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No time for nuts



Une heure de plus pour dormir, et ça au réveil... Si c'est pas une journée qui commence bien, là...

C'était une autre vie...

L'avion part à 12h30. Il aime bien arriver un peut tôt, alors il quitte sont appartement vers 10H moins 5, direction Gare du Nord. Il prend le RER qui l'emmène à Antony, puis l'Orlyval. Pas grand monde, un dimanche matin hors période de vacances. Et l'atmosphère d'un aéroport est toujours aussi particulière. Pourtant, il a l'impression que ça fait une éternité qu'il n'a pas pris l'avion. En tout état de cause, c'est une des rares fois où il le prend en solo.

Première urgence : une pause pipi. Il a pourtant pris toutes ses précautions le matin, mais la dose massive de café ne pardonne pas. Arrivé devant l'antre du soulagement ultime, il s'aperçoit qu'il y a une dame pipi. Mais pas de monnaie sur lui... Petit détour librairie, le temps de prendre un paquet de kleenex, deux paquets de chewing-gums, et Historia, pour l'offrir à celle qu'il va devoir affronter croiser dans l'après-midi. On ne se refait pas.

Après la pause pipi, la pause clope, dehors. Là encore, cet espèce de goût de départ en vacances. Ça n'en sera clairement pas, il sera dans l'avion du retour lundi soir, mais il ressent toujours une certaine fébrilité à l'heure de partir en avion. Pas la peur, non, même s'il n'est jamais totalement rassuré (et qu'il se dit qu'il a trop regardé Lost), mais ça reste quand même moins anodin que prendre le train.

Direction l'enregistrement, il présente sa carte d'identité, le billet électronique est bel et bien prêt (au cas où il aurait douté des compétences de l'assistante).

Quelques minutes d'attente et c'est l'embarquement. A bord, avant le décollage, la chorégraphie des hôtesses et des stewards se met en place. Plus personne ne regarde ça, aujourd'hui, pourtant il se dit que c'est la moindre des choses, par respect, que d'écouter et de regarder ce que le PNC explique. Puis c'est amusant de regarder le steward avoir une touche avec un des passagers trois rangs devant. Bon, ok, c'était probablement un collègue en civil, ne soyons pas mauvaise langue.

A peine le temps d'avaler une collation gracieusement offerte (en même temps, un tranche de pain de mie coupée en trois avec une espèce de sauce au légumes au milieu, ça fait toujours office de mise en bouche) que l'avion arrive à Marseille.

Qu'un bagage cabine, donc quelques minutes plus tard, il se retrouve à l'extérieur de l'aéroport, direction la navette qui l'amènera à la cité Phocéenne. Le chauffeur du car donne le ton : fan de Sébastien Loeb, pour sûr, il offrira un trajet pour le moins sportif aux passagers du car presque vide.

Arrivée à la gare Saint Charles, en travaux. Il la voyait plus grande. Mais la vue depuis le haut des marches est apaisante. Il fait plutôt chaud, alors qu'il a laissé la capitale quelques heures auparavant dans la fraîcheur piquante de ce matin d'octobre.

Direction le métro pour rejoindre le Vieux Port. 14H00 : Touchdown ! Il l'appelle. Elle ne tardera pas à arriver, dans une grosse demi heure. En attendant, il profite passivement de l'instant, des couleurs et des odeurs autour de lui, de la Cannebière en travaux derrière, de ces bateaux devant, de ces mélanges de gens autour. C'est ça aussi la magie des villes portuaires, ce brassage de tout, ce carrefour de tous les possibles.

Elle arrive. Elle traverse presque en dehors du passage piéton et parvient à se déboîter le genou qu'il lui sait fragile. Il sait que ça lui fait vraiment mal, mais ne relève presque pas lorsqu'elle laisse entendre que c'est de sa faute à lui. Ben tiens. Il décide quand même d'attendre quelques minutes avant de l'étrangler. Elle a quelques difficultés à marcher, et tout près, un bus découvert qui traverse la ville. Ça leur rappelle de bons souvenirs à Lisbonne, et ça ne le dérange pas trop de passer une heure et quelques à parcourir la ville, un tour express, au moins pour en avoir un aperçu.

