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(NSQNT* 2) MA liste de 10 choses à faire avant de mourir - Note Temporaire

- Devant la vitrine de Lancel
- Sur un banc des jardins du Palais Royal
- En la faisant monter sur une des colonnes de Buren
- Devant la Comédie Française
- Devant le Louvre
- Devant le restaurant
- En sortant du restaurant
- N'importe où, avenue de l'Opéra
- Sous l'abri-bus
- Juste avant qu'elle ne grimpe dedans

(*NSQNT : Note Sans Queue Ni Tête)

free music

Mood : Bon Jovi (feat. Leann Rimes) - Strangers (Lost Highway, 2007)

La note sans queue ni tête

C'est amusant de se dire que dorénavant je suis à ses pieds... Et surtout que maintenant, c'est officiel...

(Comme toujours, ne cherchez pas à comprendre)

Merci Msieur Hilarion...

Pour ceux qui n'auraient pas suivi les commentaires... Tous en coeur : merci môssieur Hilarion !

Brand New Life

Quelques jours dans le nouveau boulot. Premier jour bien résumé dans une note publiée brièvement lundi (et enlevée tout aussi sec pour cause de ressemblance à un règlement de compte par blog interposé pas très élégant). Pour la partie qui nous intéresse, je disais en gros "qu'est-ce que je m'ennuie". Bon, là, ça n'est clairement plus le cas. La tête dans le guidon jusqu'à fin décembre, au moins. Tant mieux, ça me permettra probablement d'oublier plus vite (cf. note précédente).

En attendant, pour célébrer comme il se doit...

free music

BlogMuzik n'est plus, longue vie Deezer !

Cent rancunes

Mon plus gros défaut : une rancune horriblement tenace.
Heureusement, compensée par le fait que j'ai une toute petite mémoire.
(Histoire de poursuivre dans les notes sans queue ni tête : ne cherchez pas à comprendre).

La non-note du lundi

Samedi après-midi -> dimanche soir : inquiet.
Reçu coup de fil vers 20h : en colère. Énormément. Comme rarement.
Couché : 23h30, contrarié.
Debout : 03h00, contrarié, je n'arrive pas à dormir.
Recouché : 03h45
Rendormi : 05h00
Réveil : 06h50
Arrêt du réveil : 06h50
Re-réveil : 07h15
Debout la tête dans le c... : 07h20
Départ : 08h58 pour un rendez-vous à 09h30 avec ma nouvelle RH
Arrivée : 09h28 après le méga-stress du "je vais arriver à la bourre mon premier jour de boulot"
Effectivement reçu par la RH : 10h00 (m'apprendra, tiens)
Fin des paperasseries administratives et différents entretiens : 11h30.
Pause clope.
Pause déjeuner : 12h12
Reçu SMS "petite pensée pour ton premier jour" : 12h19
Retour déjeuner : 14h00, c'était l'anniversaire de quelqu'un, qui nous a offert l'apéro.
Devant le PC : 14h02, après la pause pipi
Appel au support informatique : 14h04, l'écran de mon PC est mort. Commence bien.
Dépanné : 14h15
Pause clope : 15h30
Re-pause clope : 16h30
Départ du bureau : 17h12. En même temps, il n'y avait plus rien à faire.
Appel vers une amie contrariante pour remercier quand même du SMS et éventuellement la croiser parce que ça me ferait hyper méga plaisir : 17h13
Monte dans le bus en ayant jeté la moitié d'une clope : 17h17 (d'habitude, faut attendre 20 minutes avant de voir un bus, et là, même pas).
Je consulte le blog de la personne, à sa demande, depuis mon téléphone. Je fini de le lire juste lorsque le bus annonce la station "Boulay" : 17h28
Sonné, énervé, triste, en colère et heureux, tout à la fois, je descends à place de Clichy, histoire de changer de bus et de me changer les idées : 17h35
Je prends le 68, descends à Trinité, pousse jusqu'au Surcouf Haussmann. Pff... Envie de rien, je ressors, va vers l'arrêt du 42... Qui passe à quelques mêtres de moi. Retour en arrière, vers le métro. Arrivée à la maison : 18h45.
On verra après une vraie nuit de sommeil.

En passant

J'adore quand des artistes revisitent les chansons d'autres artistes. Visiblement, je ne suis pas le seul. C'est sur Yahoo!, c'est avec Pepsi, et ça s'appelle Cover Art.

