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Le poids des mots, le prix des photos : 1400€

Moi je suis sur le cul, passez-moi l'expression...

Je me permets de relayer ici, "texto" la mésaventure suivante...

Egalement plus d'infos sur le site de Kozlika que les utilisateurs du moteur DotClear (en gros, le blog que vous avez sous la souris, là) connaissent bien...

Soutenons la boite à images
Recommandé par des Influenceurs.

Je cite samecha :

La Boîte à Images, c'est un admirable site tenu par Alain Korkos, auteur-illustrateur qui comme tous les vrais amateur d'Art n'a qu'une envie : faire partager sa passion pour l'Image, toutes les Images, qu'elles soient européennes ou chinoises, kitscheries de Guy Peellaert ou peintures de Rembrandt, reproductions peintes sur une boîte de gâteaux ou instants figés sur pellicule photo.

On vous conseille sérieusement de profiter le plus vite possible de ses connaissances et de sa pédagogie (si vous avez toujours eu envie de décoder les obscurs méandres de la perspective, par exemple...), parce qu'aujourd'hui, la Boîte à Images risque bien de se refermer.

Par le manque de succès ? Non, pas de problème de ce côté-là, plusieurs dizaines de milliers d'internautes ont déjà déniché ce site au contenu passionnant.

Par le manque d'inspiration ? Aucun souci non plus, le rédacteur en chef semble disposer de ressources inépuisables, et fournit de nouveaux sujets très documentés quasi quotidiennement.

Alors quoi ? Et bien, succès oblige, une agence photographique a cru bon de mettre à l'amende le webmaster qui a utilisé six photographies (emprunt non dissimulé, lien à l'appui) sans demander son accord. En clair, "peu importe que tu nous aies fait de la publicité, peu importe que grâce à ton site, plusieurs milliers d'internautes soient venus visiter le nôtre, tu raques et tu te tais", voilà l'essentiel du discours (détails supplémentaires ici).

Propos écoeurés d'Alain Korkos: "Quand un magazine écrit un article à mon sujet, quand il publie l'une ou l'autre de mes illustrations, je suis bien conscient que je ne peux qu'en tirer bénéfice en matière de renommée. Je n'envoie pas de facture au journal !" Il n'est pourtant pas nécessaire d'être très fûté pour constater cette évidence...

Bloggers qui nous lisez (et les autres), n'hésitez pas à aller exprimer votre soutien à la Boîte à Images, en espérant que la même mésaventure ne vienne pas toquer à votre porte, une lettre d'huissier à la main.

La note qui prendra tout son sens vendredi

Je l'ai déjà évoqué par ailleurs, ce qui est étrange lorsqu'on a la chance d'avoir deux cultures différentes, c'est probablement cette impression de ne pas en connaître au moins une des deux aussi bien que l'autre.

Je souhaitais revenir une fois encore sur l'aspect "musical", du moins, le peu que j'en sais, espagnol.

Dans les années 80, en France, dans le genre rock ou pop, on avait par exemple Téléphone. En Espagne, émergeaient pleins de groupes également, comme 091, La Union, les délirants Los Inhumanos, etc. Et surtout, un groupe de pop/rock : "Hombres G". Des post-adolescent qui firent bouger une génération entière d'espagnols avec des tubes comme "Marta tiene un marcapasos", "Devuelveme a mi chica", "El ataque de las chicas cocodrilo". Une pop bonne enfant, qui surfait sur une vague "comique" au départ, puis, l'âge aidant, des chansons un peu plus adultes. Un véritable phénomène de société, dès 1985, 4 jeunes garçons propulsés au rang de stars nationales (puis internationales en Amérique Latine), avec même un film autobiographique un an plus tard. Le succès ne se démentira pas, jusqu'à leur dernier album en tant que groupe, en 1992, "La Historia del Bikini". On peut dire sans exagérer qu'ils ont leur place au Panthéon de la musique récente espagnole, au même titre que Mecano.

Les années 90, d'un point de vue un peu plus "rock" seront probablement marquées en Espagne par un autre artiste. On me rétorquera que les Joaquin Sabina et autre Miguel Rios ne comptent pas pour de l'huile d'olive (ce qui est vrai, mais ils sont dans une autre catégorie, proche de notre Johnny d'outre-quiévrain). Plus qu'un groupe, d'ailleurs, un auteur/compositeur/interprète : Carlos Goñi, sous le nom de "Revolver", avec à ses débuts, des titres comme "Tu noche y la mia" ou "El roce de tu piel", dans lesquels, déjà, ses talents d'auteurs sur les thèmes presque usés de l'amour, le différencient largement.

