La chute
Par Serge, vendredi 27 juillet 2007 { General } | 2 commentaires | aucun trackback
Finalement, un piédestal, c'est fait pour en tomber.
(ne cherchez pas à comprendre)
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
Par Serge, vendredi 27 juillet 2007 { General } | 2 commentaires | aucun trackback
Finalement, un piédestal, c'est fait pour en tomber.
(ne cherchez pas à comprendre)
Par Serge, jeudi 26 juillet 2007 { Ma vie, mon oeuvre } | 7 commentaires | aucun trackback
ou "Un Effet Papillon à Part"
Cette note se mélange volontairement à "Un Cas à Part". On ne saura pas laquelle de ces deux versions était la réelle. La première n'était peut-être qu'un "écran de fumée", comme certains l'ont imaginé ou deviné. Cette version n'est peut-être qu'un simple exercice de style. Il n'empêche que c'est avec l'accord de principe de la principale concernée que l'on se posera ces questions : vaut-il mieux avoir des remords que des regrets ? Si nous devions revivre certains moments, ferions-nous les mêmes choix ? Si nous étions dans la peau d'un voyageur du temps, à l'instar d'un certain Sam Becket (Code Quantum), d'un Marty McFly (Retour Vers le Futur), d'un Evan Treborn (L'Effet Papillon), ou d'un Jack Carter (A Town Called Eureka -saison 2-) ?
(Le début, c'est toutes les notes et les commentaires de fin 2005 / début 2006. Le vrai début de la note, c'est >>> ICI <<<)
Ils se font la bise, se présentent officiellement. Il s'apprête à lui annoncer que, malgré ce qu'elle a pu lire, il compte bien l'inviter au cinéma, ce qui tomberait plutôt bien, puisqu'il n'a pas de liquide et qu'il ne peut payer qu'en carte... "J'ai déjà pris les places", lui dit-elle en souriant. Pour une fois, il ne réagira pas en macho de base. Au contraire, il sourit interieurement en se disant "c'est vraiment quelqu'un de bien". Ils s'insèrent dans la file d'attente, qui commence à grossir à l'approche de la séance. Il est tellement nerveux malgré tout, qu'il ne peut s'empêcher de parler, de plaisanter, de poser des questions (et écouter les réponses). Au final, les probablement 10 minutes d'attente lui sembleront étrangement courtes, et c'est presque à regrets qu'il avance vers la salle obscure.
Ils continueront à papoter jusqu'au début du générique, jusqu'à la dernière seconde. Ensuite, le film reprend ses droits. Il n'ose presque bouger, de peur qu'elle n'interprète un quelconque mouvement maladroit pour une tentative d'approche, mais c'est tout de même à peine s'il n'a pas envie qu'elle pose sa tête sur son épaule. Blotti au fond du fauteuil, il pourrait presque sentir la chaleur de sa présence et c'est agréable.
Et l'improbable se produit... Malgré tout, ça ne le surprend pas de sentir la tête de la demoiselle, posée sur son épaule. Et bien entendu, à partir de cet instant, le film perd de son intérêt. Tout son corps est à l'écoute de ces quelques centimètres carrés de peau, tout au plus séparée du visage de la belle par le tissu de sa chemise. Il sent sa chaleur qui se diffuse petit à petit. Il fait attention à ne pas respirer trop profondément. Black out total sur l'image en face de lui : il ne se concentre que sur son épaule droite et sa propre respiration.
Dire qu'elle le laisse de marbre serait mentir. Et même dans la pénombre il revoit ce magnifique regard croisé quelques minutes auparavant. Et même dans la pénombre il se rappelle cette longue chevelure.
Ne pas être surpris par cet évènement ne signifie pas nécessairement savoir quoi faire ensuite. D'autant plus qu'il a toujours été destabilisé lorsque c'est la demoiselle qui fait le premier pas. Et comment peut-il être sûr qu'il s'agisse réellement d'un premier pas ?
Il a perdu la notion du temps, mais il a senti également sa main posée sur son avant-bras. Quelques instants plus tard, il penche la tête, plus pour vérifier si elle ne s'est pas endormie que pour une tentative maladroite d'approche. Et comme de bien entendu, il s'agit d'une scène avec une image sombre, et la baisse de luminosité l'oblige à autre chose qu'un regard furtif : leurs regards se croisent dans cette semi-pénombre. Elle sourit et il lui sourit en retour.