Mood : Mandy Moore - Umbrella (Rihanna cover)

Comment ça, c'est triste ? Justement.

Join the club

Cette note va faire rire les fashionistas. En même temps, je n'ai jamais fait croire que j'étais une fashion-victim. On va clairement parler frippe, PàP cheap. Je le sais, maintenant, vous le savez. On peut donc passer à la suite, mmm ? Quand je serai franchement pété de thunes, promis, je m'habille chez Hugo Boss. En attendant...

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Post-partum

Petit coup de blues, c'est certain. Quitter une équipe au bout de 4 ans comme ça, ça m'a fait le coup de "je t'aime mais je te quitte". Enfin bref. Vivement la semaine prochaine.

Cela dit, la miss était partie pour une semaine, j'ai pensé qu'elle était au bureau aujourd'hui. Lui ai envoyé un petit mail, vers 15h30. Quitte à la rappeler à la sortie du bureau.

Ce sera plus dur de se voir au bureau, de fait. Mais tu m'as dit que tes supports de cours étaient sur internet, d'où l'idée lumineuse : passe dîner un soir à la maison ! on y trouve de tout : un PC connecté et au choix, du japonais à emporter ou un grignottage estival improvisé (en clair, je risque de faire la cuisine si tu insistes. Beaucoup. Et je ne suis pas un cordon bleu). Genre jeudi ou vendredi soir ?



Ne voulant pas non plus la mettre dos au mur, j'ai laissé une porte de secours : "Bref, une idée. Ou alors tu imprimes une partie de tes cours et on se croise pour un café dehors ?"

Coup de fil à 16 heures : la miss. Cool. Rapide, mais cool. En fait, encore plus cool que ça, parce qu'elle n'est pas au bureau, elle n'y reviendra que jeudi. Elle n'a donc pas encore lu mon mail. Un tout petit peu troublant de se croiser, comme ça, par mail ou téléphone. Cela dit, par téléphone, je ne lui ai pas donné de "choix" de menu, on est juste tombés d'accord sur le jour : jeudi. J'ai quand même eu confirmation qu'il y avait 4 garçons sur le bateau, et les 4 étaient en couple.

Petit plus : on a raccroché parce qu'elle avait un autre appel... Elle a eu l'élégance d'envoyer un SMS quelques minutes plus tard pour s'enexcuser et re-confirmer pour jeudi.

Petite décéption, tout de même : trop facile. Du coup, ça perd de son intérêt... Du moins, c'est moins drôle. En même temps, c'est peut-être mon état d'esprit du moment qui fait que. Alors, histoire de me remonter le moral, je vais faire ce que toute fille fait : demain c'est shopping. Juste envie de me faire un vestiaire de rentrée. Quasi open budget (du coup, je vais faire ce que fait aussi tout bonne shoppeuse -et tout personne ayant eu l'expérience du support magasin- : prendre mon vieux carnet de chèques, des fois que les boutiques aient des soucis d'autorisation CB). Enfin, open budget, pas tout à fait, 1500 max (oui, moi aussi ça me fait tout bizarre d'envisager ça). En même temps, je vais pas taper dans le luxe, hein, on va juste faire un chti tour à Opéra (Célio étant fermé, ça me donnera l'occasion de voir ce que font H&M, Gap et Zara, tiens). Mais j'ai besoin d'avoir un look qui colle un peu plus à l'esprit de ma nouvelle boîte.

Kaki, c'est dommage que tu sois si loin, du coup... Lancel...

D-day

Plus que quelques heures... Demain dernier jour... Alors, bon, je commençais tout juste à faire le calcul mental de mon solde de tout compte. Enfin, ma RH elle m'écrit ça SDC. Et franchement... Vaut vraiment mieux se faire virer que démissionner. Cela étant, je ne serai pas à plaindre, au final : pas posé une seule journée de congé payé (pardon, de CP), me reste au moins 2 ou 3 jours de repos compensateur (oops, RC, bien entendu), sur la paye d'août tombera un dimanche en heures supplémentaires (ok, j'arrête les acronymes), dans les semaines qui viennent, je débloquerai l'intéressement (qui n'a d'intérêt que le nom, hélas, puisqu'après 4 ans -presque- de bons et loyaux services, je devrais avoir peu ou prou 1300 / 1400 €. C'est mieux que rien, certes). Et le salaire pour la période du 1er au 11 août -officiellement, samedi sera mon dernier jour, mais mon planning me fait terminer demain). Bref, en peu de temps, je vais me retrouver à la tête d'un (tout) petit pactole. Re-bref, une fin de mois pas mal. Et la fin du mois de septembre devrait être sympa également, puisqu'au salaire "normal" de mon prochain employeur s'ajoutera la période du 20 au 31 août. Mon banquier va m'aimer. Les impôts aussi, d'ailleurs.