Si Bon Jovi, en son temps, avait donné l'idée à MTV de se lancer dans l'aventure des "Unplugged", Revolver deviendrait la définition même, en Espagne, du concert acoustique, avec l'apparition en 1993 de son "Basico". Un succès spectaculaire (même aujourd'hui on ne compte plus les rééditions) et mérité, dont la chanson emblématique restera probablement "Dentro de ti", une déclaration d'amour à la ville qui l'a accueilli, Valence (en duo avec Soledad Gimenez, la chanteuse d'un autre groupe de pop "Presuntos Implicados", qui vient d'ailleurs de se séparer après 22 ans de carrière).

Après deux autres albums, de plus en plus travaillés, mélancoliques ou engagés, intimistes ou explosifs, bref, des preuves auditives s'il en fallait encore du talent de Carlos Goñi, arrive en 1998 le deuxième acoustique, "Basico 2". Un ovni dans le paysage musical espagnol, avec un mélange de rock, d'ambiance celtique et surtout un véritable recueil d'émotions fortes. Avec, comme point d'orgue, la reprise d'une chanson qu'il avait composée pour la grande et belle Luz Casal "Besaré el suelo".

Chaque album est un nouvel univers, toujours avec ce même fil conducteur, mais avec ces mêmes influences rock américain à la Springsteen, avec "Sur", en 2000, puis "8.30 am" en 2002. Ce dernier restera probablement dans les annales : la chanson qui ouvre l'album (et lui donne son premier single) "Lo que Ana ve" restera probablement une de celles qui évoquent le mieux un autre phénomène de société en Espagne : la violence domestique et rencontrera un écho extraordinaire dans la péninsule.

Arrivera ensuite le dernier album studio en date, en 2005 "Mestizo" ou l'auteur engagé ne failli pas à sa réputation, met plus de distortion dans sa guitare et s'en prend à la télé-poubelle, au désastre écologique du Prestige, à la précarité au quotidien, sans pour autant sombrer dans le facile ou le convenu.

Petits plaisirs égoïstes




(le dernier, c'est une vraie révélation contre les cernes)

Un jeu (pas si) innocent

Il y a quelque temps de cela, j'avais posé une note en espagnol... Simplement parce que je n'avais aucune inspiration... Les commentaires sont encore sur Blogger Même faute, même punition : pas de jolies histoires à raconter, du moins qui me reviennent à l'esprit... Alors dans ma grande bonté, et comme je sais que beaucoup d'entre vous sont passés à côté... Non, non, ne me dites pas merci, je suis comme ça, je suis un vrai gentil :) Traduit à la volée, à l'instant, je disais à l'époque :

(...) Pas beaucoup d'inspiration ces jours-ci, de fait. Mais je relisais de vieux mails, madrilènes concrètement, de la part d'une amie que j'ai perdu de vue, malheureusement. Très jolie histoire, vraiment, mais je la laisse pour une autre fois.

Le fait est que R. avait un monde intérieur. C'était une personne extraordinaire avec une vie extraordinaire (en plus d'un rire divin). Un jour, dans un de ces mail, ce jeu est apparu : commencer une histoire, et ce serait à l'autre de la finir. Une partition à quatre mains. J'ai retrouvé ce mail il y a peu... Je l'ai un peu dépoussiéré, mais les souvenirs sont toujours aussi vivaces.

Bien entendu, le jeu continue... Vous pouvez le suivre, écrire votre histoire, poster vos critiques, ou bien me dire que je suis génial et que vous en voulez encore... La porte vous est ouverte...

Il disait :

Voyons voir.........permets-moi d'imaginer........qu'as-tu
fait aujourd'hui ??.....bon..
je suis restée un bon moment arrêtée sur cette question....
voyons voir...bien entendu toutes les théories sont "incertaines"
....aujourd'hui tu t'es levé tard, on va dire vers
11:45 et tu as découvert qu'il ne faisait pas un jour horrible..
et tu es descendu prendre ton petit-déjeuner dans ce café
auquel tu avais déjà pensé t'arrêter un jour, mais tu n'avais
pas le temps...bon c'est un endroit agréable pas très grand
dans lequel on entend presque toujours...comme du jazz.....
tu aimes ? ça n'est peut-être pas ce que tu préfères mais
aujourd'hui ça n'a aucune importance......et donc tu entres,
tu commandes un café.........parce que d'un coup
tu as oublié toute la faim que tu pouvais avoir.......l'endroit
te paraît très réconfortant,
l'odeur du café......un peu sali par un peu de nicotine,
et une quelconque viennoiserie.....et une odeur....pas trop
étouffant....mais intense....c'est
un parfum.................à ton tour