Ils s'échangent presque des banalités pendant le trajet. En même temps, il ne fait absolument aucun effort. Après tout, il fait bon, la ville est plutôt jolie, et là encore, le chauffeur conduit assez sportivement. Puis il n'est pas super rassuré de voir le bus longer les falaises. Vu de là-haut, ça à l'air plutôt casse-gueule...

Petit verre en terrasse après la balade. Conversation normale. Il a deux DVDs et un CD, ainsi que le magazine à lui donner. Dot acte. Puis il se dit que visiblement, elle n'a pas l'intention d'évoquer le sujet, alors il décide de mettre les pieds dans le plat : "si j'ai insisté pour te voir aujourd'hui, ça n'est pas juste pour te donner les CDs..." Elle s'en doute, à en juger par son regard. "J'ai simplement besoin que tu me dises où l'on en est" continue t’il. Pas envie de mettre les formes. Marre d'être tourné en bourrique, autant faire vite. "J'ai simplement besoin que tu me le verbalises" (il ne rajoutera pas "chat échaudé", mais le coeur y est). Il continue quand même sur la litanie de "tu restes quelqu'un d'important pour moi, blablabla", un peu pour la forme, mais aussi parce que ça reste vrai dans l'absolu.

"On en est... que c'est fini". "Ok, je voulais juste 'officialiser' tout ça, que ce soit bien clair". Il se croit obligé de préciser que c'est parce qu'il a rencontré quelques personnes qu'il s'est posé la question, et que même s'il se doutait de la réponse, il voulait non pas son "autorisation", mais simplement être sûr... De s'autoriser lui-même à envisager autre chose, sans remords, sans avoir l'impression de lui être infidèle ni de la trahir.

"Ça s'est fini début août... Deux jours avant le déménagement..." Ben s'il avait su, il lui aurait laissé faire ce déménagement toute seule, tiens. Ou il lui aurait laissé payer le péage et l'essence, aussi, pour le coup.

//Rewind//
Ils ont dormi ensemble, chez elle, une nuit câline, mais pas nécessairement torride. il est très tôt. Ils sont encore sous la couette et il lui tourne le dos. Elle colle son corps contre le sien... Il sent sa chaleur... Elle l'enlace tendrement... Il se retourne après quelques minutes... Il commence à être excité... Il l'embrasse... Ils s'embrassent... Puis petit à petit, il se place sur elle, continue de l'embrasser et de la caresser... Se glisse entre ses jambes... Il sent son sexe se gonfler... Il n'a pas envie de préliminaires, pour une fois, probablement parce qu'il n'est pas très réveillé, il a juste envie de sentir son sexe se frotter au sien, jusqu’à ce que... Très rapidement, il se rend compte que quelque chose ne va pas bien... Il pense lui avoir fait mal. Elle n'était pas prête...

Retour à la réalité... Il a beau la comprendre, cette fois-ci il se refuse intérieurement à être le bourreau. Pas un seul instant elle n'a dit "non". Pas un seul instant elle n'a eu de geste pour l'arrêter. Et il se connaît trop bien pour savoir que si cela avait été le cas, il aurait stoppé immédiatement. Alors oui, il comprend. Ça lui a (encore) rappelé de mauvais moments... D'une autre vie, ironiquement, dans cette même ville qui les accueille aujourd'hui. Mais cette fois-ci, il ne cèdera pas. Il n'acceptera pas la totalité des torts. Parce que le bourreau et la victime ne sont pas nécessairement ceux que l'on croit. Il ne cherchera même pas à la convaincre. Il la connaît trop, et elle n'accepterait jamais qu'il puisse avoir raison, sur aucun sujet d'ailleurs. Ça lui rappelle cette soirée d'août où elle fustigeait les blogs en prenant pour exemple le seul blog qu'elle connaissait, un équivalent malheureux des pires clichés à-la-SKyBlog... Et où il avait eu beau argumenter par A + B que, Dieu merci, ça ne se limitait pas à ça...