Tout ça pour dire : je commencerais presque à être un bon parti. Oui, Kaki, c'est à toi que je m'adresse :)

Revenons à mes moutons : demain, c'est bye-bye. J'aimerais penser que demain je ne vais pas faire grand-chose, nettoyer mon bureau, dire au-revoir, tout ça. En fait, me connaissant, je vais bosser jusqu'au bout... En même temps, j'ai déjà nettoyé mon bureau, déjà sauvegardé ma BAL (grand moment que de démonter le PC du bureau pour installer un graveur de DVD... Finalement, les anti-vols, c'est franchement bidon...), sauvegardé mes docs... Bon, pas loin de 2 DVDs quand même... Ça fait tout drôle... C'est la deuxième fois de ma vie que je démissionne, mais la première ne compte pas vraiment... Mais c'est là que je me rends compte que je fonctionne à l'affectif, vraiment, et que de ne plus revoir au quotidien les personnes que je fréquente depuis 4 ans, ça va me faire un petit schroufougnouf au coeur...

Bon, c'était mes états-d'âme du soir. Promis, je ne recommencerai plus. Vous pouvez reprendre le cours de vos activités.

C'est mimi...

Petite update sur le cours des évènements, même si je n'ai pas à vendre la peau de l'ours...

Petites phrases la semaine dernière avec la miss, petits détails qui me font dire que... Mmm... Moui, ça va plutôt doucement, mais c'est plutôt positif, sans me faire trop d'idées non plus. Remise dans le contexte : une taupe dans le bureau de la miss m'avait dit qu'elle avait besoin de cours d'info pour des examens. Je le sais depuis quelques semaines, sans y accorder plus d'importance. Puis c'est elle qui lance la conversation à ce sujet... En même temps, quand une jolie jeune femme dit à un jeune homme qui travaille dans l'informatique qu'elle aimerait bien qu'on lui explique deux trois trucs "que toi tu vas trouver basiques"... On s'attend un peu à ce qu'il accepte...

Un jour ou deux après, mercredi, j'évoque le sujet avec elle, en sortant du bureau, accompagné de ma taupe, et je pose brièvement la question à la taupe, si elle avait vu de quoi il en retournait. Du bruit autour, la taupe n'entend pas trop ce que je demande, et avant que je ne repose la question, regard de la miss, l'air de dire "chut!!!". Ok, je zappe de sujet.

Lendemain, jeudi, journée off. J'ai passé quasiment toute la soirée précédente au téléphone avec celle avec qui je passe mes soirées au téléphone, enfin bref (spéciale dédicace, Kaki). Je ne me rends compte que le lendemain, donc, que la miss m'a laissé un message sur le portable, du genre "je veux pas trop que ça se sache au bureau, vu que je suis la seule célibataire, ça risquerait de jaser". Je retiens donc le message : "JE SUIS BIEN CELIBATAIRE". Bon, je le retiens comme je veux, aussi.

Je lui envoie un mail "d'excuse" pour ne pas avoir vu son message plus tôt, tout ça, on en reparle, à plus tard.

Je l'appelle vendredi sur son poste au bureau (hop, recherche de nom, hop, appeler, cool, ça marche ce truc). Savoir si elle a ses cours ou autres, histoire de savoir de quoi ça parle. "En fait, ils sont sur internet, donc j'ai juste besoin d'un poste connecté". "Ok, passe me voir à mon bureau en quittant, à la limite : je suis bloqué ici jusqu'à 19h", "Ok".

