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Un "cas" à part (part 2)

Ils se font la bise, se présentent officiellement. Il s'apprète à lui annoncer que, malgré ce qu'elle a pu lire, il compte bien l'inviter au cinéma, ce qui tomberait plutôt bien, puisqu'il n'a pas de liquide et qu'il ne peut payer qu'en carte... "J'ai déjà pris les places", lui dit-elle en souriant. Pour une fois, il ne réagira pas en macho de base. Au contraire, il sourit interieurement en se disant "c'est vraiment quelqu'un de bien". Ils s'insèrent dans la file d'attente, qui commence à grossir à l'approche de la séance. Il est tellement nerveux malgré tout, qu'il ne peut s'empêcher de parler, de plaisanter, de poser des questions (et écouter les réponses). Au final, les probablement 10 minutes d'attente lui sembleront étrangement courtes, et c'est presque à regrets qu'il avance vers la salle obscure.

Ils continueront à papoter jusqu'au début du générique, jusqu'à la dernière seconde. Ensuite, le film reprend ses droits. Il n'ose presque bouger, de peur qu'elle n'interprète un quelconque mouvement maladroit pour une tentative d'approche, mais c'est tout de même à peine s'il n'a pas envie qu'elle pose sa tête sur son épaule. Blotti au fond du fauteuil, il pourrait presque sentir la chaleur de sa présence et c'est agréable. L'heure quarante six passe rapidement, trop rapidement ? La salle se rallumme, les spectateurs se lèvent... Eux aussi, et quelques secondes après, il est un petit peu surpris de la voir s'accrocher à sa veste. Elle lui explique rapidement qu'un léger "accident" lui est déjà arrivé. A ce moment-là, il sent une pression supplémentaire : son sens de l'équilibre est tout sauf développé. Il ne s'agit surtout pas de glisser ou de trébucher :) Mais il trouve ça agréable de servir de "béquille".

Ils sortent de la salle, arrivent dans le froid de la rue. Il ne veut surtout pas la laisser partir comme ça : ils n'ont quasiment pas eu le temps de parler. Il propose d'aller grignotter un morceau ou bien d'aller prendre un verre. Elle n'a pas très faim, lui non plus. Va pour le verre. Là encore, pas un moment de silence, la conversation est fluide et aucune gène ne s'est installée. Il en est étonné lui-même : tout semble si naturel. Comme si. Comme s'ils s'étaient déjà vus, parlé, raconté des histoires... Premier café trouvé : il refuse. C'est un petit café, certainement sypathique pour qui vient prendre son petit noir serré le matin, mais pas assez pour lui offrir un verre. Et les lumières sont trop vives, presques des néons. Bref, pas assez agréable. Dans les dédales des petites rues, ils tombent sur un café à la terrasse couverte. Ils arrivent alors que le groupe déjà présent se lève : ils auront la terrasse pour eux seuls. Et c'est tant mieux : lui préfère avoir une certaine intimité, pas d'endroit trop bruyant, ni rempli à ras-bord. Cette petite terrasse est parfaite. Elle prendra un cocktail de fruits, lui un Bushmills. Il a presque peur qu'elle ne le prenne pour un alcoolique notoire, mais ça fait trop longtemps qu'il n'a pas regoûté à un whiskey irlandais.

Deux heures plus tard, ils sont les derniers clients. Il est temps de partir. Quelques minutes de marche pour arriver à l'angle de la rue de la demoiselle. Il pense un instant la raccompagner jusqu'au pas de sa porte, mais là encore se ravise, ne voulant surtout pas qu'elle s'imagine qu'il tente de "monter prendre un dernier verre". Ils se disent bonsoir, et lui essaye de retrouver la station de métro. Première chose, arrivé chez lui, envoyer un mail :

Encore merci, X, pour la très agréable soirée. Et pour le film.}}
Et pour ta compagnie.

Mais ce n'était pas te "rendre service", mais plus égoïstement, me
faire plaisir :)

Bonne nuit :)

S.

Il dormira d'une traite : cela faisait des semaines que ça ne lui arrivait plus. Au réveil il verra que la demoiselle avait répondu à son mail par SMS. Premier sourire du matin. Le lendemain soir, il lui écrit un autre mail :

Bonsoir X :)

Fais-moi penser qu'à mon tour j'ai un petit service à te demander,
quand tu auras le temps. Ça ne prendra qu'une soirée ;)
(...)
Bise,

S.

Il venait de lancer un bouteille à la mer. Restait à savoir si elle accepterait de renouveller l'expérience... Quelques (longues) minutes plus tard, il reçoit un mail à son tour...

(à suivre)

Un "cas" à part

Ça fait quelque temps que ça dure... Ils se suivent, se poursuivent, s'inquiètent l'un de l'autre lorsque les silences se font trop longs. Une réelle complicité s'est établie au cours de ces dernières semaines. Il est intrigué, elle a éveillé en lui un grande curiosité : qui se cache derrière ce magnifique regard clair ? Un regard doux, mais qui dégage une certaine tristesse... Bien entendu, il l'imagine, il s'en fabrique une image mentale, mais reste toujours cette "frustration" de ne pas connaître le vrai visage de la demoiselle.