...De quel parfum peut-il s'agir... Pas masculin. Encore que, aujourd'hui, tous les parfums pour homme se ressemblent : avec un note de tête "poivrée"... Mais d'où vient ce parfum ? Il semble qu'il provienne de derrière moi, à quatre ou cinq mètres... Conclusion rapide et facile, d'autant qu'en m'installant à la table, j'avais remarqué qu'il n'y avait personne à celle immédiatement derrière. C'était d'ailleurs une des raison de ce choix... Et parce qu'elle donne discrètement sur la vitrine, à l'angle, ce qui permet d'observer la rue sans que personne ne te remarque vraiment. De toute façon, à cette heure-ci, dans la rue, personne ne te remarque. Les gens vont bientôt commencer à sortir des bureaux pour aller engloutir le typique sandwich en deux bouchées, en essayant de mettre à profit ces précieuses 60 minutes pour passer des appels avec leur portable. Tu vas bien ? T'es où ? Qu'est-ce que tu manges ? Je te dérange ? Tu m'aimes ? On se voit ? 60 minutes gâchées pour la plupart par des conversations insipides, seule façon de dire que tu existes. Avant on fumait une cigarette quand on ne savait pas quoi faire. Aujourd'hui la nicotine affronte la concurrence d'Orange ou de SFR... Qui sait, peut-être un jour finira-t'on par se téléphoner juste après avoir fait l'amour...

Mais je reviens à ma préoccupation la plus proche, puisque l'évasion mentale que je viens de vivre ne m'a pas empêché de continuer à respirer cette note un peu sucrée qui émane d'une improbable table. Je cherche une cigarette. En ouvrant le paquet, la douce odeur du tabac me saute au visage... Ça sent la figue... Je prends le briquet, j'allume la cigarette. La fumée envahit les poumons en une fraction de seconde, et je me sens plus détendu. C'est étrange, tout ceci. C'est agréable sans l'être. Mais quelque chose bouge dehors. Non, ça n'est pas dehors, c'est un reflet dans la vitrine, la source de tout ce bouleversement olfactif. Elle semble chercher quelque chose dans son sac à main... Elle sort un paquet de Marlboro Lights, allume une cigarette, semble recacher au fond de son sac son petit trésor addictif et souffle un petit nuage gris. Et ça me fait penser à la réaction que l'on peut avoir lorsque l'on voit quelqu'un bailler et qu'on ne peut s'empêcher de l'imiter. M'a-t'elle remarqué ? Simple coincidence ? Elle aura probablement senti l'odeur de la cigarette tout juste allumée, ou bien entendu le bruit de mon Zippo accomplir sa fonction première, et en digne admiratrice pavlovienne... Bien, qu'est-ce que je dois faire, en attendant... Me la jouer le gars important, avec son portable, son journal et plein de gestes ??? Non, je peux profiter de la présence de ce journal pour pouvoir avoir l'excuse d'orienter discrètement mon regard... La curiosité me pique... Ça n'est pas mon genre d'espionner les gens, mais aujourd'hui...

Et comme il était de prévoir, son portable sonne. Et comme il était de prévoir, elle a un téléphone dernière génération avec effet dance-floor en Dolby Surround qui doit à peu près tout faire sauf le café...

Rendons à (neo) ce qui lui appartient peut-être...

Le Blog Crossing, ça ne vous rappelle rien ??? Une idée déjà évoquée le 9 novembre 2005, chez (neo) :

http://cestlagalere.hautetfort.com/archive/2005/11/09/the-wall.html

et mis en pratique de fort belle manière par Bdr cinq jours plus tard :

http://cestlagalere.hautetfort.com/archive/2005/11/13/the-fall.html

Ça fait un petit buzz en ce moment, et je suis ravi que certains découvrent ce concept...

Oui, bon, je m'emporte un peu (mes anxyolitiques du moment ne sont ptet pas assez forts, j'avoue), mais ça m'agace un tout petit peu qu'on oublie mon maître à penser, mon Yoda de la zdb (tiens, c'est encore un mot inventé par lui, ça), (neo).

