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New World Order

Ayè, nouveau poste. Et déjà, je doute...

Bon, c'est pas en deux jours que je vais avoir une vraie vision de ce qui m'attend. Certes. Mais dans ma to-do list pour les prochains mois, 90% des tâches vont me prendre... Heu... Allez, on va compter large, d'autant qu'en mai, je prends 2 x 1 semaine de RTT ou de congés payés : 1 semaine. Va y avoir de la pause clope régulière...

Bon, c'est pas tout à fait vrai, parce que les vrais sujets de fond vont arriver dans les semaines qui suivent dans la bannette (on se lève tous pour... heu... Pardon). Puis y'a quand même deux trois trucs intéressant pour le petit geek qui sommeille en moi, d'un point de vue techno(s).

Et puis c'est pas tout à fait vrai non plus, parce qu'il y a plein de réunions dans une semaine. Qui sont toujours trop longues. Donc la semaine prochaine, sur 4 jours, on va dire qu'il n'en reste que 3 pour travailler... *soupir*

Donc, on va considérer que les prochains mois seront presque des vacances. Et mes vacances commencent mardi : petit-déjeuner chez Google. Enfin, en 15 minutes, vu le timing serré de la présentation. Parce que évidemment, j'y vais pas que pour le café (encore que... ?).

Bref, heureusement que j'ai croisé ma Kaki quelques secondes jeudi ; Kaki, faut remettre ça, mais en un peu plus long, la prochaine fois, tu veux ? (c'est marrant, c'est une phrase que j'ai l'impression d'avoir entendue... Heu... Hum...).

Allez, tiens, on va essayer de prendre le rythme d'un billet par semaine. Pis on va essayer de ne plus parler b(o)ulot. On va revenir à des vrais sujets de fond, des sujets de société, tels que "J'ai encore croisé depuis mon bus ma tartine de pain Poilâne, parce que j'étais à la bourre" (Fanny, toujours un plaisir de croiser mon idole à 9h34), ou bien "Comment ne pas sombrer dans l'alcoolisme mondain au bureau alors que les beaux jours arrivent et que la terrasse du café est juste à côté".

Puis, avec un peu de chance, on reparlera un peu d'ELLE, si vous voulez bien. Parce qu'ELLE (et le petit LUI) me manquent. Grave.

Y'a quelqu'un qui m'a dit... Que...

"Et pis sans vouloir jouer les rabats joies tu te souviens que tu as un blog".

Bah ouais. Même que du coup j'ai hésité à remettre le dernier billet de mi-août en ligne.

Ce que je n'ai finalement pas fait (enfin, si, 15 secondes, pour être franc). Parce que ça parlait de ce est devenu un début de "nous". Qui n'en est plus tout à fait un. Mais en fait si. Ou pas. Comme pour les statuts de Facebook, dans la situation amoureuse, on passe de "c'est compliqué" à "veuf". Un peu extrême. Mais quelque part entre les deux, doit bien y avoir à peu près où je me situe.

"Je pensais que tu avais trouvé un nouvelle copine..."
"Pourquoi ?"
"Ben, ça fait trois semaines que tu ne m'as pas appelée..."
"Heu... Bah non... C'est toujours la même : LeNomDeMonEntreprise".

Spikinovouitch, j'entame enfin officiellement une nouvelle carrière à partir du 1er avril. Et non, ça n'est pas une blague. Et, oui, je reprends le mauvais rythme (à savoir 60 heures par semaine), d'où le fait de n'avoir pas appelé... Elle. Enfin, si, je l'ai appelé, on s'est rappelés, mais on est restés sur des répondeurs ou sur des mails, parce que trop décalés.

Et 900 kilomètres, c'est drôle un moment de se les faire tous les deux week-ends. Tiens, j'ai l'impression presque de me plaindre... Et en fait, non. Parce que c'était drôle, vraiment.

Bref...

Allez, on va essayer de faire la saison 2010, tiens...

Attendez, je fais un peu les poussières d'abord, là... Ok... On peut ouvrir...

Rebienvenue... S'est passé quoi, pour vous ?

The One With The Contact

Les insomnies ne s'arrangent pas. Dormi 3 heures. Et pourtant les presque 3 heures de conversation téléphonique hier soir m'ont fait un bien fou. Pas de gène, pas de blancs. Juste deux vieilles accointances qui se retrouvent après s'être perdus de vue. Et elle a toujours une voix aussi sexy.

J'avoue avoir eu du mal à ne pas imaginer ce que pouvait représenter chez elle un 95D. Bon, j'avoue, j'ai imaginé. Mais Dieu merci, toute la conversation ne s'est pas arrêtée à ce point précis.

Et bizarrement, elle me manque un peu. Enfin, pas "elle" maintenant. Pas exactement. Mais "elle" d'avant. Et le fait de revenir sur des souvenirs communs était agréable.