Oh, ils ont failli se rencontrer. Une fois. Il était dans un trip "je fête Thanksgiving", et le restaurant du même nom lui faisait de l'oeil. Alors, lorsque l'occasion s'est présentée de faire un "dîner de blogueurs", il n'a pas trop hésité. Il avait bien envie de les rencontrer, mais c'était clairement pour la rencontrer elle, surtout. Et ça ne s'était pas fait. Elle avait du subir une opération. Ça l'avait surpris de s'être sincèrement inquièté pour quelqu'un qu'il ne connaissait pas, au final. Et pourtant...

Les semaines ont passé, le dîner, reporté sine die lui trotte toujours dans la tête. Et le fait de la rencontrer également. Et ce d'autant plus que leur course-poursuite à travers notes et commentaires, à travers e-mails, ne cesse pas.

Semaine de la St Valentin. Il fait nécessairement un profil bas. D'autant plus qu'il a eu un coup de fil de son ex... Ça faisait des mois qu'ils n'avait pas de nouvelles, et ces derniers temps, il n'y pensait quasiment plus. Et pourtant, ça l'a perturbé. Bien sûr qu'il voulait reprendre contact. Il avait même pensé le faire dans les semaines à venir. Mais pas ce jour-là. Pas comme ça. Et puis quelques jours après, la demoiselle lui envoie un mail... Pour lui demander un petit service... Il accèpte avant même de savoir de quoi il en retourne, étrangement. Après tout, c'est une parfaite inconnue... Enfin... Pas si inconnue que ça... A force de la lire, à force de lire ses réactions à ses propos et à ceux des autres... Petit à petit, en plus de cette image physique, il s'en est fait un profil psychologique... Et il en est persuadé, c'est une fille adorable. Belle et adorable.

Elle lui répond en lui précisant la teneur de ce service, qui ne durerait que "1h46". Une demi-seconde après, il comprend qu'il s'agit d'un film, évoqué au détour d'un commentaire. Rendez-vous est pris pour quelques jours plus tard.

Le jour du rendez-vous est arrivé. Il est assez nerveux : toujours difficile de savoir comment va se dérouler une rencontre "In Real Life" lorsque tous les rapports jusqu'ici n'étaient que virtuels. Au-delà de ça, ça fait tout simplement une éternité qu'il n'a pas eu de rendez-vous avec une demoiselle. Le rendez-vous à lieu à 19h45. Il quitte le bureau à 19h00, une boule au ventre. Il n'est pas nerveux à l'idée de la voir, mais bien plus à l'idée qu'elle le voit. Après tout, elle s'est peut-être forgée une opinion fausse sur lui, peut-être même s'attend-elle à voir un grand brun ténébreux, alors qu'elle aura en face un grand brun, intimidé, les yeux cernés par un manque de sommeil chronique, et légèrement fatigué après une semaine de travail avec ce déficit de sommeil...

Il fait aussi vite qu'il peut. Il sait qu'il sera vraisemblablement en retard, et il déteste ça... La navette le dépose à la gare RER de Nanterre Préfecture, il se dépêche d'atteindre le quai et saute dans le RER au moment où le signal sonore retenti. Toujours ça de pris. Il descend à Charles-de-Gaulle, se hâte dans les tunnels, la correspondance lui paraît d'une longueur infinie et chaque minute est comptée. Il ne lui reste qu'un gros quart d'heure pour arriver devant le cinéma. Arrivé sur le quai du métro, les deux minutes d'attente annoncées lui paraissent interminables : tout semble se dérouler au ralenti, jusqu'à la rame qui semble prendre son temps avant de laisser les portes s'ouvrir. Pendant le relativement court trajet, il est perdu dans ses pensées. Il est encore temps de fuir. Après tout. Ce serait tellement simple. Pas de risque. Bon. Si. Il serait probablement obligé de fermer son blog. Ou alors, il peut se comporter de façon normale, comme tout jeune homme normal, et aller à ce rendez-vous. Après tout, au pire, il va voir un film qui semble sympa. Au mieux ? Il ne sait pas vraiment. Arrivée à la station Place de Clichy. 19h38. Les gens devant lui sont de vrais veaux, ça n'avance pas. Il a presque envie de pousser tout le monde. Il émerge de la station quelques dizaines de secondes après... Il a encore 5 minutes devant lui... Il a besoin d'une cigarette. Ça tombe d'autant mieux que le feu vient de passer au vert. En attendant de pouvoir traverser, il regarde autour de lui, peut-être est elle là, quelque part, sur le chemin du cinéma. Ou bien est-elle déjà arrivée ? Non, impossible. C'est une fille. Arriver en avance ou à l'heure à un rendez-vous ? Il n'y croit pas trop. Ça laissera au moins le temps soit d'aller prendre un verre avant la séance suivante, voire de grignoter, même s'il n'a absolument pas faim, et de faire plus ample connaissance en discutant, pas simplement assis côte à côte dans l'obscurité d'une salle. Mais de quoi pourraient-ils parler ? Ses pas le mènent vers les marches du cinéma. Son téléphone vibre dans sa poche. C'est forcément elle, 19h45 précises. Le temps de prendre le téléphone, il regarde les marches du cinéma : il cherche une demoiselle, grande, brune, avec un téléphone à l'oreille. Le temps d'ouvrir le téléphone, il la voit. Leurs regards se croisent. Il lui montre simplement son téléphone allumé pour qu'elle devine qu'il s'agit bien de lui. La boule dans l'estomac s'est faite plus grosse encore : la demoiselle est ravissante, et le regard en "vrai" encore plus saisissant...

(à suivre...)