En même temps, il n'est peut-être pas non plus le premier à avoir imaginé ça... Mais c'est la première fois que je le voyais "théorisé" et mis en application sur un blog...

Voilà, je voulais juste signaler ça : (neo) tu es un visionnaire :)

update du 22/03/06

Sur (l'excellent, au deumerant) site "E-conomy" d'Aziz, on peut lire qu'il s'agit de laisser les "clés" de son blog à un autre bloggeur, en gros. Cela dit, j'avoue que le concept de blog crossing va un chouilla plus loin que ce qu'avait évoqué (neo) dans sa première note, et qu'il a au moins le mérite d'établir des règles.

je cite, dans les comms de (neo) :

Alors, pour notre expérience dite "Vis mon blog" ou de manière
plus croustillante (merci Anto), "l'échangisme bloguiste"
(ou encore, idée 3 de ma note), j'ai un peu réfléchi.

1- sur un plan concret : pas besoin de prêter les clés de son blog! Tout se fait par mail.

Soit A, B et C nos trois blogueurs
a- il faut définir la répartition (A fait celle de B, qui fait C, qui fait A).
ça c'est facile, les volontaires m'envoient un mail et je fais une répartition au hasard ;
b- on fixe une date, et le jour dit, A envoie par mail la note à B, tands qu'il reçoit celle de C

Et je compare ça à la note d'Aziz :

(...)
L'idée est simple: Un jour par mois (à définir), chaque blogueur "hôte"
donne les "clés" (l'accés) de son blog à un autre blogueur "invité" (qu'il choisira),
pendant une journée pour poster des messages sur le sujet qui l'intéresse !
l'invitation se fait via un lien, commentaire, trackback ou autre...
sinon et si le blogueur "hôte" a peur de donner ses doubles :-) le message
pourra être posté par le blogueur "hôte" lui même qui l'aura réceptionné par
e-mail de la part de "l'invité".!

J'avoue également qu'Aziz n'a jamais prétendu être l'inventeur du "concept" :

je cite, dans un de ses comms :

l'initiative est partie d'un constat, comme je l'ai déja dis mon rôle
a été juste de le formaliser, lui donner un nom, le buzzer afin de le
généraliser vu que cela génère de la qualité et de l'enrichissement
(a priori) je savais que Potin Blog le faisais et j'observais aussi d'autres
blogueurs qui l'ont fait aussi, j'ai vu les résultats et l'intéractivité qui en
découlait, j'ai trouvé ça sympa et l'idée me venu un soir comme ça :-)

Mais je persiste : la première fois que j'ai lu cette idée, déjà avec quelques règles et une certaine "théorisation", c'est chez (neo), début novembre.

Et la première application, c'est la deuxième note citée chez (neo) : " The Fall", qui avait en fait été rédigée par Bdr, "à la manière de" (neo)... On ne l'avais appris que quelques jours plus tard, ça, d'ailleurs :) Disons que c'était une application "discrète" de cette toute première expérience de "blog crossing".

En résumé :

1) les honneurs reviennent à (neo), jusqu'à ce qu'on me prouve par A + B que (neo) n'est pas le premier à avoir imaginé ce concept, dans deux catégories : en blog francophone et en non francophone.

2) le site d'Aziz est génial. Je le consulte de plus en plus et j'y prends goût :) M'étonnerai pas qu'il figure sous peu dans ma blog roll.

3) non, rien, je voulais juste un petit 3 :)

C'est bon pour les oreilles...

Pas grand chose à se mettre sous la dent, sur ce site, ces derniers temps... Oh, j'ai bien deux questionnaires envoyés par Gei et Périne, que je ferai très certainement demain. En attendant, comme je sais que vos oreilles sont en manque, une fois n'est pas coutume (enfin, je crois que c'est la troisième fois, là), une musique qui n'est pas sous Creative Commons... Ceux qui connaissent l'excellent blog du patron de LaFraise.com connaissent bien entendu bootlegsfr.com... Comme dirait une bloggeuse que j'aime bien "j'adore, j'adhère" :)

Allez, vous pouvez écouter, maintenant...

Mood : Autopilot (dans les archives de bootlegsfr.com) : Cristina Vs Beatles : Bootiful Prudence

Tout travail mérite...

