Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mythique 2

En fait, ce que j'aime bien dans les sites comme meetic, c'est pouvoir répondre à des messages, sans nécessairement avoir envie d'autre chose, d'ailleurs.

C'est un jeu un peu plus compliqué sur meetic parce qu'il faut payer à chaque clic, mais il reste d'autres sites, gratuits. Parmi lesquels, le radin célibataire que je suis, à "adopté" Amoureux.com.

Pour être sincère, mon époque site d'annonces remonte à quelques années (sans grand succès, hélas, y'a un truc dans le système qui me gène, je pense). Et donc, c'est avec surprise que je constate ne pas être le seul à laisser des messages à des profils inactifs depuis 5 ou 10 ans (enfin, des lustres, quoi).

Gentleman, je réponds, même avec un peu de retard. Et comme je n'ai aucune pression, me faire passer pour un imbécile m'importe guère.

Morceaux ch(m)oisis :

MESSAGE 1

Bonjour,
charmante annonce, à ta disposition pour te fournir d'autres défauts à bannir.
biz
Sandrine

Bonsoir !
tout d'abord, pardon pour le "délai" dans la réponse, mais... heu... ben non, je n'ai
aucune excuse :) en ce qui concerne la liste des défauts à bannir, ils sont, hélas,
trop nombreux (et donc la liste serait trop longue). la bonne nouvelle, c'est que
j'en suis conscient (enfin, bonne nouvelle toute relative). mais on peut toujours
essayer de s'améliorer, non ? alors, en numéro un, bonne samaritaine, quel défaut
suis-je supposé gommer (si tant est que je l'aie) ? :) (attention, question piège: il y a
quand même toute une ribambelle de défauts génétiquement masculins très difficiles
à traiter -mais bon, avec tout l'argent du téléthon, devrait y avoir de l'espoir, non :)?)
Serge

Pas très drôle, même si j'ai bien souri trente secondes à l'évocation de la Samaritaine (la pompe, pas le magasin), mais bon, pas de quoi casser trois pattes à un lapin.

MESSAGE 2

Bsr, je voulais juste te proposer d'echanger quelque mots...
Karine

Pour répondre à ton message, très bien... voyons voir... j'échange le mot "ponctuel". tu as quoi ? :)
Serge

La réplique de winner. Moi je trouve ça très drôle, mais ça risque de passer facilement à 3 kilomètres au-dessus...

MESSAGE 3

Bonsoir,
plutôt sympathique ton annonce, si ça te dit faisons connaissance
Annie

Bonsoir ! tout d'abord, pardon pour le "délai" dans la réponse, mais... heu... ben non, je n'ai
aucune excuse :) (cool, je suis honnête :)!). (NDLR : oui, oui, copié/collé, spa bien)


faire connaissance, soit, mais il y a une légère "triche" :) j'ai fait une tartine en guise
d'annonce et la tienne n'est pas encore en ligne :)

je remarque cependant que nous avons une passion commune pour "faire les courses"
ce qui n'est pas banal (ah, quel délice ces interminables attentes et ces gentilles mamies
qui tentent de griller des places dans la file).

d'autre part, je constate que nous sommes tous les deux des fans de "je pose en face d'un verre".
Ça ne s'invente pas. (quelle pression et quel suspens!!!)

enfin, dernier point troublant (oui, bon, j'exagère peut-être un tout petit peu),
nous sommes tous les deux scorpion !!!

en résumé, scorpionne shopping addict buveuse de cocktails. j'ai bon ? :)
Serge

Je comprends toujours pas pourquoi je suis célibataire... Et vous ?

Merry Xmas



May all your Christmases be white...

A coeur ouvert (règlement de comptes à OK Corral)

(préambule : le commentaires sur ce billet sont volontairement fermés)

Il est des sujets que je n'évoque que très rarement. Pour tout un tas de raisons. Et qui nécessiteraient certainement quelques séances chez le psy. Mon père en fait partie. Non que j'en aie gros sur la patate, ni que j'aie de très mauvais souvenirs enfouis. A vrai dire, je n'en ai pas de bons, non plus. J'en viens à me dire que ma relation avec mon père est purement biologique, sans notion d'affect quelle qu'elle soit. De là à dire que je n'aime pas mon père, il n'y a qu'un pas, que je m'empresse prestement de franchir : je ne l'aime pas. Pas comme un père, du moins. Après, si, j'ai un minimum d'affection pour lui, dans la mesure où l'on s'est fréquenté quelques années, tout de même. Mais il n'a jamais pris la place d'un père. Pas sûr qu'il en aie été capable, ni même qu'il en aie eu l'envie.