3 heures pour se raconter 2 ans... Et radoter quelques secondes sur les 5 ans précédents.

3 heures hors du temps avec une sirène.

The One With An Inconvenient Truth

Message perso : Sandrine, je croyais que tu étais d'accord pour ne plus passer ici ?

Les quelques rares lecteurs avisés qui restent auront peut-être remarqué que dans l'ordre d'apparition des billets manque un numéro. Un billet "privé" qui ne sera pas publié, entre les deux "black-out".

D'ailleurs, en parlant de black-out, c'est plutôt reposant d'avoir une ligne téléphonique fixe en rade. Du coup, pour aller au bout de ce concept, j'ai même éteint le portable. Totalement déconnecté pendant ces deux semaines de vacances (oui, je suis souvent en vacances, visiblement, et c'est pas fini, puisqu'il me reste encore 10 jours à prendre avant le 31 mai... Enfin, probablement plus, mais j'ai pas eu le courage -ni le temps- de mettre mon compteur d'heures à jour la semaine dernière...).

La reprise -et ce jusqu'à juillet, probablement- s'annonce intense. Avec au moins deux allers-retours dans la péninsule ibérique (probablement 3 ou 4, dans les faits) que ce soit à Madrid ou Barcelone. Le projet en Arabie Saoudite semble entre parenthèses, mais je ne serai pas surpris si tout le monde se réveille au dernier moment. Et comme en ce moment, tout se fait quasiment sans budget, comme partout ailleurs, ça provoque des situations un peu ubuesques.

Jusqu'au mois de juillet, au moins. Parce que cette année est une année sans projets informatiques. Mais se greffent petit à petit des micro-dossiers (enfin, micro, micro, faut le dire vite). On se retrouve donc à être en mode "sans projet" et à en gérer 3 ou 4 de front simultanément. Ceux qui pensaient que 2009 allait être une année inintéressante en auront pour leur argent (enfin, là, non, faut pas se leurrer :)). Ceux, comme moi, qui voyaient 2009 comme l'année où l'on pouvait chercher à "stabiliser" l'existant, avec cette promesse tacite d'avoir une période "calme" afin d'analyser plus en profondeur, là aussi, en seront pour leurs frais.

Ce qui pose la question, tacite elle aussi, mais probablement abordée dans le billet "secret", de savoir si le prix à payer d'un point de vue personnel et physique en vaut la chandelle. Le diagnostic est ouvert, mais les symptômes sont là : à force de faire passer le pro avant le perso, et par conséquence, à force de combler, de façon bancale, le perso par le pro, je me rends compte que je deviens puant et amer avec mes proches. La fatigue, le stress et la nervosité ne sont pas une excuse, mais les symptômes.

Redéfinir les priorités... C'est une "promesse" faite dans ce fameux billet "secret". Trouver le juste équilibre entre investissement personnel au travail (nécessaire, hélas, par les temps qui courent) et réapprendre à vivre socialement. Parce que ça n'est pas sain, ce qui s'est passé. Pour x ou y raisons j'ai fait volontairement ou non un ménage terrible dans mon cercle proche d'amis et de famille. Ce ménage avait déjà commencé à l'époque de lA Sirène. Plus j'essaye de retracer les événements, plus je constate que c'est l'élément déclencheur. Les raisons, elles, sont multiples et vont de l'amour stupide et aveugle à ces espèces de complexes physiques et sociaux. Sans savoir encore qui de l'œuf ou de la poule... Bref... On pourrait analyser la suite par une tentative de protection bidon. Pas d'investissement personnel dans des liens sociaux quels qu'ils soient égal pas de possibilité de souffrir, parce que, nécessairement, arrive un moment ou l'autre déçoit.

L'inconvénient du ménage par le vide, c'est que, justement, la nature a horreur du vide. Et tout élément "étranger", extérieur, qui parvient à entrer, prend tout de suite une place importante. Le travail, par exemple. Mais également, des personnes. Dans une vie bien compartimentée, pas de souci. Dans une vie où, de par ce même vide, il n'y a plus ces compartiments, toute présence, nécessairement, déborde, de façon floue. Les limites sont perméables. Et parce que tout ce qui est rare est cher (ça, on pourra en rediscuter avec une optique économique plus tard), on devient possessif, exclusif et jaloux. Et parce que l'autre est réellement une bouée de sauvetage, on a tendance à s'accrocher telle la moule à son rocher. Sauf que la moule en question a tendance a peser de plus en plus lourd, et que la bouée ne peut supporter qu'un poids déterminé...

"Et là, c'est le drame."

Dans une vie intellectuellement stable, pas trop de souci. Le recul est possible. Moins, lorsque la stamina vient à manquer : avoir la tête sous l'eau n'a jamais aidé à réellement mieux discerner son environnement (du moins, sans un masque et un tuba) ou l'autre rive.