Super content, depuis quelques jours. Si, si. J'ai appris il y a quelques semaines que j'avais été augmenté. Grassement. 35€ bruts par mois. En pourcentage, j'ai la plus grosse augmentation de mon équipe. de l'ordre de 1.73%, je crois. Classe. Mais selon l'adage : l'herbe est toujours plus verte ailleurs.

En fait, chez nous, tout le monde est augmenté, tous les ans. C'est très bien, ça, une simple augmentation mécanique des salaires. Bon, mon augmentation reste en dessous de celle de l'inflation en France (près de 1,9%, source Eurostat). Si j'étais mauvaise langue, je dirais que ça n'est pas ce que j'appelle une augmentation. A priori, pour moi, une augmentation doit être considérée comme un effort financier de l'entreprise, en récompense à un effort dans le travail par le collaborateur. Autrement, ça ne motive pas nécessairement.

Pour le coup, je n'ai peut-être pas assez travaillé, je crois bien. Qu'est-ce qui me fait dire ça ? Ben, rien, je compare mon salaire avec une autre personne de la même boîte. Bon, c'est un peu le grand chef, aussi, et on n'a pas du tout les mêmes responsabilités. Mais lui, il doit être bien motivé, faut dire : son salaire (hors stock options) est passé de 1,3M€ en 2002, à 1,6M€ en 2003, puis à 1,8M€ en 2004 pour s'établir à un petit 2M€ en 2005. C'est sûr, les impôts doivent faire mal, là...

Bravo, patron, ça veut dire que les objectifs sont tenus et que la boîte va bien. Allez, on se dit qu'en 2007 je passe à une augmentation de 50€ bruts mensuels, ok ? Un café pour fêter ça ? Non, non, j'insiste, c'est moi qui offre !

Du passé, table rase ?

Sans rentrer dans les détails, il se trouve que je suis en arrêt depuis jeudi. Ça me gonfle, mais j'avoue m'être fait peur mercredi, au bureau : grosse colère contenue qui a explosé dans les toilettes, dans lesquelles j'avais foncé pour m'isoler quelques minutes, à force de coup de poing, d'épaule et de pied dans la porte de celles-ci. C'était ça ou mon poing dans la gueule de quelqu'un. Qui n'aurait été pour rien dans cette histoire. La source, je ne la connais que trop bien. Des mois avec des nuits au sommeil plus qu'agité, un vie sentimentale qui a foutu le camp il y bien longtemps déjà, et la nonchalance de collègues au bureau qui font que j'ai l'impression, à tort ou à raison, que tout le travail me retombe sur le coin de la figure. En bref, un accumulation de fatigue aussi bien physique que nerveuse. Jusqu'ici, j'arrivais tant bien que mal à contenir tout ça, principalement en m'isolant (Benjamin, si tu m'écoutes) et ça marchait relativement bien. L'inconvénient de cette énorme poussée d'adrénaline, c'est que je me sens vidé, physiquement. Et que je me retrouve sous cure massive de vitamines, de minéraux et de calmants très légers à base de plantes. L'avantage, c'est que, finalement, ça m'a fait un bien fou de laisser sortir tout ça, ne fut-ce que sur une porte. La porte va bien. mon épaule droite, moins.

Et hier soir, 22h15, un SMS. Je venais de me mettre au lit, pas plus de deux minutes auparavant. lA Sirène, d'un laconique "coucou, ça va?". Pas pris la peine de répondre, "je verrai demain".

Et ce matin, en lisant mes mails, un petit mail, d'une amie de lA Sirène, que j'aime bien : "pas rapide pour repondre aux sms t a perdu une bonne occasion de te booster!!!". Et je m'en fous. Si c'est pour encore me faire croire que quelque chose est possible, c'est rapé, cuit, égoutté, direction la poubelle. On va pas recommencer à chaque fois, non ? Ça en devient usant, à force.

Bon, j'ai répondu de la façon la plus neutre possible d'un "tout va bien ?", sans m'attendre à autre chose qu'à une réponse convenue.

Non, ce qui m'énerve, finalement, là-dedans, c'est que j'en meurs d'envie. Que je me rends compte qu'elle me poursuivra toujours, que j'aurais toujours cette impression de "c'est elle et pas une autre", mais que le lapin échaudé craint la carotte froide.

Tiens, je vais ptet me mettre à la boxe, un de ces jours... Je dois encore avoir une photo d'elle qui traîne...

