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And I think to myself...

Première semaine. Déjà je m'ennuie un peu. Ça commence fort, hein ? :)

Viste chez Google : sympa. Faut juste pas être pressé quand on a envie d'aller aux ouaouah... Au bout du couloir. Mais Dieu qu'il est long, ce couloir... Accessoirement, la présentation était sympa, mais j'ai plus apprécié un webcast trouvé sur le net.

Moralité, une demi journée de passer à pas grand chose.

Les jours suivants ? J'ai faussement l'impression que je n'ai pas grand chose à faire. Le fait est que, en fait, ça change du tout au tout, de passer d'un ode "urgence, à faire dans la seconde" à un mode "prends le temps de la réflexion".

Et de la rédaction. Là, j'avoue, je ne suis ni motivé, ni rapide (l'un étant probablement en partie la conséquence de l'autre). Moralité, sur ce point-là, je ramène des devoirs à la maison.

Pas sûr que je tienne 6 mois, à ce rythme... Heureusement, dans les à-côtés, 2 soirées "sortie de bureau", qui ne finissent pas trop trop tard et qui aèrent bien la tête, surtout avec l'arrivée des beaux jours...

Et je me suis fait un petit cadeau... En pré-commande, livraison prévue vers le 20 avril...

Bref, c'est encore un peu mou, non ?

Devrait s'accélerer dans les prochains jours, cela dit... Pis y'aura encore 3 semaines de vacances à poser avant fin mai, histoire de temporiser...

Ce qui me fait penser, qu'en mai, un ou deux petits tours à Madrid semblent se profiler...

The One With The Mess

Dans le désordre : passéisme nostalgie, derniers jours sur les chapeaux de roue, perspectives de carrière...

Nostalgie ? Parce que depuis quelques jours, je pense régulièrement à lA Sirène. Oh, je lui avais envoyé un mail il y a quelques semaines pour la féliciter d'avoir eu un bébé (et ouais, le temps passe...), et j'avais été surpris d'avoir eu une réponse. Alors, ça n'est probablement pas le point de départ, mais fidèle adepte du "c'était mieux avant", je me rends compte que je n'aurais vraisemblablement plus jamais la patience d'avoir une petite copine. Que je suis même à des années lumières de ce concept.

Been there, done that. Ça en deviendrait pathétique presque d'observer les gens en couple et de se rendre compte de ce que ces mêmes gens peuvent être prévisibles. J'en arriverai presque à me dire qu'il ne s'agit plus de couple, mais d'aliénation. Mais là, c'est mon côté cynique. La vérité c'est que j'adorerais... Heu... En fait, non. :-)

Pour en revenir à la nostalgie, elle était principalement dûe au fait que je me rends compte que le passage de lA Sirène dans ma vie à laissé des traces. Ce qui est somme toute normal. En fait, plus que de traces, il s'agit de "miettes". Drôle de se rendre compte que la marque de clopes que je fume, c'est parce qu'elle fumait ça. Et mon discours snob sur le fait que le paquet de Dunhill International ne déforme pas les poches des vestes n'y fera rien.

Pareil, avec mon snobisme à l'égard du whisky écossais. Pour moi, whiskey (avec un e) rime avec Cork. Enfin, non, ça ne rime pas, j'en conviens, mais j'ai toujours affirmé n'aimer que l'irlandais. Ça, ça vient d'elle aussi. (En même temps, un petit Bushmills ou un petit Paddy, c'est quand même pas mauvais).

Sur ces deux points, j'aime à croire que c'est un choix de ma part d'avoir conservé ces "habitudes". Mais jusqu'à quel point ?

La question se pose surtout lorsque j'évoque mon vin fétiche. Le Patrimonio. Qui me plaît, réellement. Mais jusqu'à quel point est-ce mon vin fétiche ? Est-ce que c'est une question de goût ? Ou bien parce que c'est au détour d'une des bouteilles de ce domaine que j'ai rencontré lA Sirène ?

Alors je me rassure un peu en me disant que ce genre de choses, whiskey, cigarettes, vin, et probablement tout ce qui comporte une connotation de saveur, de parfum, prend une importance particulière justement parce qu'on peut les relier à d'autres sensations, d'autres souvenirs.