Oh, y'a du progrès : les dernières "vacances" ont été terribles. Passer de 200% à rien, d'un coup, ça fait un passage à vide extraordinaire, et les deux premières semaines ont été passées à lutter contre les immenses crises d'angoisse, les tremblements, les "on arrête tout -et on ne recommence surtout pas-", bref, rien de bien glorieux. Juste sur la fin, cette sensation de voir un peu mieux le bout lointain du tunnel. La reprise du travail a été terrible. Les deux premières semaines ont été subies avec une démotivation extraordinaire. Puis, petit à petit, c'est revenu. Au début, en essayant de ne pas tomber dans les mêmes travers. Avec un exemple simple : pas plus de 35 heures de travail par semaine. C'est bien plus reposant, et ça laisse le temps potentiellement de faire autre chose de sa vie que de travailler. Sauf que la réalité rattrape toujours bien trop vite. Et 35 heures, c'est pas tenable. Alors le cercle vicieux reprend... Bref...

Tout ça pour dire quoi ? Que c'est déjà pas mal de voir et savoir d'où vient le problème et de le verbaliser. Mais que l'étape suivante est la plus laborieuse. Et ce d'autant plus qu'elle se fera sans bouée. Et que ça ne sera pas facile de jongler entre ce besoin vital personnel de repli façon ermite et ce besoin vital humain de sociabilisation.

Pour arriver à quoi ? Là, par contre, je n'ai pas totalement la réponse... Encore.

Pardon pour cette sombre note.

The one with the BFF

On m'a encore fait le coup aujourd'hui (en fait, depuis quelques jours). Le coup du "on comprend pas" et du "tu es un énigme".
Ben oui, je suis célibataire. J'assume. C'est pas un drame. Je le vis plutôt bien. D'autant plus que je n'ai pas nécessairement le temps d'avoir envie ou l'envie d'avoir le temps.
D'autant moins que j'ai tout ce qu'il me faut, les avantages sans les incovénients. La liberté sans les contraintes.

Et surtout il y a elle. Qui est ce que j'ai de plus proche d'une petite amie sans être une petite amie. C'est la petite amie sans la notion du sexe, en fait. C'est limite pas crédible quand je dis ça, et pourtant. Je le vois lorsque je me rends compte que ne connais rien de son corps.

Paraît qu'elle aurait pris des seins. J'avais même pas vu qu'elle avait des seins, d'abord. Enfin, si, j'avais vu, mais j'avais pas fait de fixation dessus (en même temps, sur mon lieu de travail, les photos de nénettes en lingerie étant légion, ça fait longtemps que je ne fais plus attention à ces arguments féminins : trop de seins tuent les seins).

Bizarrement, à chaque fois que je pars en voyage, c'est la seule personne à qui je rapporte quelque chose. Le petit geste. Souvent des nuisettes d'ailleurs. Parce que la lingerie pourrait être mal interprêtée (pas par elle, enfin, je crois pas). Et les nuisettes c'est rapport au fait que mes derniers déplacements étaient professionnels.
Le petit geste parce que c'est la seule personne à qui je pense, quasiment (quand j'ai le temps de me poser et de penser à quelqu'un). Dit comme ça c'est très bizarre. Pourtant ça ne l'est pas, dans les faits.

Pour continuer sur ma lancée, paraît qu'elle est super jolie. En fait, physiquement, certainement. Je sais pas vraiment. Peut-être parce que c'est pas mon "type" de fille. Si tant est que.
En fait, non. Elle est belle. Ce qui la rend belle, c'est tout le reste. Ce ne sont pas ses yeux bleu / gris magnifiques (ça, j'ai bien vu, quand même), mais son humour, sa gentillesse, sa folie, sa façon d'être une mère le mieux possible (et ça, je crois que c'est plus que réussi à en juger par l'attachant petit bout d'homme à côté), sa personnalité, ses valeurs. Tous ces petits détails qui, mis bout à bout, rendent la personne belle, non par son enveloppe, mais par son âme.
Je le lui ai déjà dit ailleurs, je le redis ici. Je l'aime. Pas comme une certaine sirène d'il fut un temps. Où sincèrement je devais certainement être plus amoureux de son corps que de sa personne. Mais plutôt comme... J'ai failli dire comme une petite soeur... C'est pas ça non plus... Bref, j'arrive pas à définir.

Bien sûr, je peux être jaloux trente secondes s'il y a un autre homme (de plus de 11 ans) dans sa vie. Pas jaloux de la relation, mais jaloux du temps passé. Trente secondes, hein. Allez, trente deux, à tout casser.
Donc ouais, je l'aime. Et j'ai pas envie de coucher avec. (ça c'est pour un des lecteurs qui me posait la question en live tout à l'heure).
Juste envie qu'elle reste dans ma vie et moi dans la sienne pour un bon bout de temps encore, parce que. Parce que des comme elles, ça court pas les rues.


Tout ça pour dire que je n'aime pas t'entendre avoir pleuré. Et que j'attends ton adresse postale.


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