(à part ça, ça va)

11 de marzo : no olvidamos

Mood : Redrum : iris

Ze DADVSI Code - Ze Coup de Gueule (part 2)

J'ai parlé trop vite ?

http://fr.news.yahoo.com/08032006/202/droit-auteur-licence-globale-remise-dans-le-debat-par-gouvernement.html

Ze DADVSI Code - Ze Coup de Gueule

La Licence Globale Optionnelle ne passera pas. C'est sûr. Quelque part, tant mieux, tant le concept même de forfaitisation arbitraire me paraît absurde, mais ça avait au moins le mérite de faire avancer le schmilblick et de créer des pistes de réflexions autres.

Mais bon, comme le grand économiste Marc Lavoine l'a dit sur le site "lestelechargements.com", si on ne fait rien, ce sont 300000 emplois qui partent en moins de 6 ans. Faudrait juste qu'il pense un jour à donner ses sources, ça fera tout de suite plus crédible. 300000 emplois, fichtre.

Pour le coup, dans le tas, y'en a qu'un seul qui me ferait plaisir, c'est mon pote Pascal Nègre. Et encore. Parce que même sans ASSEDIC il vivra mieux que moi pendant de longues années (83 330 euros de salaire mensuel, source : Le Point)

J'ai beaucoup aimé les pistes de réflexion proposées par ce grand philosophe qu'est Michel Sardou : « Si ma musique devient gratuite, alors je demande aux représentants de l'Etat qui travaillent pour le bien public de le faire gratuitement ».

Ça m'a fait un choc. Déjà, je ne savais même pas que des gens téléchargeaient du Sardou. Y'a pas idée, non ? Et pis la cible de Sardou, c'est pas les jeunes de 15-25 ans (à moins que ce ne soit pour faire des remixes ?). Mais je peux me tromper. Ou alors, c'est la mamie qui télécharge. Pirate ! Z'avez pas honte, ma brave dame ? Voler dans la poche de Monsieur Sardou ? A votre âge ? Comment ça, avec votre retraite vous n'avez pas les moyens d'acheter ses disques... Je veux rien savoir, z'aviez qu'à côtiser plus. Nan mais. Avec des exemples comme ça, je vous jure, pas étonnant que la jeunesse tourne mal...

Pour en revenir à Sardou : si j'étais lui, je serais flatté qu'on me télécharge. Ça voudrait dire que sa musique n'est pas réservée qu'à (et je présente mes excuses par avance aux fans du grand Michel) des séniors. Michel, si tu nous écoutes...

Toujours sur "lestelechargement.com", l'ami Goldman disait quelque chose comme "c'est sûr, faut aussi qu'on fasse des efforts sur les prix, pour rendre le téléchargement légal attractif". Moi je dirais aussi : c'est sûr, pour vouloir télécharger légalement du Goldman, faudrait déjà qu'il soit d'accord et qu'on le trouve sur ces plateformes légales, non ?

Alors, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Tout artiste a le droit de vivre de son art. Il ne s'agit pas de consommer gratuitement la musique. Je l'avoue j'ai téléchargé. Beaucoup moins aujourd'hui. Au début, parce que j'étais jeune et con. Le début du haut débit. Le téléchargement à outrance. Etait-ce du vol ? En principe, oui. Dans les faits ? Je crois que je n'ai jamais vraiment écouté un seul des disques que j'ai pu télécharger, à l'époque.

Plus récemment, le téléchargement s'est toujours fini par un achat. Sauf dans les cas où ils s'agit d'introuvables en France. Enfin, par un achat, seulement s'il s'agit de quelque chose qui me plaît, et que j'écoute plus d'une fois. Autrement, je considère ça comme de la "radio".

En fait, je crois que la clé est là, du moins en ce qui me concerne. J'en ai eu assez de payer 17€ ou plus pour un CD et me rendre compte qu'au final, deux ou trois chansons seulement me plaisaient. Autrement dit, 17€ pour regretter d'avoir acheté un album... Là, au moins, j'avais la possibilité d'essayer dans de bonne conditions, avec ma conscience pour moi : ça n'aurait été du vol QUE si j'avais la même utilisation de cette musique que celle que j'aurais eu de "l'original".

Aujourd'hui, la question se pose différemment. De plus en plus, sur les sites des artistes on a accès à de larges extraits de leurs chansons. Pas toujours. Un exemple à suivre, parmi d'autres, Aldebert, découvert au détour d'une note de Pulsar.