19 heures, personne. J'appelle son poste "destination hors service". Ce qui veut dire qu'elle s'est "déloguée", donc partie. Bon, je l'appelle sur son portable, histoire de savoir si je peux partir ou si je l'attends. "Truc de malade" : (NDR en résumé) son cousin a loué un bateau pour une semaine en XXX, restait de la place, lui a proposé -gratos- juste à payer son billet, en plus, coup de bol, sa responsable qui l'y autorise, bref, elle a vite décampé. Elle a essayé de me contacter sur mon poste, mais ça lui donnait "destination hors service". En fait, je figure deux fois dans l'annuaire. Et la première occurrence n'est plus bonne depuis 8 mois. C'est la première fois que je regrette de pas l'avoir signalé plus tôt. Bref. Pas grave, on verra ça à son retour. Coup de mini-bol : elle retourne en vitesse au bureau, parce qu'elle y a laissé son iPod, et qu'un collègue le lui rapporte, on se croisera certainement à la gare, donc.

19h01, je quitte le bureau en charmante compagnie (tiens, ça fera une histoire à raconter, ça aussi, le "comment j'ai refusé d'avoir une aventure au bureau". Bref, pas maintenant, Serge, tu racontes un truc). On prend la navette, les collègues de la miss montent également, aussi je ne peux pas trop en parler avec la demoiselle qui m'accompagne. Ils parlent bien entendu de ce qui vient d'arriver à la miss, le départ, tout ça. C'est donc vrai. En même temps, je vois pas pourquoi elle aurait pipoté, non plus.

Arrivée à la gare, on croise la miss en haut des marches, je lui fait coucou, ne m'attarde pas trop parce que ses collègues sont là, on descend à peu près tous, mais très vite on se sépare. Je papote en attendant avec ma cops, j'arrive à Auber, je descends, je prends le bus, j'arrive chez moi, presque à 20 heures. J'appelle la miss pour m'excuser du "vent", mais comme elle m'avait dit qu'elle avait peur que "ça jase", je suis plutôt resté avec ma copine. Pas grave, c'est vrai, j'ai raison (ben tiens, elle aussi elle s'en rends compte ?). Je l'entends s'affairer. "Tu fais ta valise ?". "Non, là, je fais de la lessive, toute nue". Je retiens donc le message: "JE SUIS CELIBATAIRE ET TOUTE NUE". Je comprends toujours ce que je veux comprendre, on est bien d'accord. Bref, une petite demi-heure de papotage, au cours duquel j'apprends tout des garçons qui seront présents sur le bateau (j'ai rien demandé, mais c'est bon à savoir) : aucun danger, des potes mariés, de la famille. Enfin. Juste un garçon qu'elle ne connaît pas encore. Je retiens le message : "JE SUIS CELIBATAIRE, JE SUIS NUE, ET TU N'AS PAS DE CONCURRENTS". Toujours pareil, pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, je sais.

Moralité : à son retour, je ne ferai plus partie de la société. Ça sera donc moins louche de lui proposer de venir dîner à la maison, histoire de parler de cette histoire d'info, tranquillement, puisque tout ce dont elle a besoin, c'est d'un poste connecté. Je vais donc inviter une demoiselle CELIBATAIRE qui se met facilement TOUTE NUE. (Bon, si avec ça, les stats du blog explosent pas, j'abandonne...).

Re-bref, re-moralité : je ne me fais aucun film, je rassure les lecteurs. C'est simplement quelqu'un de cool, et d'entier. Super mignonne, aussi. Mais je ne me focalise que sur cette histoire d'aide sur l'informatique. Et de toute façon, avec la chance que j'ai, le seul garçon qu'elle ne connaît pas sur le bateau, je le sens venir, ça va être son prochain petit ami. Ça sent le vécu ? Oui. Mais ça m'apprendra à être moins gourdasse lent. Mais comme je le sais et que je m'y attends : aucune pression.

Puis ça me fera l'occasion de commander japonais, de mettre une petite ambiance sympa à la maison... Oui, Kaki, je sais, faut croire qu'il y a des préférences :-p Promis, je ne lui passerai pas Stacey Kent. Encore que...

Le stress

Rhâaaa... Jeudi... Dernier jour... Je viens presque en reculant, au bureau... L'idée ma traversé un quart de seconde : et si je ne venais plus... Qu'est-ce qu'on me ferait ? On me virerait ? Mouahahah... Virer un démissionnaire... Hum... bon. J'ai pas été élevé comme ça, donc j'irais au bout...