La Blonde Parfaite (Note avec Crème Solaire Obligatoire)

Oyez, oyez, braves gens ! Il fait gris, il fait froid, vous ne vous souvenez plus de ce à quoi ressemble le soleil ? Mais si, souvenez vous, le truc jaune dans le ciel qui donne chaud... Non, ce que vous regardez, là, c'est une ampoule... ok, on reprend : c'est comme votre ampoule, mais en plus gros... Comment ça je vous parle comme à une blonde ? D'abord, c'est pas vrai, ensuite, la transition est toute trouvée : avec l'apparition, sur votre droite, du premier lien certifié 100% blonde.

Et ça se fête. Et pour le coup, vous aurez droit à non pas un, mais deux soleils : celui sur votre droite, et celui ci-dessous, du soleil pour vos oreilles (tiens, même pas fait exprès, je vous jure).

Canteca de Macao, avec ce petit mélage de reggae, de ska, de flamenco dans leurs compos... Si ça, ça ne vous donne pas la pêche... J'abandonne :)

Mood : Canteca de Macao : La Rubia Perfecta (La Blonde Parfaite)

Back In Business

Non, non, je ne suis pas mort, je ne fais pas la grève du blog (ça vous arrangerait, hein ? :)). Simplement une semaine un peu mouvementée, avec le retour à la côte d'une sirène. Non, il ne s'est rien passé, il ne se passera probablement rien, mais ça me fait un bien fou de savoir qu'on ne me déteste pas. Surtout elle. Enfin bref. Je reste volontairement cryptique sur mon blog ces derniers jours, non pas que je n'aie rien à raconter, bien au contraire, mais parce que. :) Je reprends doucement une vie sociale à peu près presque normale, le travail reprend enfin un vrai rythme de croisière après quelques semaines un peu chaudes. Une seule constante : pas beaucoup de sommeil. Depuis la semaine dernière, le lapin marmotte est en déficit, parce que ça a été éprouvant pour les nerfs deux secondes :) Mais j'arrète de faire mon Caliméro :)

Et parce que je suis comme ça, que j'aime bien partager ce que je trouve, je vous laisse en compagnie de Klémence. Une très jolie initiale (la pochette présentée est une "ancienne" pochette) pour un beau brin de fille (que vous avez peut-être aperçu dans le spectacle monté par Michel Fugain, "Attention Mesdames et Messieurs".

Elle a également son site, ici.

Mood : Klémence : Ami ami

M(a)ssage personnel

Hier matin, en allumant mon écran, vision d'horreur : un point bleu qui reste désespérement allumé lorsque le fond est noir. Jusque là, j'étais tout content, parce que j'avais acheté un petit écran plat l'année dernière, un premier prix à 189€ pour 17 pouces, et qu'il remplissait largement sa fonction, sans aucun pixel mort. L'Etat de Grâce n'aurait duré que 11 mois ? Et rien de pire qu'un pixel "bloqué", parce qu'on ne voit plus que ça une fois qu'on la repéré.

Ce matin, j'ai décidé de prendre mon courage à deux mains, un chiffon doux dans l'autre (?) et d'appliquer la technique dite du "massage de pixel".

Comme tout massage, il faut de préliminaires : une petite video format quicktime qui fait défiler les trois couleurs d'un pixel très rapidement. Une espèce "d'élétrochoc" pour l'écran. A télécharger sur le site Skquilts.com

Et pendant que la video tourne, un petit massage avec un simple chiffon doux sur la zone impactée... Ouh, tu es contracté, écran... C'est bon, là ? Mmm ? et... Tadaaaaaa, tout beau tout neuf.

(à noter, ça ne marche a priori pas avec les pixels "morts" (éteints), mais ça marche très bien sur moi, par contre, soit dit en passant).

Voilà, si jamais ça peut être utile à quelqu'un...

Fauteuils de cinéma

Un seul mot : Ex-tra-or-di-naire ! Valérie Lemercier m'a epoustouflé, Claude Brasseur me laisse sans voix, et pour la première fois de ma vie, j'ai trouvé Dupontel agréable. Et Cécile de France... Ah, Cécile... Plus attachante que jamais, et un rôle de "liant" dans ce film...

Je l'avoue, je suis dithyrambique à l'extrême. Peut-être parce qu'en plus du film, j'ai eu droit à une soirée au moins aussi agréable que le cadeau de Danièle Thompson...

J'adooooooore rendre service comme ça ;)

La rançon du succès ?

Juste pour prévenir : j'ai activé la modération des commentaires "a priori" : ce devrait être transparent, mais comme ça fonctionne par mots-clé, ne vous étonnez pas si votre commentaire met un peu de temps à s'afficher (le temps pour moi de le "valider"). Ça ne devrait arriver que dans de très rares exceptions, cela dit.

C'est bon pour les oreilles !

Merci à Cybibiche de me rappeler à l'ordre ;)

La chanson qui vous rappelle une ex Celle-ci : elle passait l'album en boucle dans la voiture...

La chanson qui vous fait rire Aucune ne me vient à l'esprit, si ce n'est celle-ci, hélas !

La chanson qui vous donne la pêche Sans hésiter !

La chanson qui vous rappelle celle que vous aim(i)ez Revolver : ¿Dime como lo hago yo? Ou "comment vais-je faire maintenant ?"

La chanson que vous auriez aimé écrire La même. Je risque de répéter ce morceau dans plein de choix, j'ai l'impression...

La chanson qui vous rend nostalgique Facile. J'en ai déjà parlé.

La chanson qui vous rappelle votre adolescence Venu de nulle part...