Sur son site, les extraits ne se limitent pas à quelques secondes. Et quelque fois, l'artiste place même des chansons entières à télécharger, simplement pour avoir l'opinion du public. De son public. Moi, j'aime la démarche.

Mon pote Michel Sardou, si prompt à dégainer contre le téléchargement... Bon... On a quand même des clips sur son site. Sauf que ça ne marche pas (du moins à l'heure où j'écris ces lignes).

Marc Lavoine. Pour qui 300000 emplois sont en jeu. Et merde, pas de streaming non plus... "Padbol".

Pourtant, moi je ne demande qu'à ne pas être un pirate. Lorsque j'achète un CD, je m'attends à pouvoir le lire sur mon lecteur CD. Il se trouve que pour ce faire, j'ai mon ordinateur ou bien un platine DVD. Certains CDs ne passeront pas sur ordinateur, pour cause de protection. D'autres, installeront sans me l'annoncer, des programmes, des "portes dérobées" qui vont compromettre la sécurité de mon ordinateur sur Internet. Pas cool. Et pas merci, Sony.

Admettons que je mette la main sur un CD qui passe sur le PC malgré les mesures de protection. J'ai aussi envie de l'écouter sans avoir à sortir le CD de sa pochette, de le mettre sur mon disque en MP3, donc. Ou bien de le passer sur mon baladeur MP3, histoire d'avoir quelque chose à écouter pendant mon trajet de RER. Ou bien de le poser sur mon PDA, si jamais je décide de ne voyager qu'avec celui-ci. Déjà, c'est pas gagné de pouvoir la passer en MP3; et si j'y arrive, j'estime que ce sera un usage totalement fair-play : j'ai donné des sous durement gagné à l'artiste (enfin, à lui, finalement, pas trop, mais aux distributeurs, à sa maison de disques et, in fine, à mon pote Pascal Nègre), c'est normal que je puisse l'écouter. Voeux pieu.

Maintenant, admettons que je suis quelqu'un de branché, les CDs c'est dépassé, et je ne jure que par la digitalisation de la musique. Je n'ai pas d'iPod, théoriquement, passer par iTunes ne se révèlerait pas super interessant : pour pouvoir écouter les chansons pour lesquelles j'aurais payé, il faudrait que je les grave d'abord sur un CD vierge (sur lequel, en plus, j'ai payé des taxes, tiens. On raque à tous les étages, non ?). Le coût de la musique + le coût du CD vierge... Un album à environ 10€, totalement dématérialisé, même pas la jaquette pour ce prix, qu'il faut en plus que je passe du temps à graver sur un CD que j'aurais acheté... Putain, y'a pas plus simple comme système ? Qui je vole ? C'est pas plutôt moi qu'on vole ??? Ben oui... Après tout, sur iTunes et consorts, je n'achète que le droit à la lecture pour une durée relativement limitée (lisez bien les clauses : on vous précise que ça peut changer à tout moment; qui me dit qu'iTunes ne va pas décider -pas toute seule, je sais- que finalement, ce que j'ai acheté, je n'aurais le droit que de l'écouter que pendant 10 ans ? Et encore... Aujourd'hui, si je venais à mourir, ma collection de CDs irait certainement à ma famille, par exemple. Ce ne serait pas spécialement un cadeau, j'en conviens, tout le monde n'est pas fan de Bon Jovi. Demain, avec tous mes fichiers iTunes, si je viens à mourir, ils pourront peut-être récuperer les morceaux achetés sur mon disque dur... A moins qu'ils n'aient pas le mot de passe du compte iTunes... Bref, ça se complique largement... Et il est révolu le temps où l'on retrouvait la collection de vyniles du grand-père...).

Finalement, le seul avantage des plateformes légales, ce n'est pas le prix : environ 10€ pour du vent, ça fait cher le zef. Ça n'est pas nécessairement la valeur ajoutée : trop de contraintes liées à l'utilisation, vérrouillage sur un seul type de baladeur, etc... Le seul avantage, c'est la facilité d'accès : immédiate, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