Bon, cette "réflexion" arrive à un moment ou à nouveau je suis nerveusement fatigué (les trois dernières semaines ont été... épiques), ceci expliquant cela.

Dans un autre registre, ça se précise... On me dit qu'on pense à moi pour un autre poste (pour la fin de l'été). 3 personnes différentes. Ça ressemble à du tâtage de terrain. Et si on me posait la question clairement, je ne sais pas ce que je répondrais. D'abord parce que je ne m'en sens pas forcément capable. Enfin, plus précisément, parce que je ne serais pas opérationnel avant un, deux ou trois mois. Et ça, ça m'agace. J'adore être bon dans ce que je fais. Et je suis plutôt impatient. Et dans ce cas-là, il me faudrait du temps avant d'être bon. D'où mon drame intérieur. Même si je sais que je suis un bosseur. Mais quelle frustration en perspective...

Ensuite, je quitterais un monde axé plutôt dans le fonctionnel, pour aborder un peu plus l'opérationnel. Et j'adore le fonctionnel. Mais c'est super tentant. D'autant que c'est simplement l'autre versant de ce que je fais actuellement. Donc un peu plus près du vrai "pouvoir" de changement (en même temps, faut pas se leurrer, les vraies décisions sont faites largement au-dessus). ET ça cracherait sur un CV (si vraiment je voulais continuer dans ce domaine s'entend).

Ce qui m'agace le plus ? C'est qu'on va probablement encore me proposer de m'augmenter, si ça se fait. Et bizarrement, ça, ça m'ennuie au plus haut point...

Note passionnante, hein ?

The One With All The New People

Rentré tard hier soir. Ou tôt ce matin, c'est selon. J'avais presque oublié que je ne tiens pas l'alcool. Pas oublié en revanche que je peux être une créature extrêmement sociable. Mais pas loin. 6 belles nouvelles rencontres d'un coup. 9 personnes rassemblées autour d'un beau moment de convivialité à une terrasse du Marais. Terminé tard dans un noctambus, avec la rencontre d'un véritable personnage de savant fou à Gare de l'Est. Qui avait vraisemblablement envie de parler. Pendant près de 20 minutes tout de même, après être descendu du bus... Mais que 4 heures de sommeil, au final. Aspirine et Ray-Ban (ouais, j'me la pète un peu) de rigueur toute la journée. Terminé à l'instant par deux nouvelles pintes à une terrasse de Clichy. Ou un simple briquet met en contact quatre parfaits inconnu(e)s. Et un "que de la gueule" qui me fait aborder une table de trois demoiselles espagnoles. Rien compris ? Pas grave, moi non plus. Mais que c'est bon. Et c'est officiel : je suis alcoolique.

The One With ... Well... Nothing

04:10... Déjà plus de 20 minutes que je suis debout et je termine laborieusement mon 4ème mug de café... Voilà... Juste pour dire... Serge was here... Hasta luego, amigos...

The One With A Job Well Done

Jolie surprise au détour d'un pause clope. M*, une collègue des bureaux madrilènes en formation chez nous pour la journée. Elle change de périmètre, mais nous avions un certains nombre de fonctions communes au cours des 5 dernières années, et sa disponibilité et gentillesse ne rendait notre travail que plus agréable. Et le contact passait franchement très très bien. Il y a des personnes, comme ça. Bref.

Depuis quelques semaines, son périmètre a été repris par d'autres personnes, avec qui le contact passe plutôt bien, même si tout le monde semble chercher ses marques. Et ce d'autant plus que ces personnes prennent un périmètre plutôt différent pour eux.

Et elle m'annonce : "tu as fait forte impression récemment, tu le sais, non ?". Moi (de retour de vacances pendant lesquelles j'ai déconnecté tous les neurones, et le passage à l'heure d'été mal digéré depuis) : "Gné ?".

Elle poursuit : "tu sais, pendant les soutenances des appels d'offre ! Il paraît que tu as super bien géré, que tu as super bien mené les débats, posé les bonnes questions, etc... Bref, tout le monde t'as trouvé génial, et super sympa !"