La chanson que vous aimez d’un artiste que vous détestez Impossible ou bien je ne vois pas... Si je n'aime pas l'artiste, pas moyen... Comme Cybibiche...

La chanson que vous admettez aimer honteusement C'est bon, la honte :) (Bon Jovi : "Hey God" (These Days))

La chanson dont vous aimez les paroles Rhâaaaaa

La chanson avec laquelle vous aimez vous réveiller Juste la voix de ma belle...

La chanson qui vous rappelle votre enfance Allez, tous ensemble !

La chanson qui vous fait penser aux vacances Impossible de mettre la main sur un flux audio, mais Sonia y Selena : Yo quiero bailar. Best Holydays Ever ! :)

La chanson qui vous rappelle votre meilleur ami Cat Stevens : Father and Son. Benjamin : je t'aime mon chou !

La chanson qui vous fait pleurer Plein. Et déjà évoqué plus haut quelques unes. Mais y'a aussi ça.

La chanson qui vous fait penser à votre solitude Vous voulez pas non plus que je pleure, là, tout de suite ? :p

La chanson que vous aimez chanter Beaucoup trop nombreuses pour en choisir une. Dépend du moment, de l'humeur et de l'âge du capitaine...

La chanson qui correspond à votre état d’esprit du moment Sincèrement, je cherche... Ça ?

La chanson que vous détestez par-dessus tout Ça, et un pistolet chargé, s'il vous plaît...

Et j'ai bien envie de repasser la patate chaude à Périne (ben tiens, ça faisait longtemps que je t'embêtais pas !), Hell (porque me encantaria conocerte un pelin mejor a traves de la musica. Si, soy super curioso :)), Benjamin (ça te forcera ptet à mettre ton blog à jour ? Comment ça, le jour où je passe chez toi ? Ouh là...), et à peu près tous les gens qui ont envie de partager ça avec le monde entier :) Allez, Gei, on t'a reconnu :p :)

(edit 23h26 : mauvais lien sur paroles préférées corrigé)

The One With The Worst Valentine's Day Ever

La pire Saint Valentin ? Il y va fort le lapin, là... Tout à commencé la semaine dernière. Un truc anodin. Elisabeth* une collègue de bureau, qui a perdu ou s'est fait voler sont téléphone. Le lapin, sympa, la ramène un vieux téléphone samedi, le charge et le laisse dans le tiroir de la collègue.

Mardi, retour au bureau. Elisabeth a en attendant un portable prêté par Gruik Telecom*. Son téléphone sonne, elle discute deux secondes. une fois la conversation finie, le lapin se lève, lui ouvre son tiroir et lui montre le téléphone. Cool, elle ne l'avait pas vu.

17h20 : Elisabeth* se décide à mettre sa carte SIM dans le téléphone prêté par lapin. Tiens, c'est quoi cette image en fond d'écran ? Zut, j'avais oublié ça... Grand moment de solitude : c'était mon premier téléphone couleur, que j'avais pris exprès pour pouvoir mettre la photo de lA Sirène en fond d'écran... Et il est resté... Enfin bref ((c) Périne). Histoire de faire sonner l'ancien téléphone qui avait deux ou trois sonneries sympa, le lapin, se saisi du sien pour appeler Elisabeth*. Tiens, un appel en absence et une notification de message ? Appel manqué de... Annabelle*, ou plus précisément Annabelle2*, puisqu'elle a plusieurs téléphones. C'est une amie de lA Sirène que le lapin apprécie beaucoup. Elle est prof d'anglais, et il lui avait récemment envoyé un lien concernant des films en anglais tombés dans le domaine public.

Mais il sait aussi que souvent, elle prêtait un téléphone à lA Sirène. Avec un peu d'appréhension, il lance l'appel à la messagerie.

La voix robotisée lui annonce : "vous avez... un... nouveau message... Aujourd'hui, à 17 heures"

"Salut, Serge, c'est lA Sirène. Ben écoute, bonne Saint Valentin. Bye".

J'ai eu envie de la rappeller. Premier réflèxe : pour l'incendier et l'envoyer bouler avec un truc du genre "de quel droit ". Me suis retenu, parce que c'est bien entendu un personne que j'ai toujours considéré (à tort ?) comme une amie. Et que je me disais que, quelques mois plus tard, je pourrais toujours essayer de retrouver un certain type de relation avec elle. Le jour où je pourrais la regarder et lui parler sans la dévorer des yeux et sans avoir envie de la dévorer tout court. Je suis peut-être naïf, mais je crois qu'on peut être amis "après"... Mais ça m'a énervé. J'ai rien contre le fait de reprendre contact. Mais pas comme ça. Et pas un jour comme celui-ci.

Deuxième réflèxe : la rappeler et prendre de ses nouvelles, de façon toute innocente et neutre. Non, je n'en suis pas encore capable. Et ce d'autant moins que son message m'a largement secoué.

Troisième réflèxe : la rappeler et lui dire que oui, la soirée s'annonce bien, que je prépare un dîner pour ma copine, blablabla. Mais non. D'abord, j'aime pas mentir. Et puis on dit chez moi qu'on rattrappe plus rapidement un menteur qu'un cul-de-jatte. Ensuite, parce que soit ça l'agace, voire ça lui fait du mal, même si là j'en doute, je crois qu'elle au moins est réellement passé à autre chose. Et que j'ai pas envie de lui faire du mal. Je lui en ai suffisament fait comme ça.

Quatrième réflèxe : faire le mort. Pour le moment j'en suis là...

