du Nord, moi du Sud. Le cadre familial et culturel, diamétralement opposés... Ça devrait me servir afin de ne plus reproduire les mêmes erreurs, ça sert à ça l'expérience, non ? Par exemple, lorsque ma petite copine me demandera de "choisir" (i.e. : de ne plus communiquer avec) entre elle et ma meilleure amie, de qui elle sera jalouse alors qu'il n'y a aucune raison, je ne répondrais plus "c'est comme si tu me demandais de choisir entre ma main droite et ma main gauche". C'est joli comme phrase, c'est joli comme preuve d'amitié, mais la prochaine fois, j'efface le numéro de ma meilleure amie devant ma petite copine sans la moindre hésitation.


Fuera todo lo aprendido, confianza y lo demás,
como arreglar el desastre que ahora soy.
Y aunque sé que nadie escapa y de haber sido lo peor,
yo también, pero tú ahora dime, como lo hago yo...

Dans le même genre d'erreurs que je ne referai plus (on croise les doigts ?) : si au bout de 4 mois ma petite copine me demande d'acheter avec elle, je ne me pose pas de question, et dans la semaine on visitera des appartements ou des maisons, ou des caravanes, bref... Et je ne me dirai pas que c'est un peu rapide. Et lorsque elle me dira qu'elle a les prénoms des enfants, je les trouverai super, même si j'insiterai pour la forme sur "Sara", parce que c'est vrai que je l'aime bien ce prénom. Et illico je lui ferai le gosse, dans l'heure qui suit. Et pour le mariage, forcément, dans la ville de la mariée (station balnéaire prout prout) avec toutes les femmes qui doivent porter des chapeaux. C'est sûr qu'entre le mariage et la maison, c'est plus un crédit qu'il m'aurait fallu, mais le braquage d'une banque... Et ça, c'est sans compter la bague de fiançailles qui par "définition" (enfin, celle de sa belle-soeur) devait avoir une valeur de 5000€ minimum... Non, en fait, je dis ça, je dois être un peu amer. C'est vrai que je me suis dit que ça avait été des erreurs de ne pas avoir fait tout ça, à l'époque. Mais en fait, non. Je me serai retrouvé avec le crédit d'une maison (et d'un mariage), un gamin (qu'elle aurait gardé sans m'autoriser à le voir) et divorcé (chers amis lecteurs, ça n'est point un jugement, ici, hein ?)...


Y las dudas a mis años me atraviesan,
porque no sé si uno es como se ve,
con su parte mala o buena hasta los huesos,
o quizás sea tan solo, como tú me quieras ver.

Donc, en fait, au final, je crois que j'ai bien fait. Ça allait trop vite, au point que je me disais que pour elle, ça aurait pu être moi ou un autre, ça aurait été pareil. D'où l'idée de l'avoir échappée belle. Non, en fait, ce qui me fait peur, c'est que déjà sur le moment, je voyais bien que ça allait trop vite. Et si elle n'avait pas cassé, j'en serai peut-être là. Mais alors... Pourquoi est-ce qu'elle me manque autant, malgré tout ? En repassant devant le général La Fayette, l'autre jour, j'ai forcément repensé à une des dernières fois où l'on s'était vus. Où elle voulait monter chez moi et où j'avais refusé, parce que j'avais été fort, pour une fois, et parce que je savais surtout que pour elle, ça ne voulait rien dire, et que de ce fait, ça m'aurait détruit encore plus...

Bref... La prochaine, si prochaine il y a, à intérêt à être bien, parce que pour le moment, j'ai encore l'impression que personne ne lui arrive à la cheville. Ironique, pour une Sirène...


Devastado como un piso por el fuego y el calor,
encharcado como nuestra habitación.
Y aunque sé que nadie escapa y de haber sido lo peor,
yo también, pero tú ahora dime, como lo hago yo...

Revólver : Dime como lo hago yo (Mestizo - 2005)

"Pé"tite pensée

Need I say more ?

Dialogue de sourds

Au détour d'une correspondance à l'aéroport de Genève. 9h du matin. Ils sirotent deux jus d'orange frais, au bar.

Elle : il est excellent, ce jus d'orange.

Lui : c'est normal, les oranges suisses sont réputées être les meilleures!

Elle : ...

Lui (hilare, puis grand moment de solitude)

Al Andalus

Quand on pense à l'Espagne, on a tout d'abord les clichés : la femme en robe de gitane, les maisons blanches, le soleil de plomb, la paëlla, la sangria et la plage.

Moi je repense surtout aux dernières vacances avec la Sirène. Mes vraies dernières vacances...

De Granada et son Albaicin, à Algeciras, en passant par Malaga et sa féria. Le passage jusqu'à Tanger et sa médina, petite traversée de Méditerranée pour arriver sur un autre continent. Sur le pont du ferry, les cheveux au vent. Et l'envie que ces instants durent toujours. Le mariage d'un cousin, au cours duquel elle m'avait semblé être certainement la plus belle femme au Monde. Se perdre dans les rue de Grenade, la nuit, et redécouvrir avec elle une ville que je croyais connaître. Le soleil, la chaleur, les gens, les couleurs, les odeurs.

Ce sont les seules photos que je conserve encore. Parce que c'est là qu'elle était la plus belle à mes yeux. Parce que c'est là qu'elle semblait la plus heureuse.

Je me suis longtemps posé la question de les jeter, ces photos. Et la réponse est que je ne le ferai pas. Ça n'est pas parce qu'un histoire est terminée qu'il faut éffacer tous les souvenirs. Encore moins s'ils sont beaux. Dont acte. Et que sa vie soit belle.

Mood : David Gallegos : Another white day

(trouvé via CNet Music Download)

Musique gastronomique

Parce qu'il n'y a pas que le sexe dans la vie :)

Toujours dans la catégorie "on peut écouter avant" : ABCD (non, c'est pas "l'alphabet pour casser"), A Band Called Delicious. C'est frais, j'aime bien les arrangements, et la bassiste est jolie. Ça devrait être suffisant, non ?

C'est vrai ça, il n'y a pas que le sexe dans la vie : et l'amour, dans tout ça ?

(trouvé via DMusic)

Mood : A Band Called Delicious : What about the love ?