C'est elle qui s'avance en premier pour l'embrasser. Mais leurs position et l'accoudoir des fauteuils ne lui donne pas l'allonge nécessaire ne serait-ce que pour frôler les lèvres du jeune-homme. Et ce d'autant moins qu'il vient de se remettre en position initiale. Une seconde plus tôt et il aurait vu ce mouvement. Une seconde plus tôt et il aurait pu frôler ses lèvres.
Oh, il s'en est rendu compte. Il s'en est rendu compte à l'instant même où, après lui avoir souri, il faisait mine de s'intéresser à nouveau au film. Il a bien vu son mouvement presque du coin de l'oeil. Intérieurement il se maudit. Ça commence fort... Il hésite à reprovoquer la rencontre, mais elle n'aurait plus ce même goût magique de délicieux accident. Il en est encore à se donner des claques dans sa tête que le générique de fin défile, que les lumières se rallument petit à petit, que la foule se lève, et qu'elle regagne les sorties, progressivement. Elle le tient par sa veste, prétextant rapidement qu'un léger "accident" lui est déjà arrivé en quittant une sale. A ce moment-là, il sent une pression supplémentaire : son sens de l'équilibre est tout sauf développé. Il ne s'agit surtout pas de glisser ou de trébucher ! Mais il trouve ça agréable de servir de "béquille".
Ils sortent de la salle, arrivent dans le froid de la rue. Il ne veut surtout pas la laisser partir comme ça : ils s'échangent encore quelques mots, marchant lentement, bras dessus bras dessous, le flot de spectateurs venant de leur dos se tarissant petit à petit, leur accordant d'une certaine façon un semblant d'intimité et d'anonymat. Et c'est lui qui, pivotant lentement vers elle, approche son visage, lentement, dans le même geste. Ses lèvres se posent sur les siennes, délicatement, une première fois. Puis une seconde fois alors qu'elles ne se sont pas encore séparées, puis une troisième fois avant que leurs langues ne se frôlent quelques instants. Lui est un peu sonné, il ne réfléchit pas, il se contente de ressentir. Et le froid de l'air ne rend que plus agréable la sensation de souffle chaud et humide. Ils cessent de s'embrasser un instant, les lèvres de l'un à un millimètre de celles de l'autre. Seules leurs respirations se mélangent l'espace d'une seconde. Et ils reprennent leur chemin, naturellement.
Il propose d'aller grignoter un morceau ou bien d'aller prendre un verre. Elle n'a pas très faim, lui non plus. Va pour le verre. Là encore, pas un moment de silence, la conversation est fluide et aucune gène ne s'est installée. Il en est étonné lui-même : tout semble si naturel. Comme si. Comme s'ils s'étaient déjà vus, parlé, raconté des histoires... Premier café trouvé : il refuse. C'est un petit café, certainement sympathique pour qui vient prendre son petit noir serré le matin, mais pas assez pour lui offrir un verre. Et les lumières sont trop vives, presque des néons. Bref, pas assez agréable. Dans les dédales des petites rues, ils tombent sur un café à la terrasse couverte. Ils arrivent alors que le groupe déjà présent se lève : ils auront la terrasse pour eux seuls. Et c'est tant mieux : lui préfère avoir une certaine intimité, pas d'endroit trop bruyant, ni rempli à ras-bord. Cette petite terrasse est parfaite. Elle prendra un cocktail de fruits, lui un Bushmills. Il a presque peur qu'elle ne le prenne pour un alcoolique notoire, mais ça fait trop longtemps qu'il n'a pas regoûté à un whiskey irlandais.
Deux heures plus tard, ils sont les derniers clients. Il est temps de partir. Quelques minutes de marche pour arriver à l'angle de la rue de la demoiselle. Il la raccompagne jusque devant la porte de son immeuble. Les derniers mots presque classiques d'une belle fin de soirée. Mais tous deux semblent repousser l'échéance. C'est elle qui prend l'initiative : elle saisit le col de sa veste à deux mains, montant sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Il pose instinctivement ses mains sur ses hanches alors que leurs lèvres se retrouvent. Et instinctivement il remonte doucement ses mains depuis les hanches vers le dos de la jeune-femme, en passant par les côtes, ne faisant que la frôler du bout des ongles.