--- edit 21h

Histoire de me dire que j'ai pas rêvé :

En attendant Jessica Rabbit

Je sais, je sais, ça devient de l'obsession avec ce Granian :) Mais Ô joie, Ô bonheur indiscible, le Granian a encore frappé. Et il se permet même le luxe de faire des versions remixées :) Je classerais ça dans la même catégorie que l'album de Bon Jovi, "This Left Feels Right" : des versions totalement différentes de ce qu'on a pu écouter auparavant...

Quand je vous dit que ce garçon a du talent... Les versions remixées sont disponibles jusqu'au 1er avril en téléchargement sur le site de Granian. Moi, je sais déjà ce que je vais mettre dans mon baladeur MP3 pour les jours prochains, tiens...

Mood : Granian : Mark My Words (alternate mix)

Sans Valentin(e)

Petite déco temporaire (avec une "spéciale dédicace" en bonus). Pourquoi pas, après tout ? J'ai beau dire (et entendre) que la Saint Valentin, c'est une fête commerciale, que ce devrait être tous les jours, dans une relation, et non pas que le 14 février, etc. J'ai beau me dire tout ça, j'ai peur que ça ne tienne plus à de la méthode Coué qu'à un avis arrêté. Ben voilà, un jour comme ça, j'aurai bien aimé juste préparer un petit dîner, simple et un peu fancy, en tête à tête, avec plein de bougies, quelques musiques adaptées (j'ai déjà du Stacey Kent, du Norah Jones et du Katie Melua en stock... Ne manquent plus que quelques crooners, et ça devrait le faire), une bonne bouteille... et "Elle". Je pense par contre qu'un cadeau ne s'impose pas (je n'ai pas dit quelques attentions, notez bien). Mais je vois ça plutôt comme une belle occasion de passer du "quality time" avec "Elle". L'occasion de parler, de la regarder et de constater à quel point "Elle" est belle à la lueur des bougies... Danser avec "Elle" sur du Sinatra... Passer ma main dans ses longs cheveux... Bon, je vais peut-être m'arrêter là, hein ?

Et comme je vous aime tous (hum, hum), je vais vous faire un petit cadeau. Une fois n'est pas coutume (enfin, deux fois), il ne s'agit pas d'oeuvre en Creative Commons... C'est un duo, un beau mélange de voix. Certains découvriront ici Zachary Richard, chanteur cajun. Pour d'autres ce sera la première fois, j'imagine. Et Isabelle Boulay. "Illégalité" toute relative, cette version n'ayant jamais été enregistrée sur un album... Mais c'était une note qui se voulait un peu mélancolique... La musique ira bien avec...

Mood : Isabelle Boulay et Zachary Richard : Le Banc des Délaissés (live) Francofolies de Montréal, 2001

(edit : la video est disponible sur le site de Zachary Richard)

La Si(x) Jolie Vie De...

Je m'y colle. Merci pour le cadeau empoisonné, Gei. voici donc en exclusivité mondiale du monde, six de mes travers. Tout d'abord, ça va être dur d'en trouver. Je suis simplement parfait. Bon, ok, personne n'y croit... Vous l'aurez voulu (enfin, pas exactement, je sais), préparez-vous, accrochez-vous à votre souris, j'enlève le tapis :

1) Inertie Je mets du temps avant de faire des trucs. Non pas que je les réflechisse trop, non plus. Mais en général, lorsque "on" me demande de passer l'aspirateur, c'est sûr, je finirai par le passer. Mais pas dans la minute. Même pas dans l'heure. Sauf accident.

2) Passéiste (tendance idéalisant) C'est un travers. J'ai beaucoup de mal à passer à autre chose (au cas où ça vous aurait échappé), les souvenirs, j'ai tendance à les garder et à m'y accrocher. Adepte du "c'était bien, avant" (et non pas "mieux"). J'y travaille. Je compte bien passer de 4 ans de blocage sur une histoire d'amour finie à 2. Y'aura du progrès, mine de rien. Et me reste encore 18 mois à tenir.

3) Romantique (tendance idéalisant) Les One Night Stand, par exemple, pas moyen. Bon, à part récemment. Mais c'était un accident. Et j'étais pas fier (et pas nécessairement inoubliable... Peut-être à cause de ce travers, d'ailleurs). Moi, j'ai signé pour une histoire à la "avec Meg Ryan". Ce sont des films ? M'en fous. C'est ça que je veux. Et une baguette pas trop cuite.

4) Gentil Ah, Serge, il est gentil. Trop. C'est écrit sur son visage, comme Pulsar. Si je laisse pousser la barbe et je m'habille en biker, ça sera jamais crédible. Et le pire, c'est que oui, je suis foncièrement gentil.

5) J'écoute Bon Jovi J'en ai presque honte. Mais je me suis expliqué ici sur le pourquoi du comment. Mais si ça c'est pas un travers, j'abandonne.

6) Pépère (pas spécialement pervers) Boîte, en général, c'est niet. La foule, en général, c'est niet, je suis limite agoraphobe. Les endroits trop bruyants, ça me gonfle rapidement. Et je ne suis pas du soir. Na. Demain, je pars acheter des charentaises.

Et je refile ce questionnaire à... Heu... Reste plus grand monde à qui le refiler, en fait...

C'est bon, Gei, tu peux revenir poser des commentaires, j'ai répondu :p

(edit 22h47 : typo)

L'Effet Papillon (part 3)

(parce que !)

