No me vengas con que el tiempo cura todo y bla, bla, bla,
porque lo único que hace es engañar
y las heridas son las mismas, una a una y mil a mil,
escondidas pero siempre están ahí.
J'allais écrire une jolie histoire, pour Périne. Mais j'ai beau chercher... Je ne trouve rien... J'ai commencé par chercher dans mes ex petites amies. Non pas que j'en ai eu des milliers, hein, mais j'ai l'impression que beaucoup de choses se sont effacées, et qu'il ne me reste de souvenirs que ceux d'avec la Sirène. Pourtant je me rappelle bien de M, de D, de S pendant mes années fac. Même s'il ne s'est pas forcément passé grand chose... Mais même les prénoms ont tendance à devenir flous. Les circonstances, les situations. Non, vraiment, c'est comme si tout ce que j'avais vécu avant n'avait presque pas existé. Est-ce que c'est à ça qu'on reconnaît l'amour ? Et même si je n'ai pas spécialement envie de "radoter"... Et même là, je serai bien incapable de ne garder qu'un seul moment marquant. D'une certaine façon, ils l'étaient tous. Et c'est probablement ça qui m'embête le plus. Est-ce qu'on trouve le courage de "tout recommencer", pour reprendre une note de La Fille d'à Côté ? Est-ce que ça ne rend pas plus difficile de se jeter à nouveau à l'eau, dans une nouvelle aventure ? Au fond, pour rejoindre dans une certaine mesure ce que disait notre Anto nationale, est-ce qu'on ne deviens pas, par la force des choses, plus réticent à se laisser embarqué dans une histoire. Ma tête dit "non". Mon coeur dit "ben, si, en fait".
Y ahora dime que lo olvide, como lo olvidaste tu,
que mañana volvera a salir el sol.
Y aunque sé que nadie escapa y de haber sido lo peor,
yo también, pero tú ahora dime, como lo hago yo...
Et qu'est-ce qui fait qu'un couple tient, tiens ? Ou qu'il casse ? Ou qu'il s'enlise ? Et est-ce qu'il vaut mieux s'enliser que casser ? (ici, la majorité d'entre vous dira "il vaut mieux casser", mais la grande majorité des hommes, même s'ils diront de même, vivront confortablement dans l'enlisement. Tss, tss, n'insistez pas, j'ai raison, pas vrai les filles ?). L'ennemi est-il l'habitude, ou bien ce que l'on considère comme acquis ? Là, normalement, vous dites, merveilleux réflexe pavlovien, "rien n'est jamais acquis". Et moi je dis : "faux, ma brave dame, j'avais au moins la certitude que je l'aimais, en dépit de tout, en dépit de tous et en dépit de moi". Oui, bon, c'est facile de dire ça. Mais à quoi on sait qu'on aime quelqu'un ? Et en quoi c'est différent d'être amoureux ? Et pourquoi, lorsqu'on aime, on a tendance à ne pas agir en fonction de ça ? Ça devrait nous permettre de faire des "efforts" sans qu'ils ne soient perçus comme tels, justement, non ?
No sé bien que es lo más fácil,
no sé de que agua beber,
si ser víctima en silencio, o verdugo a toda voz.
No me digas que no importa,
que fué una estupidez,
yo decido como y cuanto estrujarme el corazón.
