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Sprechen Sie (ein bischen) Deutsch ?

Bon, moi, je m'en vais ailleurs, mais ça implique qu'il y a une place à prendre.

Dans l'idéal, tu connais parfaitement le monde du retail, les contraintes magasins, les contraintes "back-office", compta et exploitation, les logiques d'encaissement, tu parles espagnol, allemand, anglais, tu te fais comprendre en italien et en portugais, le flamand serait un plus (j'avoue ne pas parler un traître mot de cette magnifique langue), tu es techniquement pointu, dans des domaines aussi variés que MS-DOS (yeux fermés), Windows (doigts dans le nez), les réseaux, SQL et SAP, tu maîtrises les standards des logiciels d'encaissement que sont CyVente et WinStore v3, et même un peu de v2, tiens, pour le fun, et tu pourrais apprécier le fait d'être en face d'un environnement matériel plutôt homogène (plutôt reposant dans le monde du support) ? Tu aimes le contact, tu es autonome, dynamique, rapide et efficace, bref, tu es presque aussi bien que moi ? Et bien ceci n'est pas pour toi, tu te sentirais trop à l'étroit (enfin, tu seras le bienvenu, aussi, mais lis la suite, deux paragraphes plus bas).

En revanche, tu parviens à te faire à peu près comprendre en allemand (même très scolaire), un PC ne te fais pas spécialement peur parce que tu es avant tout un être logique et tu cherches un petit job sympa où, luxe suprême, une fois autonome, tu pourras ne travailler que 4 jours dans la semaine (le piège ? 4 jours entre lundi et samedi inclus, 35 heures, ce qui peut faire des grosses journées, mais ça peut aussi faire des week-ends de 5 jours) ? Un job qui te fait entrer dans une World Company (par la petite porte, hein) ? Une des toutes premières SSII in ze world ?

L'annonce dirait, après le blabla classique de "nous sommes une grosse boîte qui a le droit d'utiliser le symbole olympique" quelque chose comme :

Votre mission pour ce poste est le support technique des utilisateurs - Prise d'appel sur une hot line, résolution technique niveau 1 et transfert vers le niveau 2 en cas de non résolution ou transfert vers la maintenance pour résolution matérielle.

Vos principaux atouts pour réussir à ce poste : aisance relationnelle, rigueur, disponibilité, gestion du stress et sens du service client.

Je vais être franc : pas franchement grassement payé, mais dans la fourchette de ce qui se fait dans le milieu du support technique en ce moment. Certainement négociable (y'a intérêt, parce que sinon ils vont économiser un paquet de fric avec mon départ et celui de ma responsable), hélas sans 13ème mois, mais avec la possibilité de mettre un peu de margarine dans la purée surgelée d'épinards avec des primes vacances, des heures supplémentaires et/ou des jours fériés et/ou des dimanche, qui, pour ces deux derniers exemples, sont en règle générale plus "tranquilles" et permettent de mater tranquillement des Divx au bureau (faut pas se leurrer, même si moi je n'ai jamais eu le temps de le faire, c'est dingue comme les autres semblent y parvenir plus facilement, hein ?). D'autres choses qui me passent par la tête : pas de ticket resto, mais un restaurant d'entreprise très correct où il y a moyen de manger pour 0€.

Bref, un job qui peut se révéler plutôt sympa, même si tu as peu d'expérience, basé à Nanterre.

Tu auras le privilège d'être probablement formé(e) par moi (et ça, ça n'a pas de prix), mais pour ça, faut arriver avant que je ne parte le 10 août. Je peux même rester jusqu'au samedi 11 pour toi, s'il le faut. Je sais, je suis sympa.

Auquel cas : sfraguas at gmail point com

(tout ceci vaut également si vous connaissez quelqu'un dans votre entourage qui pourrait être intéressé)

PS : Je vais être franc (bis) : deux mots, à souligner : "dynamique" et "allemand". Pour la première partie, on a déjà donné dans le genre "je viens au bureau -en retard- pour passer mes coups de fil perso à l'étranger et en faire le moins possible". On a également donné dans le genre "gentil mais anémique", merci.

Séquence "astrologie"

Extrait de mon horoscope :

Ou bien vous rechercherez un amour idéal, presque platonique même, et alors vous tomberez sur des partenaires qui ne penseront qu'à "ça". Ou bien, déboussolé ou désabusé, vous vous mettrez à jouer au sexe pour avoir l'amour, alors même que vos partenaires les mieux intentionnés essaieront de faire route en sens inverse.