Septembre 94 : à peu près la même clique se réunit autour d'un dîner, dans un restaurant des Halles. Le dîner se passe extrèmement mal : elle est là (seule). il est encore en colère et le coeur crevé. Il ne lui adressera pas la parole de la soirée, mais il aura des phrases très dures, pleines de sous-entendus au cour de ce dîner, partagé entre l'envie de faire mal, lui aussi, et le plaisir qu'il ne peut avouer de la revoir.

Réveillon 94 : il font la fête chez François*, une quinzaine de personnes, les amis de la fac ainsi que le frêre de François*, avec sa petite amie. Une demi-heure avant minuit, il sent que Danièle* semble un peu stressée. Ça n'est que lorsqu'on sonne à la porte qu'il comprend : Elisabeth*, Francis*, Véronique* et son petit ami arivent. Lui n'est pas encore passé à autre chose. Il est encore terriblement blessé. Mais toujours amoureux, ce crétin. Au départ, il fait mine de rester en cuisine aider. Fait mine d'avoir une grosse migraine. Bref, toutes les excuses sont bonnes pour éviter la conversation.

printemps 95 : les relations se sont apaisées. Même si de son côté il se sent toujours attiré par elle. Elisabeth* n'est plus avec Francis*. Lui ne le sait pas. Elle a décidé de le lui annoncer, mais et elle et Danièle* ont peur de la réaction de Francis*, petit gaillard trappu, militaire... Danièle* lui demande d'être présent, au cas où. Il vient d'apprendre qu'une des raisons de cette séparation, c'est parce qu'elle a rencontré "quelqu'un". Ce quelqu'un reste très "flou", mais, après tout, lui est, égoïstement, content de cette séparation. Il ne supporte pas Francis* de toute façon, ça ne peut pas être pire. Finalement tout se passe bien.

Quelques jours plus tard, à la fac, Danièle* parle avec Freddy*, un très bon pote également. Il comprend que Freddy commence visiblement à sortir avec quelqu'un, mais là ausi, ça reste assez "flou". Lui est quand même très curieux, alors il harcèle gentiment Freddy* de questions. Jusqu'au moment où Freddy* et Danièle le font s'asseoir. Freddy* est tout penaud, mais il fini par avouer qu'il sort déjà avec Elisabeth*. Toute la bande de copains est au courant, mais personne n'a osé le lui dire, parce qu'ils savent tous qu'il est encore un peu accro. En fait, il le prend bien. Il est un peu jaloux, mais Freddy* est un mec bien. Cette histoire durera quelques mois.

Fin juillet 96 : entre temps, Elisabeth* est redevenue célibataire. Lui est toujours entiché d'elle, mais, au-delà de ça, ils sont réellement amis, avec comme trait d'union, Danièle*, qui reste donc sa "meilleure amie" et, accessoirement, "l'inénarrable cousine" d'Elisabeth*. En fait, depuis quelques semaines, il semble y avoir un "rapprochement" entre lui et Elisabeth*. Mais il ne se passe rien, vraiment. Il prépare un dîner dans l'appartement de sa mère, en vacances. Une petite dizaine de personnes, dont, forcément, Elisabeth* et Danièle*. Il invite également Michel*, qui est là avec celle qui deviendra quelques années plus tard sa femme, et Patrick*. En fait, ces trois-là se connaissent depuis le collège, et sont de très bons amis.

Le dîner se déroule extrèmement bien. Il est super à l'aise et séducteur, et le courant "repasse" bien avec la belle. A la fin du dîner, elle l'invitera à venir passer et déjeuner (encore?) chez elle (du moins, chez ses parents, également absents). Ce "rendez-vous" a bien lieu. Et il est plutôt agréable. Leurs lèvres se frolent à plusieurs reprises. Il a apporté les photos du dîner. Elle semble marquer un arrêt sur les clichés de Patrick*. Se doutant qu'elle essaye de le rendre jaloux, elle lui demande même son numéro. "Que de la gueule, tu l'appelles !". Il le lui donnera, finalement, ce numéro, se doutant qu'il ne s'agissait que d'un jeu. "Que de la gueule !". Quelques heures plus tard, il rentre chez lui. Il ne s'est pas vraiment passé grand-chose, mais ça se présente franchement bien !

Quelques jours après,début août, Patrick* vient chez lui. Lui, il lui raconte le "que de la gueule !" mais tombe des nues lorsque Patrick* lui annonce qu'elle lui a bel et bien téléphoné, et qu'ils ont rendez-vous quelques jours plus tard, pour un ciné. Patrick* tenait à le lui dire, mais il n'ira pas s'il le lui demande. Lui ne se sent pas le droit de demander quoi que ce soit. Après tout, il n'est pas avec Elisabeth*. Puis il apprécie la franchise de Patrick*... Même s'il ne croit pas un seul instant en les chances de ce dernier avec Elisabeth*... Mais après tout...

Pour la petite histoire : ils iront voir "L'Effaceur", se sont mariés depuis, et restent tous les deux parmi ses meilleurs amis, il est même le parrain de la petite Isabelle*...

Ça tient à pas grand chose, finalement... Et si Barnabé* n'avait jamais donné une cuillère de son "Apple Pie à la mode" au Pizza Hutt ?