Trou noir... Rewind. Le contexte : changement de mainteneur pour nos magasins de la péninsule ibérique. Je passe les détails sur l'appel d'offre en tant que tel, et ses (longs) "préparatifs", sur les différentes traductions et réponses aux questions des candidats, bref. Rien que ça, c'était du boulot, c'est sûr, et ça tombait forcément pendant de périodes où tout le monde était déjà charette. Bref, du très classique. Au bout de quelques semaines on arrive enfin aux short-listés, et il s'agit donc de les rencontrer afin d'éclaircir certains points, poser certaines questions, bref, sentir un peu mieux les candidats, avant éventuellement un deuxième round, puis la sélection proprement dite.

Sauf, que ces soutenances, personne parmi les présents n'avait jamais vu comment ça se passait dans la vraie vie. Enfin, personne, de chez nous. J'imagine que les commerciaux des candidats sont rompus à cet exercice. Donc on avait fait appel quand même à une personne, qui bien que ne connaissant pas le dossier, connaissait bien la chorégraphie de la chose. Donc de très bons conseils...

Jour de la soutenance. Ça se passe en visio conférence. Ce jour-là, deux candidats. Un le matin, un l'après-midi. Moi, pas dormi de la nuit à cause du stress, réveillé à 4 heures du matin, debout à 4h15. Des cernes jusqu'au genou. Stressé, crevé. La soutenance commence. Comme de bien entendu, sous prétexte que je suis bilingue, je me coltine les traductions. Promis, à ce rythme, je postule bientôt pour devenir traducteur à l'ONU. Le plus dur ? Se concentrer simultanément sur ce qu'on entend, sur l'input, et retranscrire fidèlement en français pour les non hispanophones. En même temps. Vraiment. A devenir chèvre. Et vice versa, aussi, autrement c'est moins drôle. Bref. Chaque entretien devait durer 1h30 tellement on pensait qu'on allait pas avoir de questions. Au final, près de 3 heures chacun. Sauf qu'à l'ONU, il sont dans une cabine, avec un casque et un micro, qu'il peuvent relativement facilement choisir de privilégier l'un ou l'autre. Moi j'avais 4 personnes autour de moi, plus les 6 ou 7 personnes à l'écran.... Aaaaaaargh...

Ensuite, bien entendu, pendant que tout le monde parle d'un côté, de l'autre côté on commence à poser des questions, à les préparer, à se concerter etc. Même relativement discrètement, mais, certains points étant importants, le moindre mot peut faire une différence fondamentale. Et donc, pendant que d'un côté ça se concerte, des fois, c'est le silence qui s'installe. Alors faut un peu meubler, ne serait-ce que pour couvrir la conversation des personnes qui se concertent et qui pourraient donner quelques pistes ou indices aux candidats. Et donc j'ai fait comme je faisais il y a longtemps. Très longtemps. Vraiment une autre vie. Comme à la radio. Ou meubler du temps d'antenne, des fois, c'est un art.

Donc voilà, pendant 6 heures, de la traduction simultanée, de l'animation, de la reformulation, de la "pré-négociation" (la vraie négociation aura lieu plus tard, en deux temps), etc... LE-SSI-VÉ...

Et c'est aujourd'hui que j'ai un "retour" extérieur de tout ça... Pour autant, je crois que j'ai juste bien trompé mon monde, parce que j'ai principalement improvisé (sur un sujet que je connais certes très bien, mais ça reste de l'impro, au final). Je n'y avais pas accordé plus de réflexion que ça, sur le moment. Mais ça fait chaud au cœur, quand même.

L'autre nouvelle de la journée ? Je sens que ça va devenir gavant, à force : encore une augmentation. Qu'il convient de relativiser, parce que c'est, au final, ce qui avait été tenté d'être négocié dans un premier temps par mes responsables, et qui a finalement été régularisé. Hop, 100 euros de plus :) Je vais finir par croire que je fais vraisemblablement du bon travail, des fois. Ou que je trompe là aussi bien mon monde. Je ne sais plus quoi penser.

Et là, j'ai trop la flemme de savoir si je vais douiller aux impôts de l'année prochaine... Auquel cas ce serait pas un si bon plan... Bref...

Bon, le travail à l'air de se décanter... Reste plus qu'à tenter de sauver les morceaux de la vie privée... C'est marrant, là, en revanche, je fais franchement un travail de m***de...

(Message perso : tu manques, crapule)