Alors, bien sûr, il a des circonstances atténuantes : on ne le voyait que peu parce qu'il partait tôt et rentrait tard. Et lorsqu'il était présent, il agissait plus en tant qu'un quatrième enfant de sa femme que comme père de ses propres enfants. En fait, je crois bien qu'il est un exemple. Un parfait exemple de ce qu'un homme ne doit pas être dans sa famille : égoïste. Alors, oui, on pourrait trouver tout un tas d'excuses, telles que le fait qu'il ne se soit marié qu'à 35 ans (et dans les années soixante, ça devait pas être commun commun), avec une jeune femme de 15 sa cadette, qu'il vienne d'un village dans le sud de l'Espagne et d'une époque où la vie là-bas était rude. Qu'il vienne d'une famille totalement tordue (faudra que je raconte un jour le fait que j'ai un oncle qui tient une maison close, tiens...). Bref.

Le problème de mon père, j'ai l'impression, a toujours été l'argent. Pas nécessairement dépensier. Mais, à la Picsou, juste le fait d'en avoir "à lui". Ça, et le fait qu'il aie intrasèquement un mauvais fond.

Une de ses plus belles oeuvres, c'est, une fois à la retraite, de repartir en Espagne. Sans oublier de vider le compte bancaire familial. Parce que c'était "son" argent. Sans prendre en compte le fait que sa femme travaillait à s'en ruiner la santé, et sans prendre en compte le fait qu'il la laissait avec deux enfants à charge (le troisième ayant fondé sa propre famille peu de temps avant, ouf, sauvé). Trois fois rien, plus de 50000 francs, pour l'époque, que ma mère avait réussi à économiser en quelques années, après quelques déboires financiers, dûs à des choix faits par mon père. Comme le fait de contruire une maison avec un café, en Espagne (ça, ça va encore) et de louer le commerce à ma tante du côté de ma mère (ça, c'est limite, je crois qu'il ne faut jamais mélanger business et famille, mais ça passe encore), et comme le fait de signer une reconnaissance de dette énorme et factice envers cette même tante (laissant ma mère dans l'impossibilité de s'opposer, de par l'influence de son propre père, mon grand-père, qui avait cautionné tout cela).

Bref. Après ce dernier coup d'éclat, ma mère s'est enfin décidée à divorcer. Elle avait avalé les coups, le cocufiage, le rabaissement constant parce qu'elle avait décidé d'abord d'élever ses enfants. Mais une fois ceux-ci adultes, c'est la peur au ventre, et à l'encontre de sa propre éducation (et du "qu'en dira-t'on" si présent dans les petits villages et les petites gens) qu'elle s'était décidée à divorcer.

Non, vraiment, je crois que mon père est un exemple. Un parfait exemple de ce que ne doit pas être un homme.

Inutile de dire qu'il n'a jamais payé la pension alimentaire qu'il était supposé payer.

Malgré tout cela, ma mère le considérait comme le père de ses enfants et n'a jamais rien dit ou fait pour nous empêcher de la considérer comme tel.

Depuis, un peu d'eau est passée sous les ponts. Et mon père se retrouve seul et vieux. Avec un début de sénilité. Et bizarrement, le divorce était valide en France, mais visiblement pas en Espagne. Aussi, ma mère a-t'elle finalement fait valider tout cela en Espagne également et partagé équitablement les biens : à mon père la maison et le café (il aura au moins un toit et un minimum de revenus assurés) et à ma mère le terrain adjacent. Qu'elle a vendu à un très bon prix. Et dont elle a placé l'argent dans différentes assurances-vie au nom de ses enfants et petits-enfants. En gros, elle n'a rien, mais elle laissera une bonne petite somme à sa descendance. Le fait de lui laisser la maison et le café ne tenait pas qu'à sa bonté d'âme : depuis que mon père perd un peu les pédales, il est à la merci de sa propre famille, en Espagne, qui semble n'avoir d'autre but que d'aspirer tout ce qui lui reste. Et il est passé à deux doigts de se retrouver sans rien. C'est cool, la famille...

Alors, non, je ne l'aime pas. Si je pouvais, je m'enlèverais même son nom. Mais ça m'agace qu'on abuse des faibles. A quelque degré que ce soit dans la famille. Aussi, je vais me fendre d'un petit aller-retour dans ce maudit village et faire en sorte que l'argent de mon père, reste à mon père de son vivant. Qu'il aie un tuteur légal de confiance, et non quelqu'un qui se serve dans la caisse à sa convenance. Quant à moi, je ne veux pas un centime. Les vautours pourront se servir après sa mort.

We're on for a fight, big fella.