Rhâlala, va falloir choisir, là... A votre avis, je vise "la femme de ma vie" ou "la femme de ma nuit" ? (cela dit, "intentionnés" au masculin, ça me fait tiquer, un peu. Finalement, faudrait que j'arrête l'horoscope de "ELLE", hein ?)

Dieu qu'elle est jolie...

Plus je parle avec elle, plus je craque... Elle m'impressionne par sa force de caractère, ses yeux bleu / vert, son sourire... *soupir*

Va vraiment falloir y faire quelque chose avant mon départ... Parce que ces quelques minutes volées au détour d'une pause clope, partagées dans un RER bondé, je commence à les savourer...

Et ce qui me fait dire que c'est un tout petit peu différent avec elle : pas évoqué une seule fois "mon" ex...

Et merde, j'avais oublié que c'était dur d'essayer de séduire...

I've found somebody who loves me

En réponse à une note précédente...

Grosses déclarations d'amour depuis vendredi dernier. Deux, plus exactement. Et deux promesses d'avenir meilleur, d'épanouissement. Je vais quand même remettre dans le contexte : tout à commencé jeudi dernier... Simplement envoyé un CV, sans trop y croire, pour un poste de manager. Clairement, pas ma force dans mon CV, mais ça me permettait de "tâter" le terrain et de me positionner éventuellement pour les postes juste en dessous, qui sait, si l'envie de partir de mon travail se faisait pressante.

Une heure plus tard on me rappelle pour un rendez-vous au plus tôt... Va pour le lendemain matin... Un tout petit peu surpris, cela dit, mais pas de pression : je ne me fais pas de grosses illusions sur le résultat, et pas de pression bis puisque je suis déjà en poste et que je n'ai donc pas un besoin absolu de concrétiser lors d'un entretien d'embauche.

Vendredi, l'entretien dure deux heures. Deux heures durant lesquelles j'ai simplement fait part de ma façon de travailler, de mes accomplissements, de ma vision des choses dans ce petit monde, de mes points forts et, en décidant d'être très franc, de mes points faibles. Après tout, les personnes en face de moi avaient l'air d'être très franches également, et autant dire les choses clairement, rapidement. Tourner autour du pot, dans ces conditions, je sais pas faire.

Deux heures plus tard, je conviens de donner ma réponse le lundi suivant, parce que, par acquis de conscience, je souhaite en faire part à mon client (qui m'avait déjà soufflé son "éventuellement peut-être bientôt" intention de me proposer un poste.

Je retourne à mon bureau, pas le temps de déjeuner, et de toute façon, pas faim : le stress commence à monter, je réalise qu'on me propose d'être le tyran d'une petite équipe de 5 personnes sur un poste à responsabilités. Enorme plus : le contact a été réellement bon avec les deux personnes que j'avais en face. Re-énorme plus : ça reste dans un domaine que je connais très bien et sur des projets jumeaux à ce que j'ai eu à subir gérer avec mon client actuel. Et Dieu sait si j'avais trouvé cette période trippante. Seul point relativement négatif : je m'étais toujours orienté dans ma tête vers un rôle plus technique que management. Mais c'est une sacré "promotion" quand même, et ça peut s'avérer un bon choix de carrière.

J'appelle tout de même mon client pour lui annoncer qu'on m'a fait une offre plutôt sympa, et que même si je savais qu'on avait "éventuellement peut-être vientôt" pensé à moi, j'était conscient que la personne en face de moi n'était pas nécessairement décisionnaire et donc, pas de souci de ma part, que c'était déjà super gentil d'avoir proposé, etc... Mon interlocuteur est cela un tout petit peu déçu, mais positivement ravi de l'offre que l'on m'a faite, mais un peu déçu quand même...

40 minutes plus tard, mon portable vibre : le grand directeur informatique. Il a appris la nouvelle de mon départ. Il est à l'étranger mais il rentre lundi et souhaite me voir avant que je ne donne ma réponse. Un tout petit peu destabilisé, mais ravi, j'accepte. Quelques minutes plus tard, presque coup sur coup, deux directeurs régionaux composent mon numéro pour me demander de ne pas accepter tout de suite l'autre offre. Suivi d'appels de responsables de magasins qui seraient ravies que je ne parte pas.