Bon, bien entendu, en l'occurrence, le "mal" est fait. J'en ai fait mon deuil. Y'a pas longtemps, certes, mais j'ai bien conscience que c'est fini depuis quelques mois. En même temps, son silence radio depuis le mois d'août est un bon signe (oui, oui, on est super perspicaces, nous les Zommes). Et pourtant, elle me manque. Des petits détails, au quotidien. Lui préparer son jus d'orange au petit-déjeuner. Repasser le CD de "Mozart, l'Egyptien", la regarder dormir ou prendre son bain. Trois fois rien, en fait. Mais c'était devenu petit à petit "notre" quotidien. Et avec un peu de recul, j'ai l'impression de ne pas vraiment avoir envie d'avoir un autre quotidien avec quelqu'un d'autre. Celui-là me plaisait bien, quand même. Mais on avait peut-être aussi trop de différences entre nous pour que ça puisse marcher... L'âge, tout d'abord, avec ses 5 ans de plus. La géographie, ensuite : elle du Nord, moi du Sud. Le cadre familial et culturel, diamétralement opposés... Ça devrait me servir afin de ne plus reproduire les mêmes erreurs, ça sert à ça l'expérience, non ? Par exemple, lorsque ma petite copine me demandera de "choisir" (i.e. : de ne plus communiquer avec) entre elle et ma meilleure amie, de qui elle sera jalouse alors qu'il n'y a aucune raison, je ne répondrais plus "c'est comme si tu me demandais de choisir entre ma main droite et ma main gauche". C'est joli comme phrase, c'est joli comme preuve d'amitié, mais la prochaine fois, j'efface le numéro de ma meilleure amie devant ma petite copine sans la moindre hésitation.
Fuera todo lo aprendido, confianza y lo demás,
como arreglar el desastre que ahora soy.
Y aunque sé que nadie escapa y de haber sido lo peor,
yo también, pero tú ahora dime, como lo hago yo...
Dans le même genre d'erreurs que je ne referai plus (on croise les doigts ?) : si au bout de 4 mois ma petite copine me demande d'acheter avec elle, je ne me pose pas de question, et dans la semaine on visitera des appartements ou des maisons, ou des caravanes, bref... Et je ne me dirai pas que c'est un peu rapide. Et lorsque elle me dira qu'elle a les prénoms des enfants, je les trouverai super, même si j'insiterai pour la forme sur "Sara", parce que c'est vrai que je l'aime bien ce prénom. Et illico je lui ferai le gosse, dans l'heure qui suit. Et pour le mariage, forcément, dans la ville de la mariée (station balnéaire prout prout) avec toutes les femmes qui doivent porter des chapeaux. C'est sûr qu'entre le mariage et la maison, c'est plus un crédit qu'il m'aurait fallu, mais le braquage d'une banque... Et ça, c'est sans compter la bague de fiançailles qui par "définition" (enfin, celle de sa belle-soeur) devait avoir une valeur de 5000€ minimum...
Non, en fait, je dis ça, je dois être un peu amer. C'est vrai que je me suis dit que ça avait été des erreurs de ne pas avoir fait tout ça, à l'époque. Mais en fait, non. Je me serai retrouvé avec le crédit d'une maison (et d'un mariage), un gamin (qu'elle aurait gardé sans m'autoriser à le voir) et divorcé (chers amis lecteurs, ça n'est point un jugement, ici, hein ?)...
Y las dudas a mis años me atraviesan,
porque no sé si uno es como se ve,
con su parte mala o buena hasta los huesos,
o quizás sea tan solo, como tú me quieras ver.
Donc, en fait, au final, je crois que j'ai bien fait. Ça allait trop vite, au point que je me disais que pour elle, ça aurait pu être moi ou un autre, ça aurait été pareil. D'où l'idée de l'avoir échappée belle.
Non, en fait, ce qui me fait peur, c'est que déjà sur le moment, je voyais bien que ça allait trop vite. Et si elle n'avait pas cassé, j'en serai peut-être là. Mais alors... Pourquoi est-ce qu'elle me manque autant, malgré tout ? En repassant devant le général La Fayette, l'autre jour, j'ai forcément repensé à une des dernières fois où l'on s'était vus. Où elle voulait monter chez moi et où j'avais refusé, parce que j'avais été fort, pour une fois, et parce que je savais surtout que pour elle, ça ne voulait rien dire, et que de ce fait, ça m'aurait détruit encore plus...
Bref... La prochaine, si prochaine il y a, à intérêt à être bien, parce que pour le moment, j'ai encore l'impression que personne ne lui arrive à la cheville. Ironique, pour une Sirène...
Devastado como un piso por el fuego y el calor,
encharcado como nuestra habitación.
Y aunque sé que nadie escapa y de haber sido lo peor,
yo también, pero tú ahora dime, como lo hago yo...
Revólver : Dime como lo hago yo (Mestizo - 2005)