Rentré tard hier soir. Ou tôt ce matin, c'est selon. J'avais presque oublié que je ne tiens pas l'alcool. Pas oublié en revanche que je peux être une créature extrêmement sociable. Mais pas loin. 6 belles nouvelles rencontres d'un coup. 9 personnes rassemblées autour d'un beau moment de convivialité à une terrasse du Marais. Terminé tard dans un noctambus, avec la rencontre d'un véritable personnage de savant fou à Gare de l'Est. Qui avait vraisemblablement envie de parler. Pendant près de 20 minutes tout de même, après être descendu du bus... Mais que 4 heures de sommeil, au final. Aspirine et Ray-Ban (ouais, j'me la pète un peu) de rigueur toute la journée. Terminé à l'instant par deux nouvelles pintes à une terrasse de Clichy. Ou un simple briquet met en contact quatre parfaits inconnu(e)s. Et un "que de la gueule" qui me fait aborder une table de trois demoiselles espagnoles. Rien compris ? Pas grave, moi non plus. Mais que c'est bon. Et c'est officiel : je suis alcoolique.
Chez certains blogueurs, en phase "bonheur", les notes se font rares. Chez moi, ce pourrait l'être. En fait non. Quand je suis heureux, ça m'inspire beaucoup plus. En revanche, quand le seul temps qu'il me reste est pour le métro bus, boulot, dodo, nécessairement, le nombre de notes ici s'en ressent.
Alors je vais pas vous la faire à l'envers, parce qu'il n'y a pas grand chose de neuf depuis cet aller-retour à Madrid (rien à voir, mais à chaque fois que je pose les pieds dans la capitale ibérique, j'appelle D*, même si ça fait des années qu'on ne s'est pas vus, parce que c'était quand même ma meilleure amie de fac -c'est même elle qui m'a présenté lA Sirène, tiens- et parce qu'elle y a vécu un an. Là, j'ai à peine eu le temps d'envoyer un SMS depuis l'aéroport, au retour... D'habitude, dès que je suis à l'étranger, j'appelle aussi une autre personne... Mais bon, je me suis dit que, à peine quelques heures, ça ne comptait pas. Mmm ? -si, si, y'avait un peu de ça, aussi-)
Seul épisode un peu marrant de ce court séjour : le retour. EasyJet, je ne savais pas (c'étaita ma première fois, quelle émotion,dis-donc), mais c'est du placement libre. Pas de numéro de place. Ça a du bon et du moins bon. Et au retour, paf ! Des trois sièges situés à côté d'une issue de secours, seul un est pris, alors que je rentre parmi les derniers. C'est cool pour les gambettes de l'animal (1m82). Bref, une demoiselle est assise près du hublot, je laisse donc le siège central libre, histoire d'avoir un peu de place (il restera libre jusqu'au bout). Sauf que, c'est un peu l'arnaque ce siège, parce que ça oblige à ne rien avoir sur soi, et à ne rien glisser sous le siège (et j'ai toujours limite confiance lorsque je suis obligé de mettre mes clopes dans les coffres. Oui, oui, je n'ai pas confiance. On ne se refait pas). Déjà, ça. ET, parce que c'est pas suffisant, on a l'immense responsabilité en cas de problème d'aider l'équipage et d'ouvrir l'issue de secours. Bref. Le petit steward viens nous le dire, du coup, hop, je range ma veste dans un coffre, les clopes dans l'autre. Je profite d'être debout pour ranger la veste de la demoiselle également. Jusqu'ici, tout va bien. Je me prépare à sombrer dans le coma après m'être levé à 3h18 le matin. La demoiselle aussi : elle baisse l'écran du hublot. Sauf que. Sauf que, la place en question nécessite que pendant les phases de décollage et d'atterrissage, l'écran en question reste levé. Ça, c'est une hôtesse qui est venu le dire à la demoiselle. Qui change de couleur. Parce qu'elle a super peur du décollage et qu'elle ne veut pas regarder (ni voir) ce qu'il se passe.
Quelques minutes plus tard, l'avion se prépare à décoller, ça tremble, la tension monte quand même un peu, hein. Et je vois la nénette qui se décompose petit à petit. Alors je me tourne vers elle : "ça va aller, vous allez voir. Juste regardez-moi, ne regardez pas par le hublot". Et je commence à lui taper la discute. Elle, fille au pair à Madrid, qui va rendre une visite surprise à sa maman, parce que sa maman croit qu'elle part quelques jours dans le sud de l'Espagne. Une petite vingtaine d'années. Moi je lui dit ce que je fais de beau pour nourrir mes gossesme la péter auprès des nénettesfaire plaisir à mon banquier passer le temps, bref. On discute. On lit ensemble le Cosmo qu'elle avait (on cherche les horoscopes, d'abord, hein. C'est après qu'on regarde les conseils sexo. On n'est pas des bêtes, non plus). On joue un peu avec sa Nintendo DS. On discute, on papote. Bref. On atterri. Pas vu le temps passer. Franchement (en même temps, c'est QUE 2 heures, hein, c'est pas un Paris / New-York, non plus).
Elle va chercher sa valise, moi je n'ai que mon bagage à main, alors je pense que je vais la laisser là. Mais je vois bien qu'elle est pas encore top top. En fait, elle avait un besoin extrêmement urgent. Classique. Sauf que. Sauf que les ouaouas sont APRES la zone de choppage des bagages (ou dans l'avion, mais, visiblement, de la même façon qu'elle ne peut pas regarder par le hublot pendant le décollage, il y a plein d'autres choses qu'elle ne peut pas faire dans un avion).
Et voilà comment je me suis retrouvé à attendre la valise d'une inconnue, elle derrière la vitre (après sa pause. Heureusement, parce que je ne suis pas sûr que j'aurais été capable de reconnaître sa valise, hein. La prochaine fois, on la fera ensemble, ça sera plus simple). Et pendant que j'attendais sa valise, une de ses copines qui arrive et qui ne comprend pas pourquoi elle est là, dehors, en train de regarder le tapis roulant plein de valises, qui sont, elles, de l'autre côté de la vitre (l'air de se dire "t'es blonde, ou quoi?").
Bref, je passe sur l'excitation de la pêche à la valise (en mimant "celle-là ? Non ? Si ? Hein ? Ah, OK, non. Heu... Celle-là ? Oui ? Ouiii ? Youpiiiii !!!", bref). Je sors victorieux de ce combat, certes inégal. On se fume un clopo tous ensemble dehors (3 autres copines de la miss étaient là pour l'accueillir) on se dit au-revoir et je prends un taxi, je rentre chez moi, et depuis c'est la folie (au boulot, hein, au boulot).
Ça me fait un peu penser à "The Yes Man", faudra que je vous en parle, tiens.
Autrement, rien à voir, mais si vous comprenez l'espagnol, ce qui suit devrait vous donner deux ou trois petits frissons. Je n'ose même pas essayer de commencer à traduire ne serait-ce qu'un bout. Ça fait un bout de temps que je veux poser ça ici...
"Hay besos que se dan tan por costumbre..."
Alors je me tais, et on écoute religieusement Carlos Goñi. Voilà. Cadeau pour Pâques. Soyez sages.
04:10... Déjà plus de 20 minutes que je suis debout et je termine laborieusement mon 4ème mug de café... Voilà... Juste pour dire... Serge was here... Hasta luego, amigos...