(chose promise... Elle se reconnaîtra, "aussi"
-au fait, "rouge", alors ? ;)-)
J'ai fauté. J'ai mis les pieds dans un magasin de vêtements le premier jour des soldes. Je crois bien que c'est la première fois. D'habitude, je zappe les soldes, ou alors les deux ou trois fois où ça n'est pas arrivé, j'y suis allé le dernier jour ou pas loin.
Mais j'avais besoin de "basics", histoire d'être à peu près présentable le 19 janvier prochain lorsque la rouquine repassera au bureau. Non pas que je m'attende à grand chose, non plus, mais en ce moment j'ai envie de recommencer à séduire (ouh là, y'a du progrès on dirait, mon ptit père! -les mauvaises langues diraient "y'a du boulot!").
Donc, hier, passage éclair à Opéra en sortant du bureau. Volontairement laissé de côté Zara, Benetton, Gap, et autres joyeusetés pour trainer 15 minutes chez Celio. Pas grand chose à se mettre sous la dent (ben oui, c'est du Celio, quoi), mais au moins, je connais mes tailles en fonction de leurs coupes, donc même pas besoin d'essayer. L'autre avantage, c'est que l'entrée est en face de l'arrêt du 42 qui éventuellement m'amène vers mon chez moi à moi que j'ai. J'ai simplement profité du fait de passer devant, de constater qu'il n'y avait pas foule, et de me laisser tenter. Petite moisson de 2 jeans, 2 pulls et 3 chemises, et moins de 20 minutes chrono après, j'étais dehors.
Je n'aime pas faire de shopping seul, donc pas la peine de faire durer la torture. A l'inverse, j'adore faire du shopping avec des copines (hors soldes, quand même, je ne suis pas suicidaire !), ça ne me dérange pas de faire plein de boutiques d'affilée, d'attendre pendant les essayages, de patienter à la caisse, parce qu'après, il y a nécessairement un café, une glace ou un déjeuner qui attendent...
Donc pas grand monde vers 18h00 au Celio Opéra. C'est pas une boutique de filles, donc pas de crépage de chignon en "bonne uniforme" comme disait... Heu... Gros trou de mémoire là... Kakou ? Elmaleh ? Le premier qui trouve aura droit à toute ma considération. Contrairement aux enseignes du groupe pour lequel je travaille... Forcément, que du "prêt-ap'" ou de la lingerie... (Non, non, je ne suis pas convié aux défilés... Un mythe s'effondre...). Et c'est parce que j'avais "tâté" la température tout au long de la journée que j'avais un peu peur de ce que j'allais trouver...
Aussi, après une dure journée de labeur (toute courte, en fait, mais intense), et après avoir dépensé des sous que je n'ai pas (ou plus, non plus), je sors de ce temple de la consommation en troupeau (ça m'a toujours marqué, ça, en Espagne, de voir le nombre invraisemblable de touriste en t-shirts avec la petite étiquette Celio sur la manche... Jusqu'à il y a peu, il n'y avait que deux boutiques en Espagne. Aujourd'hui, elles sont 26 -sans compter les prochaines ouvertures-. Moralité, ça va devenir de plus en plus difficile de repérer un "franchute" :)) et je me rends compte qu'il pleut. Pas très fort, cela dit. J'attends deux secondes le bus qui n'arrive pas... J'ai la flemme de sortir le parapluie... Après tout il fait assez doux, l'eau ne semble pas spécialement froide... Et en fait... C'est plutôt agréable... Et finalement je suis rentré à pied, sous la pluie, bref, sans avoir sorti le pépin (spéciale dédicace à Pulsar, là) tout doucement... Et ça m'a fait un bien fou... Tout le stress de la journée s'est envolé après ces 20 minutes sous la pluie...
Enfin, pour continuer sur la lancée de "je me fais plaisir" : aujourd'hui, grasse mat' (heu... debout à 7 heures, quoi... Dur de se lever plus tard lorsqu'on est habitué à se lever vers 6h15), trainage à la maison, puis coiffeur... Et c'est là que je me suis rendu compte que j'avais envie de "séduire" (on ne se moque pas, au fond !). Il y a encore un an, j'allais chez le même coiffeur qui me coupait les cheveux quand j'étais gamin. Un grand (et vieux) gaillard yougoslave, sympa, mais sa façon de raconter ses exploits extra-conjugaux me laissaient froid. Ça, et le fait qu'il me coiffait de moins en moins bien (pourtant il y avait de moins en moins de cheveux à couper, j'y mettais du mien, non?). Mais bon, son salon était au bout de ma rue, et je me voyais mal me faire couper les cheveux ailleurs, passer devant chez lui et qu'il s'en aperçoive. J'étais même fidèle à mon coiffeur, c'est dire... Enfin, la seule infidélité que je lui aie faite, c'était à Madrid. Et nous, les hommes, on sait bien que "à l'étranger, ça compte pas" 
Et puis un jour, il m'a quitté. Enfin, je veux dire, son bail n'a pas été renouvellé puis il a pris sa retraite. Aussi j'ai du me résoudre à changer de coiffeur. Rien de plus stressant en fait. Où aller ? Le salon le plus proche... il se trouve qu'il s'agit d'un Shampoo... Et là, moi qui m'était toujours fait couper les cheveux par un vieux monsieur à moitié sourd, me voilà entouré de jolies demoiselles d'une toute petite vingtaine d'années... Rhâaaaa
Petite pensée émue pour Fleur, Ludivine, Nora et Elodie... Ça me fait penser que c'était la première fois que je trouvais qu'aller chez le coiffeur pouvait être "sex" : la demoiselle m'aide à enfiler l'espèce de kimono, et c'est elle qui fait le noeud... En me collant pour passer ses bras derrière mon dos (non, non, je n'ai pas un diamètre tel qu'il necessite une telle proximité)...
Bref... Deux petits plaisir "cheap", Celio et Shampoo, dans tous les sens du terme... Mais ça reste des "plaisirs" quand même...
Allez, cette note, je ne vous la fais pas à -30, pas à -40, pas à -50, même pas à -70%... Cette note je vous l'offre ! Parce que dans les jours qui viennent on va attaquer les sujets de fond, alors je vous laisse un peu de répit. Au sommaire la semaine prochaine : Jennifer Love Hewitt (si, si, vous savez, la sosie de Cyb) qui me fait pleurer comme une madeleine (Cyb aussi, d'ailleurs, depuis que je sais que je ne correspond pas à sa recherche), la revue de presse du célibat, encore de la musique-libre-qui-est-bien-et-qui-ne-fait-pas-de-vous-des-pirates-Tipiak, et si vous êtes sages, encore une histoire à dormir debout. Ou d'amour. Ce qui chez moi est à peu près la même chose, il faut bien le dire.
Allez, je vous laisse les clés, vous éteindrez en sortant...