Leurs lèvres se séparent enfin. Leurs corps suivent à peu près le même mouvement, seuls restent en contact les mains. Elle ne lui proposera pas de "monter prendre un dernier verre". Il aurait refusé, et elle le sait. Il la quitte avec un maladroit "bonne nuit, K*". Elle compose son code, sans que leurs regards ne se lachent, elle ouvre sa porte. La main de la jeune-femme glisse délicatement de la sienne à mesure qu'elle commence à rentrer dans le hall. Un dernier regard avant que la porte cochère ne se ferme. Et un immense silence une fois la lourde porte refermée.
Ne lui reste plus qu'à retrouver une station de métro...
Par Serge, vendredi 20 juillet 2007 { Ma vie, mon oeuvre } | 7 commentaires | aucun trackback
Mon "remplaçant" arrive lundi. L'est passé jeudi, déjà, pour son entretien. Du coup, c'était journée off pour moi, mais je suis passé au bureau l'après-midi pour le tester un peu. Et déjà je sais que si un jour j'ai une fille, son futur mari va passer un sale quart-d'heure : m'a l'air gentil, le gars, intelligent, mais, modestement, il aura de grandes chaussures à remplir... En même temps, si j'étais tombé sur mon équivalent, ça m'aurait aussi passablement agacé, de savoir que je ne suis pas unique. Bref, jamais content.
Minute geek pour quoi ? Parce que quand un truc me turlupine de la sorte rien de tel qu'un achat informatique. Oui, bon, c'est pas tout à fait exact, certes. Mais faut croire que je m'ennuyais un peu. Résultat : changé le coeur de mon PC (carte mère, processeur, RAM) histoire d'avoir un truc un peu plus costaud. Le "remplacé" avait bien 4 ou 5 ans, un vieil Athlon XP1800. Le nouveau est pas nécessairement top, mais on passe au double coeur : un Pentium E2160 (oui, oui, c'est un Core2Duo quand même, malgré le nom). Bilan des courses, 200€ pour rentrer de plein pied dans le monde de l'informatique moderne (et de l'overclocking extrême, mais c'est une autre histoire). Quoi de geek là-dedans ? Jusque là, rien, mais on y vient.
Et c'est là que je me dis "Linux, c'est vraiment bien". Enfin, je me le dis pas, mais je reste agréablement surpris par la suite des évènements. Sous Windows, cette opération se résume à : ouvrir le PC, remplacer l'intérieur, refermer le PC, et réinstaller Windows et tous les programmes -et pas oublier les sauvegardes, faites au préalable-, parce que Windows il sait moyennement faire (doux euphémisme). Bref, quelques longues heures d'occupation.
Résumé sous Linux : on ouvre, on remplace, on ferme. Bilan de l'opération, une petite demi-heure entre l'extinction du "vieux" PC et l'allumage du nouveau. Rien d'autre. Ça marche direct. (Pour être tout à fait honnête, opérationnel à 99%. M'aura juste fallu reconfigurer le serveur graphique, passer du noyau .386 au noyau .generic pour avoir les deux processeurs, bidouiller un peu pour avoir les super-effets-3D-de-la-mort-qui-tue-que-même-Vista-me-fait-pitié-quand-je-le-regarde, bref, 2 petites heures maxi à rechercher le pourquoi du comment et à l'appliquer, mais sur une machine qui marche déjà très bien. En gros, j'aurais pu m'arrêter à la première étape).
Avantage : rapide. Inconvénient : avec Windows, comme on repart de 0, on a vraiment l'impression d'avoir une vraie nouvelle machine. Moui, c'est ironique.
Voilà, je suis un Geek qui s'ignore. Et pour fêter ça, j'ai démarré XP dans VirtualBox histoire de me souvenir à quoi ça ressemble.
Passionnant, n'est-ce pas ?
(du coup, je crois que je vais réutiliser l'ancien "coeur" pour me faire un magnétoscope numérique / lecteur-graveur DVD / TNT pour pas cher dans la chambre, tiens)
Par Serge, jeudi 12 juillet 2007 { General } | 4 commentaires | aucun trackback
La mère Kaki qui a fermé son blog avait pour coutume de poser des titres de films en guise de titre de note. Kaki, clin d'oeil, enfin bref. 7, donc. Il y a eu le fameux 7 juillet 2007. Moi j'ai eu droit aussi à mon "7" : sept jours de travail consécutifs à raison de 9 heures par jour (et histoire de pimenter le tout, à me coucher à des heures ind(o)ues). Résultat, le ptit père il va se doucher, grignotter et foncer au lit direct s'abrutir devant une série quelconque (au hasard, The Traveler, tiens, franchement pas mal).
Vivement la fin de ce contrat, moi je vous dit... *soupir*