(edit 22h49 : tradition)

L'Effet Papillon (part 2)

(parce que décidément, je ne peux rien lui refuser)

Août 94. Danièle* et sa cousine Elisabeth* sont parties en vacances en Aveyron, dans la maison familiale. Pour quasiment 6 semaines. Régulièrement, il leur écrit, quasiment toutes les semaines. Il a même créé une feuille de choux : "La Gazette Aveyronnaise", qu'il compose sur son PC avec un vrai prgramme de PAO, avec force illustrations et photos scannées, où il raconte ses journées et ses histoire sous forme d'articles, sur un ton amusant. Au fil des "numéros" il évoque dans une série d'articles comment Egres est tombé sous le charme d'*Htebasilé.

Tombé sous le charme est un délicieux euphémisme. Il est littéralement raide amoureux. Il apprendra que la demoiselle est réceptive et rien que ça, ça suffirait presque à son bonheur.

Au retour des cousines, fin août, il convient "par hasard" d'un rendez-vous avec la belle brune. Il va déjeuner chez elle. Enfin, chez ses parents, qui sont absents. Il amènera le repas. Elle habite en proche banlieue, lui à Paris, et c'est équipé de sa fière carte orange et de ses 21 ans qu'il parvient jusqu'à chez elle. Il est un peu stressé, un peu gauche. Elle non plus n'est pas particulèrement très à l'aise. Après avoir discuté un peu, il est l'heure de préparer à manger. Il est passé chez un traiteur chinois. Ils entreprennent donc de réchauffer les plats. Du boeuf, dans une casserole, entre autres. Elle commence à tourner les morceaux de viande dans le récipient posé sur un feu doux. Et sous pretexte qu'elle ne le fait pas vraiment bien, il s'approche d'elle, se tient derrière elle, la main gauche sur la hanche de la demoiselle, la droite tenant la main d'Elisabeth* tenant la cuillère en bois, un peu à la manière d'un prof de golf qui expliquerait à une jolie élève comment swinger... Tout naturellement, il respire son cou, son oreille... Mais décide d'en garder un peu "sous le pied" : le boeuf est prèt. Ils déjeunent dans la cuisine, puis passent au salon, dsicutent sur le canapé, regardent la télé un peu... Puis ils s'embrassent. Il aimerait bien aller plus loin, mais elle met le hola rapidement. Et tout retombe un peu comme un soufflé. Il s'est déjà fait un peu tard. Il va rentrer chez lui. Ils s'embrassent une dernière fois sur le pas de la porte...

Le jour suivant, au téléphone, elle lui annonce que samedi, elle sort avec sa meilleure amie, Véronique*, le petit ami de Véronique* et un ami de celui-ci, Francis*. Elle restera probablement dormir chez Véro*, mais elle devrait être de retour chez elle dimanche après-midi. Ils conviennent qu'il la rappelle vers 16h. Au pire, elle lui laisse le numéro de Véronique*.

Dimanche, 16h30. Personne ne répond au téléphone. Il se dit qu'elle n'est tout simplement pas encore rentrée. Il rappellera plus tard.

18h30. Là encore pas de réponse. Il s'inquète un peu, en espérant qu'il ne se soit rien passé de grave. Il songe même un instant à un accident de voiture. Mais après tout, elle est chez Véro*, qu'il a vue une fois et qu'il trouve sympa.

21h45. Toujours sans réponse, il hésite, mais se décide à appeller chez l'amie en question : "non, non, ne t'inquiète pas, elle vient juste de partir à l'instant, elle devrait être chez elle dans une petite demi-heure" (à l'époque, le portable n'était pas aussi répandu qu'aujourd'hui).

22h30. Il arrive à la joindre chez elle. Elle est un peu froide distante. Il sent bien que quelque chose ne va pas. Elle se cache derrière un "si, si, ça va" qui veut dire tout son contraire. Jusqu'au moment où elle lache ce qui s'est passé. Elle a couché avec Francis*.

Etonnant de constater à quel point on peut ressentir une sensation de vertige alors qu'on a les deux pieds bien posés par terre. Il est anéanti. Lorsqu'il raccroche le téléphone, il se sent vide.

(à suivre...)

Tout flatteur vit aux dépens...

Conversation aujourd'hui avec une connaissance, au sujet de Meetic.

Elle : "...et donc, je m'y suis inscrit".

Moi : "Moi j'ai largement arrêté, j'y ai encore un profil que je laisse en jachère... J'ai juste l'impression que la plupart des mecs y vont juste pour une chose, en fait..."

Elle : "Pas tous. Moi, il y a peu, j'ai fait deux rencontres. On a juste été déjeuner. Le premier, dans un restaurant plutôt chic, d'ailleurs. Je n'y allais pas nécessairement pour quoi que ce soit... Et je n'ai pas nécessairement envie de les revoir..."

Moi : "C'est sûr que l'option 'déjeuner' est pratique, ça évite que ça traîne en longueur..."

Elle : "Et ça ne me revient pas cher, ce sont eux qui invitent... Et en fait, je n'avais rien à manger chez moi..."

Moi : "..."

Bon, les propos ont (un tout petit) peu été changés (les traits grossis, le contenu exagéré, bref, vous avez compris le topo). Mais, du coup je me sens bête... Et si... Et si... Et si les plus manipulateurs n'étaient pas ceux que l'on croit ??? :) Amis romantiques, circulez, y'a rien à (y) voir...

L'Effet Papillon (part 1)

C'est amusant de constater à quel point un simple geste peut changer des vies pour des années.