Pas la force, le courage, ni même l'envie de la convaincre. A quoi bon, si pour l'autre on est forcément toujours dans l'erreur.

Au revoir, toi. Pas "adieu". Parce que malgré nos défauts et nos incompatibilités, nos bas si nombreux et nos hauts trop rares, le mal que l'on s'est fait régulièrement, et le bien, ponctuellement, malgré tout ça, tu vois... Tu gardes une place à part dans mon coeur et dans mon histoire, toi, lA Sirène...

(corrections orthographiques à venir... Un jour...)

3 minutes 39 de bonheur

Si après ça, vous n'avez pas envie de me serrer dans vos bras, j'abdique... :)



Trouvé via FramaBlog : Imagine all the people

Libre comme l'air

Je reviendrais plus longuement sur le petit séjour à Marseille.

Pour le moment, il suffira de dire que j'ai l'impression qu'un énorme nuage noir s'est envolé. Peut-être aussi que je n'ai pas encore réalisé, trop accaparé par le travail (auquel cas, la chute va faire mal). Mais le sentiment premier qui m'a envahit en me redirigeant vers le vieux port, c'est un sentiment de soulagement. Et je lui laisse volontiers le rôle de la victime. Elle a probablement raison, du moins en partie. Mais là, au moins, je l'ai : Now, THIS is what I call "closure".

Et d'après-midi marseillaise, je garde surtout le souvenir d'une très jolie soirée passée en compagnie de Flo (encore pardon, Flo de t'avoir accaparée de la sorte, mais j'y ai pris un plaisir énorme, à enfin voir en vrai "le plus joli sourire de la blogosphère" ;)).

Moralité, je garde ça :



Un bon petit grignottage à quelques mètres du vieux port, une jolie demoiselle sympathique avec qui papoter, deux bières bien fraîches et trois petits verres de vin blanc fruités, des cigarettes oubliées dans une voiture et c'est tant mieux, un petit cours sur la géographie (on ne prononce pas le S dans Cassis), une traduction à la volée d'occitan (C'est ça, Flo?) et l'immortalisation de ce pourquoi la région de Marseille me plaît de plus en plus :

L'une des raisons, c'est parce que c'est là que j'ai brisé mes chaînes... L'autre... Ben, cliquez voir :)

Celui qui noie le poisson

Pas de nouvelles depuis le 13 septembre. Non pas que j'aie une mémoire éléphantesque des dates, mais j'ai regardé par curiosité sur mon journal d'appels. Pas "fâchés" mais presque. Parce que j'essayais de lui faire dire à ELLE qu'ELLE avait décidé d'en rester là. Et que je voulais que ce soit clairement dit. Mais pas par téléphone. Si j'insiste aussi lourdement, c'est parce qu'elle m'a déjà fait le coup. Pas fâchés, disais-je. Mais je lui avais dit que je ne l'appelerai plus. Que si elle avait envie de me parler ou de me voir, que ce serait à elle de m'appeler.

Presque un mois. En même temps, elle m'avait clairement laissé entendre qu'avant la Toussaint, ce serait un peu dur de se croiser, avec sa rentrée, son nouveau poste, etc. Ça c'est quelques jours après m'avoir dit que c'était génial, elle avait vérifié, qu'il y avait bien plusieurs vols aller/retours par jour pour aller du côté de chez elle (l'air de dire "tu pourras descendre régulièrement"). Et moi de confirmer que j'avais aussi commencé à jeter un oeil aux avantages SNCF pour ce faire. Le chaud et le froid comme elle sait si bien le faire. Bref.

Elle m'avait évoqué aussi le fait qu'elle ferait probablement un aller/retour ce week-end. J'en avais plaisanté avec une bloggeuse en disant que j'attendais au moins ce week-end pour effacer ses numéros, au cas où elle ne daignerait même pas donner signe de vie.