Vendredi soir, je rentre à la maison. Le stress augmente largement, tout va un peu trop vite à mon goût et je n'ai plus aucune certitude sur ce que je veux. En même temps, on ne m'a rien proposé de concret du côté de mon client, ça pourrait tout aussi bien ne pas être intéressant, et secrètement je l'espère, ça rendrait le choix plus facile. En même temps, j'entretiens de vrais liens d'affection avec toutes ces personnes, chez mon client, que je côtoie depuis 4 ans. Et plus encore ces derniers mois au cours du projet "jumeau" cité plus haut, où clairement, j'ai fait forte impression. C'est vrai que depuis lors, l'idée d'être embauché par mon client me séduisait, tant la façon d'y travailler, les projets en court et les personnes autour étaient intéressants. Et parce qu'il était plaisant de travailler avec des personnes qui plaçaient assez haut le sens du travail et de l'effort.

Vendredi, l'horloge marque douloureusement 1h21, je viens de me réveiller, les muscles tendus et endoloris. Je ne m'endormirai plus avant 5h30, toujours à cogiter.

Week-end de Fête des Mères, au cours duquel j'ai l'esprit ailleurs, et qui passe bien trop rapidement.

Lundi, 11 heures, entretien chez le client. Le poste proposé est encore flou, mais l'ensemble est cohérent et intéressant de chef de projet. Et ils s'alignent sans peine sur l'offre (probablement un peu faible) du camp d'en face. Un peu faible, un peu faible, pour moi ça faisait déjà +25% sur mon brut actuel.

Retour au bureau en taxi, j'ai malgré tout beaucoup à faire, et pas beaucoup de temps, et surtout, pas franchement la tête au travail. je préviens quand même mes premiers interlocuteurs que mon client s'était aligné, mais surtout m'avais fait une proposition différente, ce qui rendait mon choix difficile. Quelques minutes plus tard, ils me rappellent pour me proposer +35%. Mon client s'aligne dans l'heure. Zut. Ca m'ennuie d'autant plus que le fric ne vient vraiment pas en premier dans mon choix, il s'agit réellement de deux choix de carrière et de vie différents. On me propose d'y réfléchir, on verra mardi.

Aujourd'hui, mardi : les premiers interlocuteurs me font une réelle déclaration d'amour et j'avoue que le coup de foudre est largement partagé. Ils poussent à +45%. C'est moi qu'ils veulent, ils ont déjà rembarré 4 personnes pour ce poste depuis vendredi. Et le choix est vraiment dur pour moi, parce que plus j'y pense, plus l'offre, même si moins intéressante financièrement de mon client me donne cette sensation de "paix", comme si je savais au fond que c'est ce qui me plaira le plus et où je donnerai la pleine mesure. Mais la première offre est aussi à priori une magnifique porte d'entrée vers un certain style d'évolution de carrière qui a un certain cachet. Tout relatif, cela dit. Mais ça crache un peu plus que mon poste actuel.

Je l'annonce à mon client. Il ne peut pas suivre. Et sans dénigrer la première offre, au contraire, parce qu'il s'agit d'une offre alléchante dans l'absolu, me demande quand même de réfléchir.

Et j'en suis là... Demain je dois décevoir un personne. Et quelle qu'elle soit, ce sera une personne attachante avec qui je m'entends/pourrais m'entendre, dans un cadre très agréable (et sans trahir de secret, ça reste dans l'habillement féminin), avec deux ambiances différents mais que j'apprécie de la même manière... Mais un seul choix de carrière, de vie, possible pour le moment... La technique ou le management... Poursuivre une aventure commencée il y a principalement un an ou presque recommencer la même, mais cette fois de l'autre côté d'une certaine barrière...

Tout ça m'a fait repenser à lA Sirène, qui m'avait demandé de choisir entre elle et ma meilleure amie. Et j'avais répondu que c'était comme avoir à choisir entre ma main droite ou ma main gauche...

Petit plus, en revanche, qui fait pencher la balance du côté de mon client actuel : sa marque est positionnée plus haut de gamme. Et ça cracherai de dire au copines que j'ai -20% à longueur d'année chez trucmuche....

(plus prosaïquement, c'est blindé de minettes des deux côtés, aussi n'est-ce pas un critère de sélection, précise)

Si quelqu'un à une méthode pour choisir (sauf le pile ou face, hein, mais genre la liste avec les + et les -, etc. je suis preneur. J'en suis là, hélas).