Eté 94, première année de fac. Ils ont décidé de ce faire un restau. De la haute gastronomie estudiantine : Pizza Hut. Ils sont une grosse quinzaine. Ils, ce sont des copains de fac ainsi que plusieurs de leurs amis. Lui est venu avec Barnabé* et Michel*, deux amis de longue date. Danièle*, sa meilleure amie, est venue avec sa cousine Elisabeth*. Béatrice*, elle, est venue avec Ana*, une cousine espagnole et Stéphanie*, sa meilleure amie. Mireille* est là également, François*, et quelques autres. Des jeunes sympathiques, une soirée plaisante, et le monde leur appartient. Rapidement, Michel* s'est rapproché de Ana*, et la barrière de la langue n'en est finalement pas une, et très rapidement une connivence visible (et enviée) s'installe entre les deux tourtereaux gaulois et ibérique.

Les conversations se croisent, fusent, les rires éclatent. Puis vient l'heure des desserts.

Barnabé* est un peu séducteur. Il en joue, souvent volontairement, quelques fois, moins. Là, il fait goûter son "apple-pie à la mode" à Elisabeth*. "Evidemment, le plus intéressant, c'est de laisser fondre la glace sur la tarte encore tiède... Tiens, tu sens ce petit mélange de vanille et de cannelle ?". Et joignant le geste à la parole, il tend un cuillère à Elisabeth*, la lui porte à la bouche, elle goûte la bouchée. A cet instant, ça n'est pas tant la glace que la demoiselle qui vient de fondre.

La soirée se poursuit un peu plus, puis petit à petits les amis se séparent et rentrent chacun chez eux. Le lendemain, il y a evidemment un "débriefing" entre Danièle* et lui sur la soirée. "Elisabeth* à complètement craqué sur Barnabé* ! Il faut absolument qu'on se refasse quelque chose !", dit-elle. Dont acte. Quelques jours plus tard, une autre soirée est organisée. Lui est tellement content, qu'il avoue presque par accident à Barnabé* qu'il a une fan en la personne d'Elisabeth*. "Quoi ? Mais elle ne m'intéresse absolument pas ! C'est un pot de peinture !". Résultat des courses, il l'ignorera superbement pendant toute la soirée, au restaurant.

En sortant du restaurant, direction les quais, ils achètent quelques boissons dans une épicerie ouverte tard, et ils s'installent tous au bord de la Seine. C'est une nuit d'été, il fait encore chaud. Ils discutent tous de choses et d'autres lorsque soudain il se rend compte qu'Elisabeth* est installée sur un autre banc, seule. Il s'approche d'elle. Elle pleure, silencieusement. C'est à cet instant précis qu'il se rend compte à quel point elle est divinement belle, avec ses longs cheveux noir de jai, ses long cils, ses formes généreuses. C'est à cet instant précis, avec cette vision d'un reflet de la lumière douce d'un réverbère sur la joue humide d'Elisabeth* qu'il se sent fondre à sont tour...

Pachelbel était un hard-rocker

Bon, là, c'est juste un plaisir égoïste, mais comme j'aime bien partager (oui, oui, je suis trop bon, je sais)...

(trouvé via google video)

The One With The Unplugged Guitar

Le 6 septembre 1989, à Los Angeles, se tenaient les MTV Music Awards. Cérémonie trustée par Madonna, élue artiste de la décennie, en plus de quelques autres récompenses pour "Express Yourself" et "Like a Prayer". Paula Abdul entrait dans toutes les têtes avec son "Straight Up".

Mais un autre mini-évènement allait être source d'une excellente nouvelle idée. Un mini concert acoustique. A cette époque, MTV diffusait largement du hard rock, les Guns N' Roses étaient au plus haut, Def Leppard demandaient à qui voulait l'entendre de leur verser du sucre dessus, et Van Halen était encore sous l'influence de David Lee Roth. Et, entre deux récompenses, un petit moment magique et assez exceptionnel, pour l'époque : Un groupe de rock (du moins, deux de ses membres) et deux guitares. Pas de distorsion. Bon Jovi entonnait son "Living on a Prayer" et enchaînait avec "Dead or Alive". Juste le chanteur, et le guitariste.

La légende veut que ce soit ce petit moment magique qui donnerait le départ aux sessions "Unplugged" sur MTV.

Bien entendu, un concert acoustique n'a rien de nouveau, même à l'époque. Et les puristes souligneront que Bon Jovi a été devancé sur la chaîne musicale en question près de 5 mois plus tôt par XTC. Mais le buzz créé par les deux compères de Bon Jovi se révèlera être le plus que probable acte fondateur de ces "MTV Unplugged", sessions acoustiques au cours desquelles se succèderont une soixantaine d'artistes, de Chris Isaak (dont oumpf est le fan n°1), à Alanis Morrissette, en passant par Mariah Carey, Roxette, Eric Clapton, etc.

Et accessoirement, le petit Serge qui regardera ça bien plus tard à la télé se dira : "Rognotudju ce Sambora, qu'est-ce qu'il joue bien de la guitare et qu'est-ce qu'il chante bien ! Ça me donne envie d'apprendre, tiens...". Bon, le petit Serge ne sera pas une rock star, mais qui sait, peut-être qu'un d'entre vous qui passez par ici se dira à peu près la même chose. Enfin. Ça, et "Oh, la coupe de cheveux de Jon Bon Jovi, t'as vu ça, la touffe, à l'époque ???"

Mood : Bon Jovi : Dead or Alive (Extrait - MTV Video Awards - 1989)

(quand je vous disais que ça allait être la seule fois où vous alliez voir de la musique non libre ici...)