Le stress, en fait, ne vient pas que de là. Ni de l'histoire avec la demoiselle (qui ne s'annonce ni bien ni mal, bref, franchement aucune pression. Enfin, si, ça s'annonce plus bien que mal, mais c'est un sujet pour plus tard). Non, le stress, c'est les stats. Toujours étonnant de voir qu'on nous google-ise... Et toujours étonnant de voir depuis où. Et avec quels termes. Qu'on recherche mon nom et prénom, soit. Si je voulais être anonyme, ces infos ne figureraient pas dans ce blog. Ni sur des sites type "Copains d'Avant". En revanche, qu'on recherche "la si jolie vie de Serge"... ça me stresse. Un peu. Et quand la recherche vient d'une zone géographique où je ne connais, finalement que peu de monde, le stresse augmente. Un peu. Parce que soit c'est une copine en vacances (mais que ferait-elle à se connecter depuis un poste d'une collectivité locale ? Hein Kaki ?), soit c'est directement ou indirectement une connaissance (ou de la famille) de lA Sirène.

Bon, vais pas sombrer dans la paranoïa, non plus...

Vous google-isez souvent les gens, vous ?

Comme un gosse

Bon, c'est un fait, je ne sais pas draguer. Plus exactement, je ne drague pas. Point. Tentative de séduction, moui, mais drague en bonne et due forme, non. Sais pas faire. Et surtout, volontairement ou non, j'ai toujours pu faire sans. Et ces six dernières années, je ne m'étais jamais posé la question, vraiment. Toute mes histoire tournaient finalement autour de la même personne.

"Et là, c'est le drame." En gros, je me rends compte que cette fille, là, c'est la première fille depuis 6 ans que je trouve jolie, charmante, vraiment. Et que ça n'est pas qu'une façon de parler. Et que c'est la première fois en bien d'années que j'aurais bien envie de voir plus souvent une personne. Enfin, quelqu'un d'autre que trucmuche. Quand je dis "je ne drague pas", je ne joue pas l'inaccessible, non plus, mais je suis juste naturel (et je suis naturellement plutôt gentil et sympa). Et pis elle fait rien que me lancer des pics (ce que je trouve mignon) et je fais rien qu'à faire le François Pignon qu'a pas capté. Bon, en fait, je trouve ça plutôt drôle, et je crois, qu'au fond, je n'ai pas spécialement envie de compliquer mon existence ces prochaines semaines avec autre chose que mon changement de travail. Je vais finir par devenir une vieille fille, c'est sûr. Mais pour le moment, ça ne me gène pas.

En fait, avec ces quelques phrases, ça répond à la question d'une amie : "pourquoi tu ne m'as jamais dragué ?". La réponse, donc : parce que je ne drague pas. La question précédente n'insinuant nullement que si je l'avais dragué, il se serait passé quelque chose, hein (hélas?), mais c'est vrai qu'objectivement, un homme célibataire et une femme célibataire qui se rencontrent et entre lesquels le contact passe plutôt bien, oui, c'est étrange que le mec ne se comporte pas en prédateur de base. Bah non. Et c'est pas à mon âge que ça va changer (encore que, ptet avec la crise de la quarantaine, qui sait).

L'inconvénient de ne pas draguer, c'est qu'arrive un moment où, fréquenter quelqu'un relève plus d'un (délicieux, souvent) accident que d'un acte délibéré. Et je crois que j'aime bien ce principe, élevé comme je l'ai été à des comédies sentimentales nulles avec du Meg Ryan dedans. C'est pas rendre service à la population, ces films, je crois.

En fait, pour poursuivre mon monologue avec cette amie, la question serait plutôt : "pourquoi, elle, ne m'a pas dragué ?". (Même si je précise que je ne suis pas nécessairement un manche quand il s'agit d'être charmant, hein).

Voilà, c'est tout moi : l'art de (ne pas) se remettre en question (mais les autres).

Pour revenir à la jolie demoiselle qui me plaît franchement pas mal (mais n'éxagérons pas, c'est pas un coup de foudre non plus), il ne me reste plus qu'une petite semaine avant de perdre l'excuse de la croiser au bureau...

Bon, je crois que je vais au moins lui proposer un verre... Pfff... Je sais plus faire moi... Nan, en fait, je crois que je vais faire le truc classique de prendre un truc au Starbuck et de le siroter dans les jardins du Palais Royal. Puis ça permettra une petite balade sur les quais, le soir.

Pas le Louvre. Le Louvre c'est réservé. Réservé à une amie. Que je ne drague pas. Probablement parce qu'elle ne m'a jamais dragué non plus. Et que j'arrive pas à me décider si c'est tant mieux ou tant pis. Mais que j'aime beaucoup quand même.