A l'inverse, toujours en ce qui me concerne, lorsqu'on me fait confiance, et bien, j'apprécie. Granian, Scott Andrew LePera, Myassa, Thierry Blanchard, Sam, etc... Autant d'artistes que vous avez pu peut-être découvrir ici même et qui vous autorisent à les télécharger, à les écouter, et eventuellement à les remerciant en reversant votre obole. Et ben pour moi, ça marche. Myassa, j'ai fait un don (pas énorme, 15€, mais là, du coup, la quasi totalité de ce don ira dans la "poche" du groupe). Granian, j'ai acheté l'album que j'avais déjà téléchargé sur son site. Sur iTunes, à regrets, parce que là, ça va se compter en centimes, ce qu'il va toucher, mais parce que ma carte de crédit est encore bloquée par Paypal. Faudra bien que je me décide à demander à ma banque de la débloquer, à l'occasion, tiens. Mon budget musique n'a pas fondamentalement évolué, de fait. Enfin, si, avec les DVDs, par exemple, j'achète moins de musique. Mais ma façon de la consommer change petit à petit. Je me suis promis de ne pas donner un seul centime à certains artistes, de par leur prise de position.

Là je ne parle que de la musique... Je pourrais également commencer sur le sujet du logiciel libre... Et ça ne se limite pas qu'à Linux, le libre. J'ai remplacé Office par OpenOffice.Org. Pas nécessairement beaucoup mieux, mais libre, et largement suffisant pour ce que j'en fais. Mon navigateur n'est plus Internet Explorer, mais Firefox. Pour le coup, largement meilleur. Et libre. Ce blog, il utilise le moteur DotClear. Ironiquement,comme le site de lestelechargements.com. Sauf que le mien il me coûte 0€. A comparer aux 180000€ de l'autre... Et des exemples comme ça, j'en ai plein...

Alors, oui, pour télécharger des artistes tels que ceux que l'on trouve sur Jamendo, j'utilise de logiciels Peer2Peer. Ils sont libres, souvent, eux-aussi. Télécharger une distribution Linux, avec BitTorrent, c'est super rapide. Evidemment, je ne me leurre pas, on peut aussi télécharger des filsm, des cds, de tout, de rien. Mais là n'est pas la philosophie de la chose. Et j'apprends que Nicolas Sarkozy sort d'une réunion (avec mon pote Pascal Nègre, d'ailleurs, ainsi que d'autres artistes), où il se prononce presque pour la pénalisation de tels logiciels. Bravo Nicolas. Mais il faut aller encore plus loi, j'ai envie de lui dire. En effet, on peut rouler à plus de 130 km/h avec une voiture, et écraser de piétons. interdisons donc les voitures ! L'alcool tue, directement et indirectement. Interdisons l'alcool. On commencera par le vin, ça leur fera les pieds aux viticulteurs, parce que parti comme ça, en suivant la réflexion de Nicolas Sarkozy, on pourra les considérer comme des assassins. Trop fort, Nicolas.

A la sortie de cette même réunion, Fabien, du groupe Kyo aurait dit quelque chose comme : "Avec internet, on peut faire n'importe quoi. On peut empêcher ces sites d'être utilisables en France. Ils le font bien en Chine". C'est sûr, comme pays qui respecte le plus les droits de l'Homme, la Chine est un exemple. Merci Kyo. Ça ne me donne pas spécialement envie de vous donner des sous pour votre musique, ça.

Heureusement qu'il y a ceux dont les yeux restent ouverts et qui réagissent, comme la ligue Odebi : http://www.odebi.org/new/theme/accueil.php?a=303

Bref.

Dorénavant, de la même façon que des gens ne consomment plus QUE bio, parce que c'est AUSSI une philosophie de vie, je vais commencer par n'acheter qu'un certains nombres d'artistes qui respecteraient un certains nombre de critères. Et à force de diaboliser les logiciels de P2P, je vais finir, comme tout le monde, par utiliser des réseaux cryptés et anonymes, encore un poil moins performants que les plus connus, mais qui eux respecteront ma vie privée, comme Freenet ou Gnunet...

Et j'attendrais 2007. Je crois que je ne vais pas voter pour Sarkozy non plus...

Manque de pêche ?

Encore un fois, l'hiver se fait long... Besoin de vacances... Et si on partait ? Et si on se tirait, loin de Paris, loin du ciel gris, du froid et de tout ce qui nous embête ? Amérique Centrale... Panama... Allons jouer entre Pacifique et Caraïbes... Juste un T-shirt, un maillot de bain et l'horizon...

Tentant ? Suffit d'un passeport à jour, et pour se mettre un peu dans l'ambiance, de Bodega Sonica dans les oreilles (rhâaaa, le rock latino-américain... Fans de Maná, ecoutez plutôt...).

Mood : Bodega Sonica : Eres Huracán
(trouvé via SoundClick. Leur page, ici)