J'ai une mauvaise habitude : je laisse mon téléphone en vibreur. En général, je l'ai à la main, ou en vue, ou dans une poche et je le sens vibrer (je vous vois venir). Mais, souvent aussi, je le laisse dans une poche de mon sac. Et là, je le sens moins. Surtout si le sac se trouve dans une autre pièce. C'est moins stressant, c'est sûr, mais c'est moins efficace.

Et v'la-t'y pas que vers 15h00 je me décide à jeter un oeil à ma bête et je vois 2 messages vocaux et un SMS.

08/10/06  13:46
Bonne fête! Suis ds train retour,il fait pa si moche .bon gd prix.xx



D'abord, j'ai horreur du style SMS. Mais il se peut que ce soit par "erreur" (si c'était pour faire djeun's, ça se saurait). Ensuite, ma fête c'était HIER (d'ailleurs, merci à toutes celles et ceux qui y ont pensé : moi j'avais totalement oublié). D'autre part, le grand prix de Suzuka, c'était ce matin à 7h00 (ouais, même que je me suis levé exprès, en ayant fait nuit blanche -non, pas celle de Delanoé, mais juste un fond de rhume et une grosse nervosité). Déjà. Mais qu'en plus elle ne daigne m'écrire qu'un SMS, qui plus est alors qu'elle est déjà dans le train qui file vers le sud ? Mais elle se fout de qui, là ?

Comme de bien entendu, l'un des deux messages vocaux était celui d'une de ses amies pour me parler du portable qu'elle avait récupéré avec les prises flinguées (celui que j'aurais soit-disant crâmé... mouarf).

Trop gros, passera pas.

Tiens, la semaine prochaine, je ferai pareil en partant de Vitrolles, je lui lancerai un SMS pour lui dire "dommage, j'étais à côté pendant 3 jours, mais je ne pense à toi qu'au moment de partir".

Comment ça, elle est descendue dans mon estime ? Non, vous croyez ? :)

En même temps, elle vient d'essayer de me joindre et sur le fixe et sur le portable (ouais, elle a du arriver chez elle, quoi). Mais bon, je tapais cette note... Hum... Je viens de la rappeler 30 minutes après pour tomber sur le répondeur...

La bonne nouvelle au moins, c'est que hier, l'une des deux nénettes avec qui j'avais bien accroché m'a appelé exprès sur mon portable pour me souhaiter ma fête. Et rien que ça, ça m'a fait plaisir. Et accessoirement la victoire d'Alonso aujourd'hui, aussi.

Bon, je viens de laisser un message sur le mobile de machin. Je me donnerais des baffes.

Pfff...

Marrant comme la vie peut vous jouer de vilains tours. Aujourd'hui, enrhubé, je m'aprète à quitter discrètement le bureau aux alentours de 15 heures. Ça paraissait plutôt tranquille. Et puis j'avais la tête dans du coton à cause d'une nuit difficile, certes, bien que solitaire. C'était sans compter sans la loi première en informatique (en fait, dans tout, en général, aussi) : dès que tout roule, quelqu'un trouvera toujours un moyen pour tout casser. If it ain't broken, don't fix it. Ben voilà. Sorti à 19h30. Direct dodo en passant par la case actifed.

L'autre nouvelle... En fin de semaine prochaine, je pars 3 ou 4 jours à Nice et à Vitrolles. A quelques kilomètres de chez lA Sirène. Ça va me faire tout bizarre... Les paris sont ouverts : est-ce que je la croiserai ? A vous de voter :

1) Dans tes rêves 2) Bien sûr que oui, et même qu'elle va te proposer le mariage 3) Non. D'abord, tu l'appelles plus lA Sirène, mais machin. 4) Elle va sûrement trouver un moyen de te faire ch.. si elle apprend que tu es dans les parages. 5) Encore une note sur elle et je fous le feu à ce blog !

(cool, je bosse pas vendredi -mais samedi, si-)